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	<title>Turin - Le Polyester, La fibre du cinéma d&#039;auteur</title>
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		<title>TIFF &#124; Entretien avec Anna Hints &#038; Tushar Prakash</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 05:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2024 en France le remarquable documentaire Smoke Sauna Sisterhood, où l&#8217;Estonienne Anna Hints filmait une sororité chaleureuse qui circule [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/entretien-avec-anna-hints-tushar-prakash/">TIFF | Entretien avec Anna Hints &amp; Tushar Prakash</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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<h4 class="wp-block-heading"><strong>En 2024 en France le remarquable documentaire <em><a href="https://lepolyester.com/critique-smoke-sauna-sisterhood/">Smoke Sauna Sisterhood</a></em>, où l&rsquo;Estonienne Anna Hints filmait une sororité chaleureuse qui circule de personne à personne, de génération à génération. <em>Sauna Day</em>, dévoilé à la Semaine de la Critique et sélectionné cette semaine au <a href="https://lepolyester.com/category/festivals/tiff/">Transilvania Film Festival</a>, en est en quelque sorte le contrepied : s&rsquo;il se déroule également dans un sauna traditionnel, le film est un court métrage de fiction dont les protagonistes sont des hommes. Hints s&rsquo;est associée à Tushar Prakash (responsable du montage de <em>Smoke Sauna Sisterhood</em>) pour réaliser ce film élégant et sensuel, à la fois épuré et profond, sur l&rsquo;intimité masculine. Anna Hints et Tushar Prakash sont nos invité.e.s.</strong></h4>



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<h4 class="wp-block-heading"><strong>Même si les deux films partagent un même décor, <em>Sauna Day</em> laisse au une large place au silence, là où <em><a href="https://lepolyester.com/critique-smoke-sauna-sisterhood/">Smoke Sauna Sisterhood</a></em> était au contraire riche en dialogues. Qu&rsquo;est-ce qui vous intéressait dans ce contrepied ?</strong></h4>



<p><em>Anna Hints :</em> C&rsquo;était un contrepied délibéré. Dans <strong>Smoke Sauna Sisterhood</strong>, le sauna était un espace qui permettait précisément aux femmes de s&rsquo;exprimer, d&rsquo;utiliser leur voix. Les deux films se déroulent dans un contexte particulier, celui d&rsquo;une culture du sud de l&rsquo;Estonie, où les normes de genre sont encore très ancrées. Or l&rsquo;intimité masculine est quelque chose de très différent de l&rsquo;intimité féminine. A la suite d&rsquo;une des projections publiques de <strong>Smoke Sauna Sisterhood</strong>, un spectateur s&rsquo;est levé pour prendre la parole est a demandé à la salle <em>« Pourquoi est-ce ne nous les hommes, on ne se raconte que des banalités entre nous au sauna et jamais des choses importantes ? Pourquoi n&rsquo;avons-nous pas d&rsquo;espace pour nous exprimer aussi librement que les femmes ? Il faut à tout prix qu&rsquo;on se crée un tel lieu d&rsquo;échange »</em>. Je suis fascinée par l&rsquo;idée que la plupart des hommes n&rsquo;expriment presque jamais leur intimité et leur fragilité. Le but de <strong>Sauna Day</strong> est devenu de mettre en scène ce quelque chose d&rsquo;indicible, qui n&rsquo;est jamais verbalisé.</p>



<p><em>Tushar Prakash :</em> <strong>Sauna Day</strong> est un film sur l&rsquo;alternance codique (le <em>code-switching</em>). Dès lors que l&rsquo;on participe à la société, on obéit à certains codes et ces derniers peuvent différer selon les contextes. Parfois on exprime certains aspects de nous-mêmes, parfois il vaut mieux les cacher et s&rsquo;en tenir à des conversations banales. Les personnages de<strong> Sauna Day</strong> sont des hommes qui sont soudain à l&rsquo;écart de leur environnement social le temps d&rsquo;une journée et peuvent donc changer de codes. Il y a certes du silence dans le film, mais beaucoup de choses y sont exprimés par l&rsquo;attitude et le langage corporel des personnages. C&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;on a beaucoup préparé en amont avec les acteurs, mais aussi dès l&rsquo;écriture du scénario. On ne pouvait pas se contenter d&rsquo;un scénario qui serait juste une succession de silences.</p>



<p><em>AH : </em>Depuis que je suis toute petite, je ne suis jamais vraiment rentrée dans les cases traditionnelles de la féminité. On me disait souvent <em>« arrête de parler comme un garçon »</em> et aujourd&rsquo;hui encore je trouve ce concept de <em>« parler comme un garçon »</em> incroyable. Bien que le film se déroule dans un contexte culturel spécifique, la question de l&rsquo;intimité masculine n&rsquo;a pas de frontière. Tushar vient d&rsquo;Inde et partage avec moi ces conceptions sur la masculinité. Ici ou là-bas, on nous apprend souvent qu&rsquo;être un homme c&rsquo;est avant tout supprimer ses émotions. Je crois fermement qu&rsquo;au contraire, la définition de la force c&rsquo;est d&rsquo;avoir le courage d&rsquo;être vulnérable. Le sauna est un rituel qui, par ses différents codes, autorise les hommes à dévoiler quelque chose d&rsquo;eux même qu&rsquo;ils ne peuvent pas exprimer avec les mots. Les rituels nous donnent des limites dans lesquelles on peut paradoxalement se sentir plus libre d&rsquo;être soi-même.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="701" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-5-1024x701.jpeg" alt="" class="wp-image-53148" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-5-1024x701.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-5-300x206.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-5-768x526.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-5-1536x1052.jpeg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-5.jpeg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les personnes filmées dans <em>Smoke Sauna Sisterhood</em> étaient toutes des femmes, ici les personnages sont masculins. Est-ce que cela a changé quelque chose dans votre manière d&rsquo;appréhender la mise en scène de la nudité ?</strong></h4>



<p><em>AH :</em> C&rsquo;était différent mais pas tant que ça. Je dirais que la différence réside surtout dans le fait que, contrairement à <strong>Sauna Day</strong>, <strong>Smoke Sauna Sisterhood</strong> était un documentaire. Rien n&rsquo;était préparé, tout se déroulait devant la caméra et il fallait être dans un perpétuel état d&rsquo;ouverture et d&rsquo;observation, il fallait qu&rsquo;on se tienne prêt pour capter les bons moments tout en évitant de faire de ces corps nus des objets. La scène où les personnages de <strong>Sauna Day</strong> se fouettent avec une branche a demandé au contraire beaucoup de préparation. On n&rsquo;a fait qu&rsquo;une seule prise, mais on a passé des jours et des jours à l&rsquo;anticiper et à discuter avec les acteurs. </p>



<p>Face à un film, on se demande toujours <em>« De quoi ça parle ? »</em>, je préférerais qu&rsquo;on se demande <em>« Quel a été le processus de création ? »</em>. Il y a dans l&rsquo;industrie du cinéma quelque chose qui tue l&rsquo;art : on essaie de nous faire faire des films de façon mécanique mais plus je fais du cinéma, plus j&rsquo;envisage un tournage comme l&rsquo;art de créer un espace collectif où chacun se sente en sécurité et libre de s&rsquo;exprimer, car c&rsquo;est cela qui permet de donner naissance à des moments qui transcendent le quotidien. On n&rsquo;arrive pas à un tel résultat avec des fichiers excel, mais en créant un espace de confiance et de vulnérabilité qui permette de faire surgir l&rsquo;inattendu, quelque chose que nos esprits ne peuvent justement pas anticiper. C&rsquo;est une tâche colossale mais passionnante.</p>



<p><em>TP :</em> Concrètement, les acteurs de <strong>Sauna Day</strong> avaient une totale autorisation d&rsquo;arrêter une prise à n&rsquo;importe quel moment s&rsquo;ils se sentaient mal à l&rsquo;aise, psychologiquement ou physiquement. Car il ne faut pas oublier qu&rsquo;il faisait extrêmement chaud. C&rsquo;était des conditions de tournage très exigeantes pour eux, mais aussi pour le directeur de la photo et le perchiste qui étaient sans cesse avec eux.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="686" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-4-1024x686.jpeg" alt="" class="wp-image-53149" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-4-1024x686.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-4-300x201.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-4-768x514.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-4-1536x1028.jpeg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-4.jpeg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h4 class="wp-block-heading"><strong>Techniquement, comment prépare-t-on un tournage dans des conditions physiques si particulières ?</strong></h4>



<p><em>AH :</em> Ce type de sauna traditionnel estonien ne possède pas de cheminée. Avant de pouvoir l&rsquo;utiliser, il faut donc préparer la pièce pendant six à huit heures, pendant laquelle la fumée s&rsquo;y accumule. On évacue ensuite la fumée, sans quoi on mourrait étouffés, et dès qu&rsquo;on pénètre dans cette pièce sombre on est comme prêt à rentrer en transe. Pendant les heures de préparations, on rentre poser les objectifs de la caméra par terre, puis toute les deux heures on allait les déplacer quelques mètres plus haut afin de les habituer à la chaleur montante. On avait préparé des sacs de glace pour refroidir les parties métalliques de la caméra afin de ne pas se brûler. </p>



<p>Le directeur de la photo portait des vêtements mouillés qu&rsquo;il fallait arroser régulièrement. Dans ces cas-là, la caméra peut décider elle-même d&rsquo;avoir besoin d&rsquo;une pause pour refroidir, c&rsquo;est comme si elle était soudain doté d&rsquo;un esprit. Je crois que toute cette chaleur a une influence sur le film. Il y a tant à explorer dans cet espace restreint et sombre, c&rsquo;est un canevas où peut s&rsquo;exprimer toutes les relations humaines qui sont habituellement tues.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="719" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-3-1024x719.jpeg" alt="" class="wp-image-53150" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-3-1024x719.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-3-300x211.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-3-768x540.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-3-1536x1079.jpeg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2024/05/entretien-Anna-Hints-Tushar-Prakash-3.jpeg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h4 class="wp-block-heading"><strong>Qui sont vos cinéastes de prédilection ou bien qui vous inspirent le plus ?</strong></h4>



<p><em>TP :</em> A ce stade de ma vie, le cinéma n&rsquo;est plus ma source d&rsquo;inspiration principale. Je puise davantage cette dernière dans des essais. Je prépare actuellement un master sur la question du folklore et cela m&rsquo;a beaucoup fait réfléchir aux questions post-coloniales. L&rsquo;art de la mise en scène m&rsquo;intéresse toujours énormément, mais je me focalise de plus en plus sur le monde des idées en général. Je pourrais citer les cinéastes que l&rsquo;on classe parfois dans « le cinéma de la transcendance » : Bresson, Ozu, Reygadas, Kiarostami… mais je n&rsquo;ai pas envie de distinguer un cinéaste plus qu&rsquo;un autre. </p>



<p>Je suis très sensible au travail des artistes qui parviennent à communiquer quelque chose d&rsquo;indicible, la présence du divin ou de l&rsquo;universel, dans des univers très intérieurs. J&rsquo;ai commencé à faire du cinéma parce que je n&rsquo;arrivais pas à m&rsquo;articuler autrement. J&rsquo;aime le cinéma qui va au-delà des mots, entre les lignes, et c&rsquo;est ce langage qui me permet d&rsquo;exprimer ma complexité intérieure. <strong>Sauna Day</strong> est un film qui explore ces complexités. J&rsquo;aime les films qu&rsquo;on aurait du mal à décrire avec des mots exacts qui mais qui nous laissent le sentiment d&rsquo;une expérience physique, viscérale, qui va au-delà du verbe. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on a essayé de faire ici.</p>



<p><em>AH :</em> Adolescente, quand j&rsquo;avais du mal à trouver ma place, je regardais beaucoup de films. Il m&rsquo;arrive encore de choisir un cinéaste et de regarder toute son œuvre d&rsquo;un seul coup : Tarkovski, Bergman, Varda…J&rsquo;ai très hâte de découvrir le nouveau film d&rsquo;Andrea Arnold qui est aussi à Cannes, j&rsquo;aime beaucoup le travail de Céline Sciamma également. Il y a beaucoup d&rsquo;artistes qui m&rsquo;inspirent et je ne peut pas toutes et tous les citer, et je n&rsquo;aime pas non plus en mettre un ou deux plus en avant que les autres. J&rsquo;aime les cinéastes qui n&rsquo;ont pas peur de l&rsquo;expérimentation, de la remise en question, qui ne font pas des films pour l&rsquo;industrie mais qui mettent leur âme dans leurs œuvres. </p>



<p>A l&rsquo;université on nous apprend à faire des films en respectant les règles et en obéissant aux conventions mais dans la vraie vie on ne peut pas tout comprendre et tout maitriser. Comment rendre justice à ce que l&rsquo;on ne peut pas comprendre, comment le capturer dans un film, comment mettre le doigt dessus ? On oppose souvent cinéma et théâtre en disant que seul ce dernier est un art vivant, mais je considère le cinéma comme un art vivant. Un film n&rsquo;est pas un objet, on peut le regarder à nouveau et y voire et apprendre des choses différentes à chaque fois. <strong>Smoke Sauna Sisterhood</strong> a beaucoup tourné en festivals et devant chaque nouveau public le film changeait un petit peu, chaque échange me le faisait voir sous un angle un peu différent. Je veux que le cinéma soit vivant, et cela n&rsquo;a rien à voir avec le réalisme.</p>



<p><em>TP :</em> On vit dans un monde complexe, la moindre des choses est que le cinéma en rende justice à cette complexité. Certains pensent que le cinéma ne peut pas changer le monde, mais je cite souvent en contre-exemple le cas de <strong>Tu ne tueras point</strong> de Kieslowski. C&rsquo;est le succès du film qui a poussé le gouvernement Polonais à abroger la loi sur la peine de mort.</p>



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<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Sauna Day</em> concourt pour la Queer Palm du court métrage…</strong></h4>



<p><em>(Anna Hints et Tushar Prakash coupent)</em> Ah bon ? Vous êtes certain ? On n&rsquo;était pas au courant…</p>



<p><em>AH :</em> Ce qui nous unit Tushar et moi c&rsquo;est qu&rsquo;on aime marcher en funambules par-dessus les frontières et les nomenclatures, et la dimension queer fait partie de qui on est. Je n&rsquo;ai jamais vraiment correspondu à mon genre. Dans mes sombres années d&rsquo;adolescence, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le cinéma qui m&rsquo;a rendue vivante. Au cinéma on peut être vu et entendu comme nul part ailleurs, aucun autre art n&rsquo;est capable de parler de nous comme cela. Tout le monde a toujours essayé de me faire rentrer dans une case. Encore récemment, un journaliste me disait « En fait, vous être une cinéaste politique ». Pourquoi pas, s&rsquo;il le dit ? Mais ce qui m&rsquo;intéresse c&rsquo;est la beauté qui se trouve entre les cases.</p>



<p><em>TP : </em>J&rsquo;ai réalisé il y a quelque temps que je ne souhaitais pas spécialement m&rsquo;identifier en tant qu&rsquo;homme. Il y a des cas où les deux seules cases disponibles sont « homme » ou « femme », et je m&rsquo;accommode de cette binarité administrative, sur mon passeport je suis identifié comme homme. Mais dans la vie de tous les jours, à chaque fois qu&rsquo;on me pose la question je réponds que je m&rsquo;identifie pas comme homme tout simplement parce que je ne souhaite pas rentrer dans une case. L&rsquo;identité de genre est un large spectre, c&rsquo;est une question dont il faut respecter la complexité. </p>



<p>Je suis indien et c&rsquo;est déjà un mot qui veut tout dire et rien dire à la fois vu qu&rsquo;il existe tellement de cultures radicalement différentes dans ce petit bout de continent. Je suis indien et il existe en inde un mot et un concept pour toutes les personnes qui, comme moi, ne rentrent pas dans les cases de la binarité de genre. Or cette question de la binarité, on me la renvoie toujours quand je me trouve en Occident. Ne pas se sentir appartenir à une case, ça ne veut pas forcément dire que notre place se trouve dans la case opposée, il faut faire confiance à la fluidité. La vie est trop courte pour s&rsquo;enfermer dans des cases.</p>



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<p><em>Entretien réalisé par Gregory Coutaut le 17 mai 2024. Un grand merci à Mirjam Wiekenkamp.</em></p>



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		<title>Critique : Creaturas</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 04:11:25 +0000</pubDate>
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									<p><strong>Julián est un talentueux concepteur de jeux vidéo spécialisé dans la création de monstres. Lorsque Diana s’intéresse à lui, il imagine une nouvelle créature qui, bien que virtuelle, ne va pas tarder à chambouler leur réalité.</strong></p>								</div>
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									<p><strong>Creaturas</strong><br />Espagne, 2022<br />De Carlos Vermut</p><p>Durée : 1h55</p><p>Sortie : 31/07/2024</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>NOIRS DÉSIRS</strong></h4><p>Julián est illustrateur pour des jeux vidéos. Si sa vie quotidienne a rarement l&rsquo;air de dépasser l&rsquo;horizon de sa chambre à coucher (où l&rsquo;ordinateur semble être le seul meuble important), son imagination ne connait au contraire pas de limites. A l&rsquo;image de la Manticore, cette créature mythologique mi-lion mi-scorpion qui donne au film son titre espagnol original, les monstres qu&rsquo;il crée virtuellement défient l&rsquo;imagination. Après tout, <em>« personne ne sait à quoi ressemble un monstre ou un alien »</em> explique-t-il à Diana, qu&rsquo;il aimerait bien séduire. Cette phrase n&rsquo;aurait pas besoin d&rsquo;être davantage surlignée pour servir de potentielle clé au film, pas plus que les références directes aux angoissantes Peintures noires de Goya. Car si Julián a l&rsquo;air inoffensif (Nacho Sánchez l&rsquo;interprète moins comme un incel que comme un grand ado timide), on se doute bien qu&rsquo;un monstre est tapi quelque part aux alentours.</p><p><strong>La Niña de fuego</strong> et <a href="https://lepolyester.com/critique-quien-te-cantara/"><strong>Quién te cantará</strong></a>, les deux premiers longs métrages du cinéaste espagnol Carlos Vermut, possédaient un réjouissant sens du mystère, aguichant notre curiosité avec des figures de mélo pour finalement les twister avec malice. La malice n&rsquo;a pas sa place dans <strong>Creaturas</strong>, où le ton est nettement plus distant et le rythme exigeant. L&rsquo;écriture de Vermut évolue (la barre est par ailleurs redressée après le scénario convenu qu&rsquo;il signait l&rsquo;an dernier pour le film d&rsquo;horreur <strong>Abuela</strong>). Les scènes sur le quotidien trivial de Julián et Diana s&rsquo;enchainent, les coups de théâtres camp laissent ici place à un <em>slow burner</em> parfois si lent qu&rsquo;on se demande si la mèche est toujours bien allumée et où, pourtant, quelque chose gronde décidément dans l&rsquo;ombre.</p><p>Il y a dans <strong>Creaturas</strong> un élément essentiel qu&rsquo;on ne peut pas révéler sous peine de nuire au film, de ruiner son audacieuse structure. En effet, Vermut donne d&rsquo;abord l&rsquo;impression de se faire prier un peu, de tourner quelques tours de trop autour du pot, avant que l&rsquo;on comprenne que ce qui l’intéresse n&rsquo;est justement pas le choc attendu de la monstruosité mais l&rsquo;horreur de toute la banalité qui entoure cette dernière. S&rsquo;il fallait chercher une comparaison, on pourrait sans doute la trouver du coté de <strong>Benny&rsquo;s Video</strong> de Michael Haneke. Ici aussi, les scènes s&rsquo;attardant sur tout autre chose que l&rsquo;éclat de violence se révèlent bien plus dérangeantes que le moment M.</p><p>Alors même qu&rsquo;il n&rsquo;aborde jamais frontalement son sujet choc, <strong>Creaturas</strong> est hautement perturbant. L&rsquo;entreprise de Vermut est risquée en termes de rythme, <strong>Creaturas</strong> ne perdrait d&rsquo;ailleurs sans doute pas grande chose à être un peu raccourci, mais le pari s&rsquo;avère payant. C&rsquo;est en effet dans ce décalage radical (entre le rythme et le sujet, entre nos attentes et leur non-résolution) que s&rsquo;épanouit la remarquable perversité du film. Tout en conservant son art du contrepied, Vermut radicalise son cinéma, se payant même, pour notre plaisir, le luxe pervers d&rsquo;un dénouement où l&#8217;empathie prend la forme d&rsquo;une grinçante couleuvre à avaler.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>La sélection du Festival du Film de Turin 2023</title>
		<link>https://lepolyester.com/la-selection-du-festival-du-film-de-turin-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 01:24:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 41e édition du Festival du film de Turin se tiendra du 24 novembre au 2 décembre. Le festival rendra [&#8230;]</p>
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<p>La 41e édition du Festival du film de Turin se tiendra du 24 novembre au 2 décembre. Le festival rendra hommage via des rétrospectives à John Wayne et l&rsquo;acteur italien Sergio Citti.</p>



<p>Parmi les nombreux films répartis parmi les multiples sections du Festival, on retrouve plusieurs de nos coups de cœur de ces derniers mois :<a href="https://lepolyester.com/critique-los-delincuentes/"> <strong>Los delincuentes</strong></a><strong> </strong>de Rodrigo Moreno, <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-essential-truths-of-the-lake/">Essential Truths of the Lake</a></strong> de Lav Diaz, <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-les-colons/">Les Colons</a></strong> de Felipe Gálvez, <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-tigru/">Tigru</a></strong> d&rsquo;Andrei Tănase,<a href="https://lepolyester.com/critique-augure/"> <strong>Augure</strong></a> de Baloji ou encore <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-here/">Here</a></strong> de Bas Devos.</p>



<p>Retrouvez ci-dessous la liste des douze films qui concourent dans la compétition officielle :</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="467" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2023/09/kalak-1024x467.jpg" alt="" class="wp-image-45941" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2023/09/kalak-1024x467.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2023/09/kalak-300x137.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2023/09/kalak-768x350.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2023/09/kalak-1536x700.jpg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2023/09/kalak.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Kalak</em></figcaption></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-arturo-a-los-30/">Arturo a los 30</a></strong>, de Martín Shanly<br><strong>Birth</strong>, de Jiyoung Yoo<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-camping-du-lac/">Camping du lac</a></strong>, d&rsquo;Eléonore Saintagnan<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-grace/">Grace</a></strong>, d »Ilya Povolotsky<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-kalak/">Kalak</a></strong>, d&rsquo;Isabella Eklöf<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-linda-veut-du-poulet/">Linda veut du poulet!</a></strong>, de Chiara Malta et Sébastien Laudenbach<br><strong>Night courier</strong>, d&rsquo;Ali Kalthami<br><strong>Non riattaccare</strong>, de Manfredi Lucibello<br><strong><a href="https://lepolyester.com/festival-de-rotterdam-critique-la-palisiada/">La palisiada</a></strong>, dePhilip Sotnychenko<br><strong>Le ravissement</strong>, d&rsquo;Iris Kaltenbäck<br><strong>Soleils Atikamekv</strong>, de Chloé Leriche<br><strong>Sky Dome 2123</strong>, de Tibor Bánóczki et Sarolta Szabó</p>



<p>Retrouvez tous les détails au sujet de la sélection sur <a href="https://www.torinofilmfest.org/en/">le site officiel</a>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Gregory Coutaut</strong></p>



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		<title>TIFF 2023 &#124; Critique : La Piedad</title>
		<link>https://lepolyester.com/critique-la-piedad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jun 2023 04:58:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mateo aime le rose et sa mère Libertad. Mais un jour, dans ce monde à deux voix, on annonce à [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Mateo aime le rose et sa mère Libertad. Mais un jour, dans ce monde à deux voix, on annonce à Mateo qu’il souffre d’un cancer.</strong></p>								</div>
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									<p><b>La piedad</b><br />Espagne, 2022<br />D&rsquo;Eduardo Casanova</p><p>Durée : 1h20</p><p>Sortie : &#8211;</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>A SES ENFANTS, LA PATRIE RECONNAISSANTE</strong></h4><p>Le cinéaste espagnol Eduardo Casanova s’était fait connaître en 2017 à la Berlinale avec son premier film, <strong>Pieles</strong>, un ovni qui mélangeait sans pareil kitsch assumé et monstruosité. La formule pourrait aujourd’hui décrire également son second film, <strong>La Piedad</strong>, qui n’est ni moins fou ni plus prévisible. Le rose bonbon y est à nouveau a l’honneur à l’image, mais il s’accompagne cette fois d’intérieurs au marbre gris glacé. L’horreur humaine ne s’affiche pas plus avec l’évidence des déformations physiques des protagonistes de <strong>Pieles</strong> : elle se cache cette fois sous des apparences aussi strictes que les perruques de maman très chère.</p><p>Cette mère, c’est Libertad (c’est à dire Liberté, tout un programme), incarnée avec allant par Ángela Molina, croisée à plusieurs reprises chez Almodóvar. Dans un appartement à la décoration improbable -bravo à la direction artistique &#8211; Libertad et son fiston, déjà jeune adulte, vivent aussi coupés du monde que possible. Dans cet univers imaginaire (et chaque minute de <strong>La Piedad</strong> a effectivement l’air de sortir d’une autre dimension), ils n’obéissent qu’aux règles de cet amour maternel dévorant et implacable.</p><p>Tel une sorte de Matthew Barney potache, Casanova possède un réel talent pour composer des tableaux puissants, à la beauté étrange et brutale. Certains de ses effets sont certes trop criards (l’irruption tonitruante de musique classique ou de vomi, ou même les deux en même temps), mais ses scènes dépassent le stade du gag en étant portées par une folie singulière qui tangue autant du côté de l’horreur que de la comédie. D’ailleurs, si la dimension camp de <strong>La Piedad</strong> est joyeusement mise au premier plan, l’humour y est moins terre à terre et bas du front que celui de <strong>Pieles</strong>. Il est ici d’une absurdité plus élaborée, d’un malaise grotesque au sens le plus riche de l’adjectif.</p><p>Théâtral mais pas figé pour autant, ce huis-clos incestueux pourrait avoir l’air épuisant (il l’est par instants) mais un vent de folie vient le rendre plus aérien et inquiétant que prévu. Casanova raconte un amour maternel sans porte de sortie, si géant qu’il devient comme la plus implacable, mais aussi la plus pathétique et bouffonne des dictatures, n’hésitant pas à plonger les pieds dans le plat en mettant directement en scène un parallèle avec la mère patrie de… la Corée du Nord. Mauvais goût ? Oui mais fièrement assumé. Et politiquement utilisé. C’est d’ailleurs justement le jusqu’au-boutisme de ce délire surréaliste qui fait son sel.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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		<title>Critique : Fairytale</title>
		<link>https://lepolyester.com/critique-fairytale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 May 2023 05:24:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Il était une fois deux vagabonds… Non… Trois… Non, c’est quatre… Mais il y en avait d’autres, beaucoup d’autres… [&#8230;]</p>
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									<p><em><strong>« Il était une fois deux vagabonds… Non… Trois… Non, c’est quatre… Mais il y en avait d’autres, beaucoup d’autres… Je les ai connus. Pendant longtemps. Mais avec eux, je me sentais à l’étroit. Puis quelque chose s’est passé et ils ont disparu. La nuit, j’entendais des voix, des fragments de questions complexes, des gémissements, le hurlement de millions de voix… Une excitation inexplicable m’a saisi… »</strong></em></p>								</div>
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									<p><b>Fairytale</b><br />Russie, 2022<br />De Alexandre Sokourov</p><p>Durée : 1h18</p><p>Sortie : 10/05/2023</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-120" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/2-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>OH PHILOSOPHIE, DIS MOI DES ELEGIES</strong></h4><p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;Hitler, Mussolini, Staline et Churchill qui cherchent Napoléon au purgatoire. Cela ressemble à la première phrase d&rsquo;une blague, mais c&rsquo;est le début (ainsi que le milieu et la fin) du nouveau film d&rsquo;Alexandre Sokourov. Or, ceux qui ont eu la chance d&rsquo;être éblouis par les précédentes œuvres du maitre russe savent qu&rsquo;on y rigole peu, voire jamais. Après une décennie particulièrement faste qui l&rsquo;a vu sélectionné 5 fois en compétition à Cannes en 8 ans (!) avant d&rsquo;obtenir le Lion d&rsquo;or en 2011, Sokourov n&rsquo;avait pas retrouvé le chemin de nos grands écrans depuis 6 ans. A cette attente impatiente, il répond avec ce fort singulier <strong>Fairytale</strong>, qui peut se lire à la fois comme un bilan et un nouveau départ.</p><p><strong>Fairytale</strong> regroupe en effet une poignée d&rsquo;hommes de pouvoir déjà croisés parmi les biographies politiques et poétiques du cinéaste, tels Hitler ou Staline, protagonistes respectifs de <strong>Moloch</strong> ou <strong>Taurus</strong>. Pour un peu, on se croirait ici devant une fiction méta ou l&rsquo;artiste imaginerait une vie après la mort pour ses propres personnages. Le vain désir d&rsquo;échapper à la mortalité traverse l’œuvre de Sokourov, de façon métaphorique (le pacte de <strong>Faust</strong>, les paradoxes temporels de <strong>L&rsquo;Arche russe</strong>) ou de manière plus terre-à-terre dans la mégalomanie malade de ces dictateurs en fin de règne. Il y a donc une certaine logique à voir ici ces despotes s&rsquo;impatienter devant la porte du Paradis qui leur demeure fermée et négocier pathétiquement avec une « force suprême ».</p><p>La métaphore est bien vue mais elle peine à tenir la longueur paradoxalement éprouvante de ce film court d&rsquo;1h18. Certaines trouvailles (chacun s&rsquo;exprime dans sa propre langue), fonctionnent mieux que d&rsquo;autre (chaque despote rencontre&#8230; son propre double?) et le résultat de cette errance nébuleuse sans évolution finit hélas bien vite par ressembler à un purgatoire pour le spectateur aussi, un magma répétitif et anxiogène où se croisent des monologues philosophiques avortés d&rsquo;une opacité maousse. Le pitch a beau ressembler à celui d&rsquo;une blague, <strong>Fairytale</strong> est peut-être bien le film le plus assommant de Sokourov. En revanche, et ce n&rsquo;est pas un mince compliment, c&rsquo;est l&rsquo;un des plus stupéfiants visuellement.</p><p>Des les premières images, la mise en scène de <strong>Fairytale</strong> trône sur des sommets hallucinés, avec ses lumières orangées qui transforment un orage en explosion volcanique, ses variations d&rsquo;échelles et, plus inattendu, ses papiers découpés. Contrairement à ses biopics précédents, Sokourov ne fait pas interpréter ses personnages de dictateurs par des acteurs. Il a extrait leurs images en mouvements dans des films d&rsquo;époque pour les incruster ici dans des gravures anciennes figurant des ruines et des grottes angoissantes. Seuls les mouvements de leur bouche ont été modifiés afin qu&rsquo;ils collent aux dialogues inventés par le cinéaste. Le résultat est une perte de repère unique, proprement inclassable, évoquant aussi bien <strong>L&rsquo;Anglaise et le duc</strong> que les sketchs de Karl Zéro ou les frères Quay.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>A voir en ligne &#124; Critique : The Plains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 12:04:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque soir à la fin de la journée de travail, un homme de 50 ans rentre chez lui dans la [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Chaque soir à la fin de la journée de travail, un homme de 50 ans rentre chez lui dans la banlieue de Melbourne.</strong></p>								</div>
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									<p><b>The Plains</b><br />Australie, 2022<br />De David Easteal</p><p>Durée : 3h00</p><p>Sortie : 12/04/2023 (sur Mubi)</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/3-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>BLA BLA CAR</strong></h4><p><strong>The Plains</strong> est un film situé intégralement dans l&rsquo;habitacle d&rsquo;une voiture et pourtant (ô surprise) il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un film iranien. C&rsquo;est d&rsquo;Australie que nous vient cet exigeant documentaire, premier long métrage du cinéaste David Easteal. Des paysages australiens, on ne verra pas grand chose qui ressemble à une carte postale. Immobile et posée au milieu de la banquette arrière, la caméra capte pourtant autant ce qui se passe à l&rsquo;intérieur de la voiture que de l&rsquo;autre coté du pare-brise, mais les lieux que traversent Andrew et David pourraient tout aussi bien se trouver à n&rsquo;importe quel endroit du globe : voies rapides, bretelles d&rsquo;autoroutes, enseignes lumineuses familières et parkings anonymes.</p><p><strong>The Plains</strong> a beau posséder une durée remarquable (3 heures tout rond), et avoir été tourné sur une période également hors-normes (une année entière) le film s’intéresse à quelque chose qui n&rsquo;a a priori rien d&rsquo;exceptionnel : une compilation des trajets quotidiens d&rsquo;un homme d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;années et de son jeune collègue, bien content de profiter de ce covoiturage. A vrai dire, c&rsquo;est même si banal dans sa répétition qu&rsquo;on se demande un peu où le film va aller, et à quel rythme. Andrew, (l&rsquo;ainé) possède une voix chaleureuse et maîtrise l&rsquo;art de la conversation, mais sa curiosité possède quelque chose de paternaliste qui rend l&rsquo;intérieur du véhicule un peu claustrophobe.</p><p>Le dispositif de <strong>The Plains</strong> est d&rsquo;une radicalité qui n&rsquo;autorise pas beaucoup de variation : le cadre de l&rsquo;image ne bouge jamais (et vu que nul ne s&rsquo;adresse à la caméra, on se demande si les deux bonshommes sont même conscients qu&rsquo;elle est encore là), les décors et les anecdotes de travail restent les mêmes, tournant en boucle dans une sorte d&rsquo;hypnose. Puis, il se dessine progressivement quelque chose d&rsquo;amer et émouvant à travers ces échanges maladroits, timides ou brusques. Ce que dévoile la caméra de <strong>The Plains</strong> en captant autant les lourds silences que les dialogues, c&rsquo;est justement la difficulté d’interagir avec autrui, le réflexe de dresser des murs (ou plutôt des plaines désertes) entre soi-même et les autres, même ceux que l&rsquo;on fréquente au quotidien.</p><hr /><blockquote><p><a href="https://mubi.com/films/the-plains" target="_blank" rel="noopener"><strong>&gt;&gt; <em>The Plains</em> est disponible sur Mubi</strong></a></p></blockquote><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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		<title>Critique : Désordres</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 07:56:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une vallée dans le nord-ouest de la Suisse, en 1872. Il s’agit de l’histoire de Joséphine, qui se fait embaucher [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/critique-unrest/">Critique : Désordres</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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									<p><strong>Une vallée dans le nord-ouest de la Suisse, en 1872. Il s’agit de l’histoire de Joséphine, qui se fait embaucher dans une fabrique horlogère. On la forme à la production de l’axe du balancier (Unruh), une pièce minuscule entraînant le balancement au centre d’une montre mécanique. Avant de recevoir son salaire et afin de financer sa nouvelle vie dans ce village, elle emprunte de l’argent à la banque du coin. Bientôt en désaccord avec l’organisation du travail et la répartition des biens au sein du village et de l’usine, elle rejoint le mouvement local des travailleurs anarchistes des horlogers, la Fédération Jurassienne&#8230;</strong></p>								</div>
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									<p><b>Désordres</b><br />Suisse, 2022<br />De Cyril Schäublin</p><p>Durée : 1h33</p><p>Sortie : 12/04/2023</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-123" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/5-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>FORCE COMMUNE</strong></h4><p>On aurait davantage tendance à relier le monde de l’horlogerie suisse au capitalisme et au monde du luxe qu’à l’histoire de l’anarchie. <b>Désordres </b>raconte pourtant la naissance d’une organisation politique autogérée au sein d’une manufacture de montres dans un petit village des Alpes à la fin du 19e siècle. En réalité, ce n’est pas rendre justice au film de Cyril Schaüblin (<a href="https://lepolyester.com/entretien-avec-cyril-schaublin/">lire notre entretien</a>) que de commencer par raconter de quoi il parle, tant le résultat est entièrement différent de ce que l’on peut s’imaginer à la lecture du résumé. Débarrassé de toute imagerie soviétique à l’héroïsme kitsch, <b>Désordres </b>est en réalité tellement lunaire qu’il ne ressemble jamais à un film historique.</p><p>Dès les premières scènes s’installe une superbe lumière voilée, pleine de reflets dorés. Les couleurs y sont paradoxalement chaleureuses et délavées. La nature est omniprésente dans le cadre, souvent en toile de fond et au premier plan en même temps. On pourrait alors croire que Schaüblin a pour sage intention de reconstituer des tableaux classiques avec application, mais le cinéaste impose d’emblée des cadrages légèrement décalés et inattendus. Ses personnages sont comme des figurines placées çà et là dans cette verte campagne, dispersés dans un cadre (historique) qui les dépasse ou au contraire, ne peut plus les contenir.</p><p>Ce ne serait pas non plus rendre justice à <b>Désordres </b>de le réduire à un exercice esthétique dont les protagonistes ne seraient que des pions/prétextes. Les choix d’écriture et de mise en scène viennent en effet traduire directement la montée d’un sentiment politique commun. Les acteurs ont toujours beaucoup d’espace vide aux dessus de leur tête à l’image ? C’est parce qu’il n’y a personne au dessus des Hommes qui puisse décider à leur place. Il n’y a pas de personnage principal dans ce film choral ? Il n’y en a pas non plus dans cette organisation sociale rêvée.</p><p>Comment traduire efficacement le surréalisme qui rend <b>Désordres </b>si unique ? C’est une comédie rêveuse et absurde située dans un village digne des Schtroumpfs, découpé par des décrets absurdes en quatre fuseaux horaires. Les ouvrières s’y échangent des portraits de Louise Michel à la sortie de l’usine telles des images Panini, et les bourgeoises discutent de la Commune, Marx et Engels sous une ombrelle. Mais sous la lisse surface des politesses, Schaüblin montre que toutes les petites mains du village s’agitent en cadence. A force de gros plans sur des mécanismes horlogers, il bâtit alors le plus curieux des comptes à rebours. Si les personnages de <b>Désordres </b>semblent parfois construire une bombe ou une machine à voyager dans le futur, Schaüblin a donné naissance à un film au charme inclassable.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Festival CPH:DOX &#124; Critique : Où est cette rue ? ou Sans avant ni après</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Mar 2023 02:22:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>João Pedro Rodrigues et João Rui da Mata sont partis sur les traces du film Les Vertes années (1963) de [&#8230;]</p>
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									<p><strong>João Pedro Rodrigues et João Rui da Mata sont partis sur les traces du film Les Vertes années (1963) de Paulo Rocha. Ils se sont lancés dans une expérience unique : retourner le film scène par scène avec certains plans à l’identique. Augmenté de scènes nouvelles écrites pour elle, musicales notamment, le projet a pris des allures de documentaire dédié à son actrice, 57 ans de cinéma mondial au compteur, chanteuse et Lisboète d’aujoud’hui.</strong></p>								</div>
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									<p><b>Où est cette rue ? ou Sans avant ni après</b><br />Portugal, 2022<br />De João Pedro Rodrigues, João Rui Guerra da Mata</p><p>Durée : 1h28</p><p>Sortie :  &#8211;</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-120" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/2-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>VILLE FANTÔME</strong></h4><p>A l’origine de <strong>Où est cette rue ? ou Sans avant ni après</strong>, il y a <strong>Les Vertes années</strong> de Paulo Rocha. Considéré comme le manifeste du Cinema Novo portugais, ce film de 1963 racontait une histoire d’amour impossible sur fond de lutte des classes dans les rues de Lisbonne. Que reste-t-il de ce film aujourd’hui dans celui de João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra ? Tout d’abord l’actrice principale Isabel Ruth, présente ici dans deux émouvantes séquences musicales. Pour le reste, difficile de trancher avec exactitude pour qui n’a pas vu l’original, mais peut-être que peu importe, car la forme dépasse ici très librement le cadre de la fiction.</p><p>Ce n’est pas la première fois que João Pedro Rodrigues et son fidèle directeur artistique réalisent à quatre mains. Outre quelques courts métrages, ils cosignaient il y a dix ans le singulier <strong>La Dernière fois que j’ai vu Macao</strong>. Au Festival de Locarno, le personnage principal Candy avait valu au film une mention spéciale alors même que celui-ci n’apparaissait jamais ou presque a l’écran. C’est le même sentiment d’une absence centrale et magnétique que l’on retrouve dans <strong>Où est cette rue ?</strong></p><p>Que reste-t-il des lieux de tournage des <strong>Vertes années</strong>, dont certains se trouvent juste sous les fenêtres de l’appartement des deux cinéastes ? Ces derniers répondent à cette question par une déambulation musicale dans une ville fantomatique, tournée pendant et après le confinement. Mis en image par le chef opérateur Rui Poças (<a href="https://lepolyester.com/critique-zama/"><strong>Zama</strong></a>, <a href="https://lepolyester.com/critique-les-bonnes-manieres/"><strong>Les Bonnes manières</strong></a>…), <strong>Où est cette rue ?</strong> est une succession de plans sur des quartiers modernes qui n’existaient sans doute pas tels quels à l’époque, et aujourd&rsquo;hui complètement désertés. Mélancolique et radical à la fois, ce diaporama en mouvement offre une formule poétique mais aussi très répétitive, qui aurait mieux sied à un format plus bref. Le sentiment de vide au cœur du film est certes invitant mais il n’en demeure pas moins… souvent vide.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Critique : Projet Wolf Hunting</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2023 18:30:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;ils sont transférés depuis les Philippines vers la Corée du Sud par un navire cargo, plusieurs dangereux criminels provoquent [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Alors qu&rsquo;ils sont transférés depuis les Philippines vers la Corée du Sud par un navire cargo, plusieurs dangereux criminels provoquent une violente émeute jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un monstre non identifié sorte de son sommeil&#8230;</strong></p>								</div>
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									<p><b>Projet Wolf Hunting</b><br />Corée du sud, 2022<br />De Kim Hong-sun</p><p>Durée : 2h02</p><p>Sortie : 15/02/2023</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>CROISIÈRE SANS RETOUR</strong></h4><p>Il y a de quoi se lécher les babines devant la mise en place de <strong>Projet Wolf Hunting</strong>. Dans le coin désert d’une zone portuaire, des voitures viennent rapidement se garer devant un navire marchand. Chaque personnage sort du véhicule presque comme s’il sortait du bus de <strong>Next</strong>, et ce petit monde se rassemble sur le quai comme dans des coulisses avant de partir en représentation. Le réalisateur coréen Kim Hongsun n’a pas besoin de plus que ces quelques minutes pour brosser  portrait prometteur de ses personnages, et iil s’en sort avec la dextérité immédiate des meilleurs films d’action.</p><p>Mais à quel registre appartient exactement <strong>Projet Wolf Hunting</strong> ? Ce groupe d’hommes et de femmes qu’on devine prêts à être joyeusement massacrés évoque la jubilation particulière des sacrifices collectifs du film catastrophe. Toute l’action a beau se dérouler sur un bateau, le déroulé de l’intrigue évoque plutôt la tension des films de prison. Les couleurs ont beau être pulp au possible, elles sont vite recouvertes par une quantité astronomique de sang (sérieusement, quel est le dernier film où on a vu autant d’hémoglobine ?). Il n’y a pas à proprement parler d’événement surnaturel au programme, mais la violence physique qui se déchaîne ici est  tellement hyperbolique qu&rsquo;elle appartient au domaine de l&rsquo;horreur. Et bien sûr, nous ne serions pas dans un film de genre coréen si, en plus, le résultat n’était pas franchement drôle. Quel autre pays peut se vanter de varier les tons avec tant d’aisance ?</p><p>Qu’est ce qui manque à <strong>Projet Wolf Hunting</strong> ? Pas grand chose à vrai dire tant le film est généreux, quitte à en faire trop avec des effets sonores tonitruants. L’imperfection vient peut-être de sa structure dont le point d’orgue se situe moins vers la fin qu’au milieu. Après avoir été assez loin vers le monstrueux et les excès gores, <strong>Projet Wolf Hunting</strong> se termine en effet par un dernier acte plus classique à coups de code d’honneur viril et de papas avec des flingues. Cela n’empêche pas le reste du film d’être un plaisir électrifiant digne des meilleures séances de minuit.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/critique-project-wolf-hunting/">Critique : Projet Wolf Hunting</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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		<title>Critique : Aftersun</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2023 23:30:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec mélancolie, Sophie se remémore les vacances d’été passées avec son père vingt ans auparavant : les moments de joie [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Avec mélancolie, Sophie se remémore les vacances d’été passées avec son père vingt ans auparavant : les moments de joie partagée, leur complicité, parfois leurs désaccords. Elle repense aussi à ce qui planait au-dessus de ces instants si précieux : la sourde et invisible menace d’un bonheur finissant. Elle tente alors de chercher parmi ces souvenirs des réponses à la question qui l’obsède depuis tant d’années : qui était réellement cet homme qu’elle a le sentiment de ne pas connaître ?</strong></p>								</div>
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									<p><b>Aftersun</b><br />Royaume-Uni, 2022<br />De Charlotte Wells</p><p>Durée : 1h38</p><p>Sortie : 01/02/2023</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-123" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/5-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>LES CHANSONS D’AMOUR</strong></h4><p>A quelle époque se déroule <strong>Aftersun </strong>? Les nombreux tubes britanniques entendus à plusieurs reprises dans le film placent aisément le curseur sur la toute fin des années 90. De même que les très gros pixels du film de famille qui sert ici de première scène. Sophie, 11 ans, passe quelques jours avec son père dans un club de vacances en Turquie. Quoi de plus normal que de vouloir capturer avec une caméra ces moments hors du quotidien ? Si <strong>Aftersun</strong> s’ouvre sur la tangibilité immuable de ses souvenirs en vidéo, c’est en réalité un leurre poignant car le film prend en réalité la forme d’une mosaïque nostalgique de souvenirs rêveurs. La sensibilité si sensorielle des images laisse entendre que le film se déroule en réalité peut-être bien aujourd’hui, dans la propre tête de l’héroïne devenue adulte et qui remonte le temps dans sa mémoire.</p><p>Repérées avec ses courts métrages sélectionnés à Sundance et SXSW, la réalisatrice Charlotte Wells fait preuve pour son premier long métrage (produit par Barry Jenkins) d’un talent remarquable de mise en scène. Devant sa caméra, les archétypes des vacances en famille (partager une chambre à deux lits, s’inscrit au karaoké sur un coup de tête…) deviennent des songes fragiles et doux-amers. Dans une scène faussement simple, d’une intimité bouleversante, le père esquisse le genre de danse que l’on fait quand nul ne regarde. La scène est épiée comme en cachette et pourtant elle nous montre clairement l’héroïne en train de dormir. Or comment pourrait elle se rappeler de ce qui s’est passé dans son sommeil?</p><p>Sophie n’est pas forcément plus mature que son âge, mais son père a l’air si juvénile qu’on le prendrait davantage pour son frère. Là où bien des films se seraient concentrés sur l’ennui adolescent, <strong>Aftersun</strong> met ses deux protagonistes à égalité. Père et fille semblent parfois amusés par leur manque de spontanéité au moment de communiquer, mais la plupart du temps leur maladresse fait planer un voile de tristesse presque mortifère sur leur horizon. Les paroles des tubes hédonistes ou sentimentaux qui meublent leur quotidien sont délibérément très lisibles, comme si elles venaient directement illustrer à rebours les pensées et ressentis que les personnages ne parviennent justement pas à exprimer. Comme si ces chansons d’amour dites par d’autres étaient des bouées de sauvetage pour ces protagonistes qui gardent leur douleur pour eux, à l&rsquo;image de ce très jeune papa qui pleure en cachette (Paul Mescal délivre ici l’une des meilleures performances de l’année).</p><p>Que connaît on vraiment des jeunes adultes qu’ont été nos parents ? Charlotte Wells parvient à traduire ce sentiment de deuil face à la fin du monde de l’enfance, l’amertume des vaines tentatives de fouiller le passé à la recherche d’indices ou d’un mode d’emploi. Accessible et ambitieux, porté par une tendresse rare, <strong>Aftersun</strong> est surtout profondément bouleversant. Sans doute l’un des meilleurs premiers films de l’année, et la révélation d’une cinéaste à suivre de près.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://twitter.com/LePolyester">Twitter</a>, <a href="https://www.facebook.com/lepolyester/">Facebook</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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