Les films à ne pas manquer en octobre

Quels sont les films à ne pas manquer en octobre ? Le Polyester vous propose sa sélection de longs métrages à découvrir en salles.



• Leviticus, Adrian Chiarella (7 octobre)
L’histoire : Deux adolescents doivent échapper à une entité violente qui prend la forme de la personne qu’ils désirent le plus : l’un l’autre.
Pourquoi il faut le voir : Nerveux, efficace et poignant à la fois, Leviticus est un film d’horreur queer où l’on retrouve avec plaisir l’âpreté et la dangerosité qui épice les meilleures productions horrifiques australiennes contemporaines.



• Ton animal maternel, Valentina Maurel (7 octobre)
L’histoire : De retour au Costa Rica après des études en Europe, Elsa retrouve sa petite sœur Amalia, seule dans la maison familiale. De plus en plus insaisissable, celle-ci semble enfermée dans des croyances ésotériques. Elsa essaie d’alerter leurs parents.
Pourquoi il faut le voir : Valentina Maurel filme avec nerf et écrit avec un mélange d’attachement et de férocité ce portrait familial hors des clichés. Primé à Cannes dans le cadre d’Un Certain Regard, Ton animal maternel est aussi vif que mordant.



• Minotaure, Andreï Zviaguintsev (14 octobre)
L’histoire : Russie, 2022. Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il se retrouve confronté à des problèmes professionnels croissants, dans un monde de plus en plus instable.
Pourquoi il faut le voir : Grand Prix au Festival de Cannes et choisi pour représenter la France à l’Oscar du meilleur film international, Minotaure est un retour en forme de Zviaguintsev qui signe une parabole politique particulièrement cinglante.



• Le Jour de son retour, Hong Sangsoo (14 octobre)
L’histoire : Elle vient de terminer le tournage d’un film indépendant et doit maintenant donner trois interviews à ce sujet. Ensuite, lors de son cours de théâtre, son professeur lui demande de rejouer les interviews. Mais, pour une raison quelconque, elle est incapable de s’en souvenir.
Pourquoi il faut le voir : Dans sa structure et ses prises de vue, Le Jour de son retour est l’un des films les plus épurés de Hong Sangsoo. Au fil de cet étrange jeu, son héroïne semble se déconstruire et se reconstruire : c’est la même femme, et jamais complètement la même.



• La Gradiva, Marine Atlan (21 octobre)
L’histoire : Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner complètement.
Pourquoi il faut le voir : Révélation du dernier Festival de Cannes où il a été sélectionné à la Semaine de la Critique, La Gradiva est un premier long métrage qui constitue un sacré numéro de funambule entre rêverie et cauchemar, hyper vivant jusqu’au vertige.



• Hope, Na Hong-jin (28 octobre)
L’histoire : Au poste de police de Hope, Bum-seok et Sung-ae se démènent pour défendre leur village à la population vieillissante. Pendant ce temps, Sung-ki et ses amis partent à la poursuite de la bête dans la montagne mais se retrouvent eux-mêmes pris pour cible.
Pourquoi il faut le voir : Film catastrophe, comédie d’action, film de monstre, fable de science-fiction. Hope est tout cela à la fois et possède surtout une qualité en or que les blockbusters de Hollywood semblent avoir égarée depuis belle lurette : la joie.



• Ma nudité ne sert à rien, Marina de Van (28 octobre)
L’histoire : Paris, de nos jours. Marina de Van bataille avec ses relations sentimentales, sa propre image et sa nudité à une époque où les applis de rencontres et les échanges en ligne sont légion.
Pourquoi il faut le voir : Marina de Van pousse le réel jusqu’au romanesque dans ce mélange trouble entre documentaire et fiction. La réalisatrice puise dans le réel sans se confondre avec lui, et c’est en partie de là que vient la tension magnétique de cet ovni.


• Retrouvez notre dossier sur les films à ne pas manquer en septembre.

Nicolas Bardot

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