Le 29 octobre sort le nouveau roman de l’autrice et réalisatrice française Marina de Van, intitulé Point de suture. Ce court récit édité chez Abstractions est centré sur une femme qui, défigurée provisoirement après une opération de chirurgie, décide de ne plus corriger son apparence. Point de suture est un captivant roman, sensoriel et hypnotique, qui emprunte au genre du body horror et aborde des thématiques chères au cinéma de la réalisatrice. Marina de Van a justement une double actualité avec l’édition en version 4k de son fascinant film culte Dans ma peau, 23 ans après sa sortie en salles. Elle est notre invitée.
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre premier film, Dans ma peau ?
Je ne porte aucun regard dessus pour la bonne raison que je ne l’ai pas vu, pour ainsi dire. Je ne regarde pas mes films, la dernière fois que je les vois c’est à l’étalonnage. Je n’aime pas trop revoir mon travail, même lorsque je projette mes films pour l’équipe. J’ai peur d’être déçue ou énervée, j’ai peur de me dire que j’ai tout loupé. Je suis très contente que le film continue de toucher des gens plus de vingt ans après sa sortie, mais c’est vrai que je demeure dans une sorte d’ambivalence car pour la plupart des gens, ma vie s’arrête à ce film. Soit ils n’ont pas fait l’effort de voir les films suivants, soit ils n’ont tout simplement pas eu l’occasion ou l’envie de lire mes livres, et donc pour eux je reste figée en 2002.
J’aime ce film, j’en suis fière, fière de sa persistance et du nombre de gens qui continuent de me témoigner à quel point cela les a touchés, mais j’ai comme l’impression que plus rien n’a existé depuis, que je n’existe plus depuis 2002. J’ai parfois l’impression que je ne sortirai jamais de Dans ma peau, qu’on m’enfermera toujours dedans. J’aime qu’on continue de célébrer cette réussite, j’ai l’impression que ce faisant on estime que j’ai eu du talent, mais c’est comme si on ne me laissait pas continuer à l’exprimer. C’est vrai que je me suis faite rare au cinéma, mes projets sont arrêtés les uns après les autres. J’ai dû enterrer vingt ou vingt-cinq scénarios, j’ai eu quatre projets de films annulés à la suite, d’où mon sentiment ambivalent. C’est d’ailleurs pour ça qu’entre-temps je fais des bouquins (rires). Mais au-delà de ce paradoxe, je suis contente et c’est ce sentiment-là qui domine malgré tout.

Allez-vous profiter de cette réédition pour le revoir ?
Non, toujours pas. En plus, je ne pourrai pas supporter de revoir le visage de mes trente ans.
Il y a deux ans on a pu vous revoir en tant qu’actrice dans le court métrage La Vedova nera…
Mais on n’y voit pas ma tête ! Vous m’avez reconnue ? J’ai vu le film et je me suis dit que le réalisateur avait perdu son fric en m’engageant moi plutôt qu’une inconnue vu qu’on me distingue à peine, mais tant mieux pour moi (rires). C’était un tournage très sympa, avec des gens très agréables, c’était un super bon moment. J’aime beaucoup jouer et je regrette de ne pas avoir davantage l’occasion de le faire. Ces dernières années j’ai réalisé des autofictions, je m’y suis filmée moi-même et j’y joue le rôle principal. Ces films vont sortir en 2026, en tout cas le premier, intitulé Ma nudité ne sert à rien. Cela raconte la solitude d’une femme vieillissante, et j’y suis plutôt nue (rires). La suite, intitulée Tous comptes faits, explorera d’autres thématiques mais toujours sur la base de l’autofiction. Comme on ne me filme pas, je me suis filmée moi-même et j’ai fait ces deux films en dehors de tout circuit financier traditionnel, c’est pour cela que ça a pris du temps de les sortir.

J’ai vu Ma nudité ne sert à rien en festival. Sans vouloir bien sûr participer à réduire votre œuvre à Dans ma peau, il y a plusieurs points communs entre les deux films, bien qu’il s’agisse là d’un travail quasi documentaire.
J’admets tout à fait que tout ce que je fais est soit autobiographique, soit transposé, il n’y a pas d’exception. Dans ma peau a été le début de mon mode d’expression qui consiste à utiliser la seule matière que je connaisse : mon corps, mon intériorité, pour raconter ce que je ressens intérieurement. Ma manière de travailler c’est de prendre pour guide mes vraies émotions, encore davantage que mes pensées, et de tisser une histoire autour d’elles. Dans Ma nudité ne sert à rien, il y a une voix off qui fait qu’on comprend directement ce qui se passe dans ma tête, et c’est vrai qu’il s’agit quasiment d’un documentaire. Quelques scènes du film sont des reconstitutions, comme les scènes de sexe bien évidemment et la scène où je suis des personnes à l’hôtel, je n’ai bien sûr jamais fait ça de ma vie (rires).
J’ai fait ce film souvent seule, avec une toute petite caméra et ça n’était pas évident. Je commençais par fixer un cadre dans lequel j’essayais de me glisser, mais comme je n’avais pas de repère il y a certaines images où j’apparais toute coupée. Je suis contente d’avoir réussi à capter ce qu’a fait ma chatte lorsqu’elle fait ses griffes sur mes fesses car c’est la toute dernière fois qu’elle l’a fait. Je m’étais mise exprès en position sur le ventre pour être certaine qu’elle vienne, et à partir du moment où j’ai filmé ça, elle ne l’a plus jamais refait de sa vie.

Il y a cette phrase dans Point de suture : « Gena adore la beauté qui va éclore, ce missile qui vient du futur ». Diriez-vous que cette formule peut décrire votre processus de création ?
Non, cela décrit plutôt mon rapport actuel au monde, rapport que je n’ai pas toujours eu car quand j’avais vingt ans j’étais dans une grande souffrance, et quand j’avais 30 ans aussi. Aujourd’hui ma vie est d’une grande beauté, une grande paix domine ma vie. Je vois cette beauté partout, partout, dans le moindre détail de ma vie, même dans des moments douloureux comme en ce moment à cause du cancer généralisé de ma chatte. Pour revenir à cette phrase, il faut dire que Point de suture a été écrit dans une espèce de transe, en dix jours, et je ne l’ai pas relu. J’étais en train de vivre une sorte d’éveil mystique, donc la phrase que vous citez est une tentative de retranscrire cet éveil. L’héroïne étant comme un alter ego, Point de Suture est comme un saut pour le reste de ma vie.
Au début du roman, Gena est asservie au paraitre car elle se soucie de sa beauté mais une fois qu’elle accepte sa défiguration elle passe à un autre stade. Elle renonce à devenir autre chose qu’un monstre et en renonçant à sa propre beauté, elle redécouvre la magnificence du monde et réalise que tout est mêlé, tout est un. J’ai utilisé une écriture qu’on pourrait dire proche de la synesthésie, c’est-à-dire qu’elle cherche à mélanger tous les champs sensoriels. Gene perçoit le monde à travers son regard, son ouïe, son toucher et le monde entier finit par se mélanger. Quand elle quitte la France, il y a une série de superpositions à tous les étages qui forment comme une symphonie du personnel, même si je ne sais plus si je l’ai exactement formulé comme cela. Je voulais retranscrire cette sensation qui est que tout communique, tout est égal et donc remplaçable.

Avant sa révélation, vous décrivez le personnage de Gena comme quelqu’un qui a toujours peur. La peur est-elle pour vous un moteur de création ?
Pas du tout. Avant sa transformation, Gena a peur de mal faire tout le temps mais de toute façon tous les gens ont peur tout le temps. Elle subit une pression énorme parce qu’elle a peur de perdre tout ce qui constitue un statut : son travail, sa beauté. Sa défiguration la délivre car elle réalise alors qu’elle a tout perdu. C’est comme ça qu’on devient libre.
En acceptant leur propre anormalité, c’est comme si les personnages de votre œuvre gagnaient un pouvoir supplémentaire.
Je suis pas d’accord avec vous, ne serait-ce que parce que Dans ma peau finit très mal, il n’y a ni émancipation ni libération. Lorsque l’héroïne s’enferme dans une chambre d’hôtel pour une ultime mutilation, elle n’en sort plus, elle est complètement figée, elle a perdu le contact avec le monde. Dans ma peau était autobiographique, toutes les automutilations sont vraies. Cela ne veut pas dire que je les faisais sur le plateau, elles ont été reconstituées et le morceau de peau qu’on voit à la fin, c’est bel et bien la mienne. Je l’ai d’ailleurs perdue depuis. Il doit s’agir d’un acte manqué parce que je ne sais pas comment on fait pour perdre sa propre peau, ça me paraît surréaliste.
En tout cas, en faisant ce film j’avais une responsabilité. Il était très important pour moi de ne pas donner aux spectateurs l’impression que s’automutiler c’était hyper sympa, même si je tenais à montrer qu’il y avait une forme de grâce dans ce que faisait l’héroïne. C’est d’ailleurs pour ça que je ne voulais pas qu’une autre actrice la joue, elle y aurait mis de la haine de soi, de la violence, alors qu’il y avait de l’amour et de l’érotisme dans ces mutilations. C’était important pour moi de montrer que ce n’était pas une voie à suivre, d’où la fin très négative. La dernière chose que je voulais, c’est que les gens sortent de la salle avec l’envie de se blesser. Il fallait montrer que cela provenait d’un malaise et que ce n’était absolument pas ultra cool.
Je n’ai jamais revu le film Trouble Every Day de Claire Denis mais je me souviens que je n’avais pas beaucoup apprécié précisément parce que pour une personne comme moi, qui luttait contre de telles pulsions autodestructrices, graves et réelles, il y avait une esthétisation du sang, de la chair. Il n’y avait pas la distance critique de dire « Ne va pas par-là ». J’ai trouvé que ce film ne protégeait pas tous les gens qui se battent toute la journée pour ne pas tuer leur voisin ou pour ne pas se tuer eux-mêmes. Après l’avoir vu, je n’ai pas dormi de la nuit parce que ça avait réveillé l’appétit du sang et le désir de se blesser, le désir de voir la beauté du sang et de le goûter. Encore une fois je n’ai pas revu le film mais mon avis de l’époque est que c’était irresponsable et inacceptable de mettre les gens face à cette esthétisation du sang sans aucun recul, il fallait protéger ceux qui sont trop fragiles pour répondre non à l’appel du sang.

A l’inverse, avez-vous des exemples de films qui traitent cette question-là avec davantage de justesse à vos yeux ?
Des films dont le sujet est l’automutilation je crois que je n’en ai pas vu d’autres, en fait. Il existe bien des séquences isolées dans certains films mais c’est toujours assez plat, on ne voit rien hormis quelques petites cicatrices. On ne voit jamais l’ampleur de la conquête du corps, c’est toujours montré comme une activité mécanique de décharge de tension. Je ne dis pas qu’il ne s’agit pas déjà là d’un signe de mal-être, mais c’est quelque chose qui doit être pris au sérieux.
Dans Dans ma peau, vous faites le choix fort de ne jamais donner d’explication psychologique sur l’origine de ce trouble.
Ah si, justement. Enfin, c’est vrai que je ne m’occupe pas de la genèse de l’état de l’héroïne, je n’interroge pas son rapport à sa mère, à son père, à son enfance. En revanche, il y a bel et bien un élément déclencheur dans le film. La question de l’automutilation naît quand elle va aux toilettes et découvre cette blessure qu’elle n’avait pas vue alors que sa jambe est quand même à moitié arrachée. La question qui nait à ce moment-là est : « Que fait mon corps pendant que je m’occupe d’autre chose que de lui ? A-t-il une vie autonome ? ». En s’automutilant, elle cherche à créer une convergence entre elle-même et son corps. Elle utilise la douleur pour rester connectée à son corps, pour cesser cette dissociation. Cela correspond à mon moi de l’époque, j’avais pas mal de problèmes de dissociation et dépersonnalisation. Je pouvais me trouver dans ma chambre et être persuadée que mon vrai corps se trouvait encore dans le salon, que le corps que j’avais sous les yeux était faux. Il n’y a effectivement pas d’éclairage psychologique sur l’origine de son caractère et de sa problématique mais il y a quand même une raison qui est donnée.

Dans Point de suture, vous accordez au contraire une place certaine à la recherche de cette genèse psychologique dans le passé et l’inconscient de l’héroïne, ce qui rappelle davantage votre film Ne te retourne pas.
Absolument, vous avez tout à fait raison. Dans Ne te retourne pas, je remonte à l’origine du trouble psychique de l’héroïne, une histoire qui lui est arrivée et dont elle n’avait pas conscience. C’est d’ailleurs ce que certains reprochent au film. Certains auraient préféré que je reste dans le vague au lieu de fournir toutes les explications. Or, cela me semblait justement très important car il s’agit pour moi du récit d’un parcours initiatique. Je ne voyais pas comment raconter ce parcours autrement qu’en abordant son origine, quitte à ce que des gens trouvent le dénouement un peu trop explicatif car il donne la solution. Sans rien spoiler, il y a effectivement une dimension psychologique importante également dans Point de suture, la mémoire et le souvenir y sont évoqués, j’y donne des éléments de compréhension de ce qui a fondé et constitué l’héroïne, mais il s’agit surtout d’un livre sensoriel, sensuel.
On parle rarement d’humour en évoquant votre travail, mais j’ai trouvé Point de suture très drôle.
Vous me faites plaisir. Je me suis poilée en l’écrivant. Après l’avoir lu, ma mère m’a demandé si j’étais bourrée en l’écrivant, alors que j’en serais justement incapable (rires). J’ai adoré écrire la scène du diner chez le frère dépressif avec cette mère folle, cette mère qui est d’une violence (rires), ainsi que la scène où elle retrouve son amie en terrasse d’un café.
Justement, dans votre œuvre riche en surgissements, la référence inattendue à Michel Sardou dans cette scène est probablement le surgissement le plus choquant que vous ayez écrit (rires).
(Elle rit et chante entièrement le refrain d’« Être une femme »). Mais j’adore cette chanson, je dansais dessus à treize ans et je l’ai toujours sur mon iPhone. Oui, il y a des éléments de pop culture qui sont datés de mon époque. Le désarroi des autres, c’est ça qui me fait rire. Le désarroi des autres face à son visage aussi. Ce visage, je l’ai d’ailleurs vu. Je suis partie d’un documentaire où a lieu cette opération, j’ai donc vu le résultat provisoire d’avant la réparation, le résultat que Gena décide de garder. C’est irregardable, monstrueux. Le film ne se trouve pas sur internet mais j’ai essayé de décrire du mieux que j’ai pu ce visage monstrueux. Ce n’était pas facile d’expliquer comment le cuir chevelu descend sur le front, j’espère être arrivée à représenter tout cela avec une forme d’humour. Le rire est omniprésent dans le texte, même quand Gena est seule elle a des pensées cocasses.
Ce mélange inattendu entre rire et horreur crée une perte de repères qui m’a rappelé un terme que j’ai souvent envie d’associer à votre œuvre : le grotesque. C’est un terme qui vous convient ?
Bien sûr, c’est d’ailleurs le sens de la citation de Victor Hugo que j’ai placée en exergue. Quand j’étais aux éditions Allia, mon éditeur m’a dit un jour « Ecoutez Marina, à chaque fois que je parle de notre collaboration, les gens me disent que ça doit être terrible de travailler avec vous, que vous devez être ingérable, infernale. Les gens ont de vous une image apocalyptique et je voudrais vous commander un livre à ce sujet, je voudrais que vous m’écriviez ce que ça fait d’être le monstre des autres ». Je lui ai répondu que je ne pouvais pas écrire ce livre parce que je n’avais pas conscience d’être le monstre de qui que ce soit. Rien ne me guidait puisque ce n’est pas quelque chose que je ressens, mais j’ai fini par écrire ce livre. Et au final ce texte ne l’a pas intéressé, en revanche il a intéressé les éditions Abstractions.
Qu’est-ce qui vous a amenée à choisir ce titre?
Rien. A la base, je souhaitais depuis dix ans qu’il s’appelle La Tête cosmos, mais mon éditeur a pensé qu’il n’était pas assez fort et il pensait que Point de suture fonctionnerait mieux. Je suis allée interroger quelques libraires pour savoir qu’est-ce qui interpellerait le plus les gens entre La Tête cosmos et Point de suture et ils ont tous choisi Point de suture, donc j’ai dit ok, mais je ne me suis pas encore entièrement habituée. C’est sûr que c’est un titre pertinent, et je comprends bien que tomber sur un livre nommé La Tête cosmos n’aide pas vraiment à identifier de quel type de texte il s’agit, on se dit que ça risque d’être de la science-fiction.

Avez-vous choisi l’illustration de la couverture ?
J’ai un éditeur génial, Quentin Westrich, qui ne fait rien sans me consulter, tout se fait d’un commun accord. Il m’a proposé ce visuel que j’ai adoré, il ne me l’a jamais imposé, nous n’avons pas ce type de rapport. Il est vraiment très respectueux de mes goûts, de mes choix. Au moment de me proposer son titre, il m’a bien précisé que si j’y tenais vraiment on garderait La Tête cosmos et même chose pour cette image. Il me l’a proposée en me disant qu’on pouvait très bien trouver autre chose si ça ne me plaisait pas mais j’ai adoré ce tableau et j’ai trouvé que cela allait très bien avec le texte. C’est important à dire parce que c’est c’est rare d’avoir autant de respect de la part d’un éditeur. Il a pour moi un respect qui de bout en bout a été remarquable et cela rend le travail très agréable.

Beaucoup de vos admirateurs vous relient volontiers au genre fantastique et à l’horreur, avez-vous l’impression que cela participe à occulter la partie autobiographique de votre œuvre ?
Vous faites bien de me poser la question parce que j’ai l’impression qu’il y a effectivement un malentendu. Les gens m’ont catégorisée comme quelqu’un qui fait des films de genre mais ce n’est pas le cas. Prenez par exemple Ne te retourne pas. Pour moi il ne s’agit pas d’un film fantastique mais d’un drame psychologique qui emprunte des éléments du genre. L’héroïne ne finit pas par découvrir un monde alternatif de nature fantastique ou bien une réalité parallèle altérée. Si la réalité altérée est confirmée comme une réalité, alors on est dans le fantastique. Si la réalité déréglée correspond à un problème psychique qui est dévoilé et expliqué, on quitte le registre fantastique.
Déjà quand les gens ont commencé à qualifier Dans ma peau de film d’horreur je suis tombée des nues. D’ailleurs les gens qui aiment les films d’horreur n’ont pas aimé le film. Je conçois tout à fait qu’il y a des scènes qui ressemblent à de l’horreur mais ce n’est pas un film destiné à faire peur. Quant à Ne te retourne pas, le classer en film de genre je trouve ça un peu con. Il n’y a pas de réalité fantastique, il n’y a ni extraterrestre ni quatrième dimension qui viendrait expliquer la racine du trouble de l’héroïne, on est vraiment dans une métaphore psychologique. Chaque métamorphose qu’elle subit est une métaphore du chemin de régression vers ses origines pour comprendre et assumer sa propre identité. Le seul de mes films à vraiment être un film de genre c’est Dark Touch : l’héroïne possède un don surnaturel, elle s’en sert de façon destructrice pour se défendre, il y a des scènes de tuerie, on est donc pour moi dans un film respectueux des codes classiques du genre.
Entretien réalisé par Gregory Coutaut le 23 octobre 2025. Un grand merci à Clémence Ribette.
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