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		<title>Critique : L&#8217;Inconnue</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 14:50:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe mais personne ne le sait. Alors qu&#8217;il ne sort presque jamais de [&#8230;]</p>
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									<p><strong>À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe mais personne ne le sait. Alors qu&rsquo;il ne sort presque jamais de chez lui, des amis le traînent dans une fête insensée. Il y repère une femme dans la foule, ne peut en détacher le regard, la suit&#8230; Quelques heures plus tard, David se réveille : il est dans le corps de l’inconnue.</strong></p>								</div>
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									<p><b>L&rsquo;Inconnue</b><br />France, 2026<br />D&rsquo;Arthur Harari</p><p>Durée : 2h20</p><p>Sortie : 26/08/2026</p><p>Note : <img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>SOUFFREZ QU&rsquo;UNE AUTRE EN MOI SE GLISSE</strong></h4><p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un mec qui se réveille dans le corps d&rsquo;une femme. Le body switch ou body swappping, situation où deux personnages se retrouvent projetés par magie dans le corps de l&rsquo;autre, est un motif si fantasque qu&rsquo;il n&rsquo;apparait presque jamais ailleurs que dans deux genres cinématographiques : le fantastique (un peu) et la comédie (surtout). Certes, peu de spectatrices ou spectateurs risquent de se rendre à une séance de <strong>L&rsquo;Inconnue</strong> en espérant voir un remake français de <strong>Freaky Friday</strong> mais confirmons-le néanmoins : ce qui distingue avant tout le nouveau film d&rsquo;Arthur Harari des autres récits de ce genre, c&rsquo;est précisément son très grand sérieux.</p><p>Comme dans<strong> Onoda, 10 000 nuits dans la jungle</strong>, ce n&rsquo;est pas parce que le récit possède une dimension invraisemblable que cela doit prêter à rire. Pas franchement fantaisiste, le cinéma d&rsquo;Harari trouve un équilibre intrigant en se frottant concrètement au fantastique. Le cinéaste adapte ici <strong>Le Cas David Zimmerman</strong>, élégante bande dessinée qu&rsquo;il a coécrit avec son frère en 2024, et pousse la fidélité très loin (il peut difficilement sans doute en être autrement lorsqu&rsquo;on adapte son propre matériau). Une différence de taille est cependant à noter : le film est bien moins bavard et se paye même le panache d&rsquo;avoir de longues plages sans quasiment aucun dialogue. Bien vu, pour un film sur la solitude. Solitaire même dans une fête gigantesque, David y fait pourtant la connaissance d&rsquo;une inconnue, il couche avec elle sans attendre et se réveille le lendemain matin dans son corps à elle. </p><p>Comme la BD d&rsquo;origine, <strong>L&rsquo;Inconnue</strong> fait le choix curieux de ne jamais aborder, même du bout des doigts, cette aventure comme une parabole du vécu des personnes trans. D&rsquo;abord terre à terre et urgente, l&rsquo;enquête menée par David à la recherche de la mystérieuse inconnue et de son secret ouvre progressivement des pistes métaphoriques dignes des films d&rsquo;horreur aux sous-textes les plus riches : une contamination mortelle par les rapports sexuels, un invincible mal-être générationnel, une tristesse contagieuse qui ne toucherait que les jeunes. Comme dans la BD d&rsquo;origine, le crescendo disparait pourtant dans un dénouement en queue de poisson où ces belles promesses narratives se voient remplacées par le fantasme bien plus commun de changer de vie et tout recommencer à zéro.</p><p>Ce dernier acte frustrant donne l&rsquo;impression que le très sérieux Harari ne sait pas vraiment quoi faire de la dimension poignante de son récit. D&rsquo;ailleurs, la scène la plus émouvante du film, dans laquelle on retrouve Radu Jude en acteur (un choix méta qui n&rsquo;est pas l&rsquo;idée la plus pertinente ici à l&rsquo;œuvre) s&rsquo;avère en réalité n&rsquo;être qu&rsquo;un rêve. Cela peut se faire pardonner car ce mélange inattendu entre inquiétante mélancolie du récit et intransigeant réalisme de la mise en scène file par moment un sacré vertige. Filmer et raconter un personnage sans le faire parler, sans même parfois filmer son visage, cela demande en effet un sacré talent et le film peut compter sur celui de Léa Séydoux qui livre ici l&rsquo;une des meilleures performances de sa carrière, aux cotés de <strong>France</strong> de Bruno Dumont et <a href="https://lepolyester.com/critique-la-bete/"><strong>La Bête</strong></a> de Bertrand Bonello. Avec ce dernier, <strong>L&rsquo;Inconnue</strong> ne partage peut-être pas autant que prévu la même folie, mais il fait preuve d&rsquo;une ambition digne de la comparaison.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Critique : Memory Of Princess Mumbi</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 13:25:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2093, le cinéaste Kuve se rend à Umata pour filmer un documentaire sur la Grande Guerre des années 2070, [&#8230;]</p>
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									<p><strong>En 2093, le cinéaste Kuve se rend à Umata pour filmer un documentaire sur la Grande Guerre des années 2070, qui a effacé les technologies modernes et fait renaître d&rsquo;anciens royaumes. Il y rencontre Mumbi, qui le met au défi de réaliser son film sans intelligence artificielle. Il commence alors à comprendre que même les plus petits moments peuvent être d&rsquo;une profonde beauté.</strong></p>								</div>
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									<p><b>Memory Of Princess Mumbi</b><br />Kenya, 2025<br />De Damien Hauser</p><p>Durée : 1h20</p><p>Sortie : 26/08/2026</p><p>Note : <img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>VESTIGES DU FUTUR</strong></h4><p>Ne prenez pas la peine de lire le résumé de ce film. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;il vienne gâcher une surprise en en divulguant trop, c&rsquo;est au contraire qu&rsquo;il ne traduit qu&rsquo;une toute petite partie de l&rsquo;imprévisible mosaïque qu&rsquo;est <strong>Memory of Princess Mumbi.</strong> Cette histoire de princesse du futur est à la fois au cœur du récit et presque entièrement superflue au plaisir et à la compréhension du visionnage, et ce par un numéro d&rsquo;équilibriste scénaristique qu&rsquo;on est bien en peine de décrire tant il relève du tour de passe-passe. Récit d&rsquo;amour fou, voix off et grands violons : les toutes premières scènes du film paraissent obéir à la grammaire habituelle du mélo. Or, ce sont là les uniques minutes où l&rsquo;ensemble donne l&rsquo;impression d&rsquo;être sur des rails familiers. Tant mieux.</p><p>S&rsquo;il fallait à notre tour tenter de résumer l&rsquo;histoire folle de <strong>Memory of Princess Mumbi</strong>, nous dirions qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une comédie romantique entre un garçon et une fille qui rêvent de faire un film qui rende les gens heureux. Nous suivons donc les aventures sous la forme d&rsquo;un faux making of entrecoupé du résultat de leur travail, un film dans le film au récit pas très éloigné de ce qu&rsquo;ils vivent. De plus, tout ceci se déroule effectivement dans un pays africain imaginaire, dans un futur distant qui ressemble parfois drôlement au présent et parfois pas du tout. Pour être entièrement honnête, la véritable trame narrative est souvent trop chaotique pour être suivie de près, mais cette perte de repères n&#8217;empêche pas le charme de cette fantaisie qui file à toute allure.</p><p>Fantasque, <strong>Memory of Princess Mumbi</strong> ne l&rsquo;est pas que par son récit. Le film fourmille de propositions visuelles étonnantes. Les scènes de danses sont filmées avec un dynamisme digne d&rsquo;un clip musical et le texte qui apparait parfois à l&rsquo;écran est d&rsquo;une grosse police jaune qui rappelle la blacksploitation, offrant un mélange à la fois pop et pulp. De plus, plusieurs images du film sont générées par intelligence artificielle, mais l&rsquo;utilisation de cette dernière n&rsquo;est pas naïve. Malicieusement intégrée aux récits (dans ce futur où les nouvelles technologies ont été bannies, les deux apprentis cinéastes ne sont pas d&rsquo;accord sur son usage), cette technique vient apporter un niveau de lecture supplémentaire au long métrage.</p><p>Le mouvement artistique contemporain de l&rsquo;afrofuturisme (auquel <strong>Memory&#8230;</strong> se rattache aisément) trouve son origine dans le désir de palier par l&rsquo;imagination extrême un manque de variété de représentations des vécus du continent africain. La manière dont le cinéaste kenyan et suisse Damien Hauser utilise donc la machine à fantasmes qu&rsquo;est l&rsquo;IA fait preuve d&rsquo;une certaine ironie (les logiciels utilisés sont carrément remerciés au générique de fin) au moment de venir illustrer par instants cette histoire d&rsquo;héritiers princiers de royaumes disparus. Au-delà de cette dimension arty/meta, ce long métrage parmi les plus singuliers de l&rsquo;année se regarde avec appétit, comme si nous nous trouvions face au bric-à-brac d&rsquo;un coffre à trésor cinématographique mal rangé mais chatoyant.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>La sélection du Festival de Deauville 2026</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 10:14:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 52e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville aura lieu du 4 au 13 septembre. Sa sélection a [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La 52e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville aura lieu du 4 au 13 septembre. Sa sélection a été dévoilée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">13 longs métrages figurent en compétition cette année, parmi lesquels deux films déjà évoqués avec enthousiasme sur Le Polyester : <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-a-prayer-for-the-dying/">A Prayer for the Dying</a></strong> de Dara Van Dusen et <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-queen-at-sea/">Queen at Sea</a></strong> de Lance Hammer. Découvrez les films en lice ci-dessous.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="467" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/02/a-prayer-for-the-dying-1-1024x467.jpg" alt="" class="wp-image-69785" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/02/a-prayer-for-the-dying-1-1024x467.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/02/a-prayer-for-the-dying-1-300x137.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/02/a-prayer-for-the-dying-1-768x350.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/02/a-prayer-for-the-dying-1-1536x700.jpg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/02/a-prayer-for-the-dying-1.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>A Prayer for the Dying</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Prayer for the Dying</strong>, Dara Van Dusen<br><strong>Club Kid</strong>, Jordan Firstman<br><strong>Company</strong>, Casey Affleck<br><strong>Everybody Digs Bill Evans</strong>, Grant Gee<br><strong>Here I&rsquo;m Alive</strong>, Joshua Z. Weinstein<br><strong>I&rsquo;ll Be Gone in June</strong>, Katharina Rivilis<br><strong>If I Go Will They Miss Me</strong>, Walter Thompson-Hernández<br><strong>The Liberation</strong>, Guy Nattiv<br><strong>Méli-Mélo</strong> (<strong>Tangles</strong>), Leah Nelson<br><strong>Mouse</strong>, Kelly O&rsquo;Sullivan et Alex Thompson<br><strong>Party USA</strong>, Jared Sprouse<br><strong>Queen at Sea</strong>, Lance Hammer<br><strong>Test</strong>, Sam McConnell</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des avant premières hors compétition, citons <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-her-private-hell/">Her Private Hell</a></strong> de Nicolas Winding Refn, <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-the-man-i-love/">The Man I Love</a></strong> d&rsquo;Ira Sachs ou encore <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-teenage-sex-and-death-at-camp-miasma/">Teenage Sex and Death at Camp Miasma</a></strong> de  Jane Schoenbrun.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="467" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/Teenage-Sex-and-Death-at-Camp-Miasma-1-1024x467.jpg" alt="" class="wp-image-71790" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/Teenage-Sex-and-Death-at-Camp-Miasma-1-1024x467.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/Teenage-Sex-and-Death-at-Camp-Miasma-1-300x137.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/Teenage-Sex-and-Death-at-Camp-Miasma-1-768x350.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/Teenage-Sex-and-Death-at-Camp-Miasma-1-1536x700.jpg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/Teenage-Sex-and-Death-at-Camp-Miasma-1.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Teenage Sex and Death at Camp Miasma</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Accompanist,</strong> Zach Woods<br><strong>Bunker</strong>, Florian Zeller<br><strong>Butterfly Jam</strong>, Kantemir Balagov<br><strong>Les Contrebandiers</strong> (<strong>The Weight</strong>), Padraic McKinley<br><strong>Diamond</strong>, Andy Garcia<br><strong>Her Private Hell</strong>, Nicolas Winding Refn<br><strong>L&rsquo;Île des souvenirs</strong> (<strong>Forgotten Island</strong>), Joel Crawford et Januel P. Mercado<br><strong>L&rsquo;Invitation</strong> (<strong>The Invite</strong>), Olivia Wilde<br><strong>The Last Day</strong>, Rachel Rose<br><strong>The Last Pickpocket in New York</strong>, Noah Segan<br><strong>The Man I Love</strong>, Ira Sachs<br><strong>Mother Mary</strong>, David Lowery<br><strong>Only What We Carry</strong>, Jamie Adams<br><strong>Pressure</strong>, Anthony Maras<br><strong>Stop! That! Train!</strong>, Adam Shankman<br><strong>Teenage Sex and Death at Camp Miasma</strong>,  Jane Schoenbrun<br><strong>Victorian Psycho</strong>, Zachary Wigon</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une sélection de documentaires et des rétrospectives complètent cette sélection. Susan Sarandon, Faye Dunaway, Ethan Hawke ou encore Brendan Fraser font partie des actrices et acteurs qui recevront un hommage cette année. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez tous les détails <a href="https://www.festival-deauville.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur le site officiel</a>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Nicolas Bardot</strong></p>



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		<title>Festival de Locarno &#124; Critique : You Don&#8217;t Belong Here</title>
		<link>https://lepolyester.com/critique-you-dont-belong-here/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 06:48:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Locarno]]></category>
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		<category><![CDATA[Roumanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marius est médecin-chef dans un hôpital de sa petite ville natale et élève seul son fils adolescent, Ioan, depuis le [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Marius est médecin-chef dans un hôpital de sa petite ville natale et élève seul son fils adolescent, Ioan, depuis le décès de sa femme. Professionnel sûr de lui, il ignore tout de ce que fait son fils la nuit, lequel parcourt la ville à vélo et vandalise des voitures avec une bande de justiciers masqués. Le monde de Marius bascule lorsqu’il apprend que la police soupçonne son fils de meurtre.</strong></p>								</div>
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									<p><b>You Don&rsquo;t Belong Here</b><br />Roumanie, 2026<br />De Florin Șerban</p><p>Durée : 2h34</p><p>Sortie :-  </p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/3-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>LA VILLE EST TRANQUILLE</strong></h4><p><em>« Tu n&rsquo;as rien à faire ici »</em>. Le message qui donne son titre à ce film roumain est le slogan raciste qu&rsquo;une bande de jeunes colle en cachette sur les voitures dans un quartier habité par des Roms. Lors d&rsquo;un de ces raids nocturnes à vélo, l&rsquo;un de ces jeunes se bat avec un Rom, le frappe à la tête, le laisse pour mort et fuit la scène. Une fois passée cette scène de groupe en extérieur,<strong> You Don&rsquo;t Belong Here</strong> ne propose au contraire plus que des scènes d&rsquo;intérieurs, derrière des portes qu&rsquo;on souhaiterait bien laisser fermées (celle d&rsquo;un hôpital où l&rsquo;on entre décidemment comme dans un moulin, d&rsquo;un bureau réservé aux patrons qui savent tout mieux que tout le monde, d&rsquo;un foyer dans lequel la police n&rsquo;a pas besoin de perquisitions pour entrer). Le crime a eu lieu sur une voie publique, mais l&rsquo;affaire doit à tout prix rester privée, quitte à se voiler la face comme le protagoniste qui voit son fils rentrer avec des blessures en plus et un vélo en moins, tiens tiens.</p><p>Faut-il privilégier la justice ou la famille ? Centré sur le personnage du père plutôt que du fils,<strong> You Don&rsquo;t Belong Here</strong> est un drame en forme de parabole sur un dilemme moral. Cette famille de film a beau être représentée sur tous les continents, et les questions philosophiques qu&rsquo;elle soulève ont beau être supposément universelles, combien de fois avez-vous vu un de ces films centré sur un personnage féminin ? Il faut croire que seuls les hommes ont le droit d&rsquo;être perçus comme neutres. Certes, l&rsquo;arrogance des mecs est justement ce qui est critiqué ici, mais cette pique a bon dos au moment de nous faire subir les tunnels de vieux gars refusant d&rsquo;admettre leur défauts, alors même que l&rsquo;unique personnage féminin n&rsquo;offre rien de passionnant en contrepartie. La punition se fait attendre, et elle finit par arriver.</p><p>Le cinéaste Florin Șerban (dont le dernier film a être sorti dans les salles françaises était <strong>Box</strong>, il y a dix ans) suit ici avec succès une recette typiquement roumaine. La caméra est toujours fixe, les décors extérieurs menacent d&rsquo;engloutir les personnages filmés de loin,  les silences qui disent beaucoup s&rsquo;alternent avec des monologues qui cachent beaucoup, les séquences sont longues mais pas excessivement (à l&rsquo;exception peut-être de la toute dernière), et le suspens se met en place avec un savoir-faire horloger, certes lent mais jamais trop. A chaque fois que le film fait mine de devenir vraiment radical à force d&rsquo;exigence, il sait freiner à temps et demeurer accessible jusqu&rsquo;au bout.</p><p>Il y a sans doute un parallèle à faire entre le Léopard d&rsquo;or gagné cette semaine à Locarno par <strong>You Don&rsquo;t Belong Here</strong> et la Palme d&rsquo;or gagnée <strong>Fjord</strong> il y a quelque mois (et qui, hasard du calendrier, sort justement en salles en ce moment). Il y a vingt ans, la première palme gagnée par Cristian Mungiu (<strong>4 mois, 3 semaines, 2 jours</strong>) avait quelque chose de très contemporain et novateur. Le cinéma d&rsquo;auteur roumain était alors en pleine nouvelle vague et ce qui était radical à l&rsquo;époque est aujourd&rsquo;hui devenu familier et donc paradoxalement prévisible. Soit dit en passant, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs une formule que l&rsquo;on pourrait appliquer également aux frères Dardenne. La radicalité existe bien sûr toujours en Roumanie, mais elle se trouve désormais bien plus dans l’œuvre folle de Radu Jude que dans ce type de drames taiseux remplis de dignité. <strong>You Don&rsquo;t Belong Here</strong> est solidement mis en scène et interprété, mais il ne vaut mieux pas en attendre de surprise, surtout si l&rsquo;on a vu le similaire <strong>Policier, Adjectif</strong> il y a déjà dix sept ans.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>La compétition du Festival de San Sebastian 2026 complétée</title>
		<link>https://lepolyester.com/la-competition-du-festival-de-san-sebastian-2026-completee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 07:33:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[San Sebastian]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle édition du Festival de San Sebastian aura lieu du 18 au 26 septembre. Le festival sera à suivre [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/la-competition-du-festival-de-san-sebastian-2026-completee/">La compétition du Festival de San Sebastian 2026 complétée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle édition du Festival de San Sebastian aura lieu du 18 au 26 septembre. Le festival sera à suivre comme chaque année sur Le Polyester. Une première partie de sa compétition a été dévoilée le mois dernier. Six nouveaux titres viennent d&rsquo;être ajoutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les films ajoutés, citons <strong>The Debut</strong> de l&rsquo;Américain Jesse Eisenberg, <strong>On Behalf of My Son</strong> du Brésilien Gabriel Martins (<strong><a href="https://lepolyester.com/critique-au-coeur-du-monde/">Au cœur du monde</a></strong>) ou encore <strong>Brace Your Heart </strong>de la Suédoise Amanda Kernell (<a href="https://lepolyester.com/critique-sami-une-jeunesse-en-laponie/"><strong>Sami, une jeunesse en Laponie</strong></a>, <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-charter/">Charter</a></strong>). Découvrez ces ajouts ci-dessous. L’an passé, c’est <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-los-domingos/">Les Dimanches</a></strong> de l’Espagnole Alauda Ruiz de Azúa (<a href="https://lepolyester.com/entretien-avec-alauda-ruiz-de-azua/">lire notre entretien</a>) qui a été sacré.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="467" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/the-debut-1024x467.jpg" alt="" class="wp-image-73919" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/the-debut-1024x467.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/the-debut-300x137.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/the-debut-768x350.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/the-debut-1536x700.jpg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/the-debut.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>The Debut</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bian Jing</strong> (<strong>Border</strong>), Ah Biao<br><strong>Les Misérables</strong>, Fred Cavayé<br><strong>The Debut</strong>, Jesse Eisenberg<br><strong>Garrat du váimmu</strong> (<strong>Brace Your Heart</strong>), Amanda Kernell<br><strong>Vicentina pede desculpas</strong> (<strong>On Behalf of My Son</strong>), Gabriel Martins<br><strong>Krux</strong>, Tony Vahl</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les films déjà annoncés :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5 minutos más</strong>&nbsp;(<strong>5 more minutes</strong>), Javier Ruiz Caldera<br><strong>7:40 ce matin-là</strong>, Nicole Garcia<br><strong>Artakalan&nbsp;</strong>(<strong>What Remains</strong>), Yeşim Ustaoğlu<br><strong>Glaxo</strong>, Benjamín Naishtat<br><strong>El mal padre</strong>, Roberto Bueso<br><strong>Markens Grode</strong>&nbsp;(<strong>Growth of the Soil</strong>), Hans Petter Moland<br><strong>Mis muertos tristes</strong>&nbsp;(<strong>My Sad Dead</strong>), Pablo Larraín<br><strong>Muyou no Hito</strong>&nbsp;(<strong>In My Father’s Room</strong>), Maha Harada<br><strong>Sants&nbsp;</strong>(<strong>Saints</strong>), Mikel Gurrea<br><strong>Tender Loving Care</strong>, Mike Leigh</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.sansebastianfestival.com/in/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le site officiel</a></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Nicolas Bardot</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">| Suivez Le Polyester sur&nbsp;<a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a>&nbsp;|</p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/la-competition-du-festival-de-san-sebastian-2026-completee/">La compétition du Festival de San Sebastian 2026 complétée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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		<title>Festival de Locarno &#124; Critique : The House on the Moon</title>
		<link>https://lepolyester.com/critique-the-house-on-the-moon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 13:33:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Locarno]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la Maison sur la Lune vivent Chang Er, une jeune fée, et son amoureux, le grand archer Qui-tire-sur-le-Soleil, Hou [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/critique-the-house-on-the-moon/">Festival de Locarno | Critique : The House on the Moon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="73820" class="elementor elementor-73820">
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									<p><strong>Dans la Maison sur la Lune vivent Chang Er, une jeune fée, et son amoureux, le grand archer Qui-tire-sur-le-Soleil, Hou Yi. Lorsque Hou Yi disparaît en tentant de sauver le soleil mourant, Chang Er part à sa recherche et se lance dans un périple vers la face cachée de la Lune en compagnie d’un astronaute terrien.</strong></p>								</div>
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									<p><b>The House on the Moon</b><br />Singapour, 2026<br />De Nelson Yeo</p><p>Durée : 1h39</p><p>Sortie : &#8211;</p><p>Note : <img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>COMBAT D&rsquo;AMOUR EN SONGE</strong></h4><p>En une poignée d&rsquo;années seulement, le cinéaste singapourien <a href="https://lepolyester.com/entretien-avec-nelson-yeo-through-your-eyes/">Nelson Yeo</a> est devenu un habitué du Polyester grâce à son œuvre déjà très éclectique et riches en fantômes divers. Il y a eu ceux aux songes intellectuels et mélancoliques de <a href="https://lepolyester.com/critique-dreaming-dying/"><strong>Dreaming &amp; Dying</strong></a> (prix du meilleur premier long métrage à Locarno en 2023), ceux pris dans les scénarios morbides et ludiques de <strong>Durian Durian</strong> (parmi<a href="https://lepolyester.com/les-10-meilleurs-courts-metrages-du-festival-de-rotterdam-2025/"> les meilleurs courts vus à Rotterdam en 2025</a>) et ceux hantant la discothèque intime de <strong>Through Your Eyes</strong> (qui figurait dans <a href="https://lepolyester.com/dossier-2025-les-20-meilleurs-courts-metrages-de-lannee/">notre top de fin d&rsquo;année des meilleurs courts de 2025</a>). Aujourd&rsquo;hui en compétition à Locarno avec son second long métrage, le cinéaste change une nouvelle fois complètement de registre.</p><p>Mais quel est le registre dont il est question dans <strong>The House of the Moon</strong> ? Les protagonistes sont ceux d&rsquo;une célèbre légende chinoise, un couple d&rsquo;amants maudits condamnés à vivre sur des planètes séparées, mais Nelson Yeo propose sa propre version bien étonnante du conte, et pas seulement à coup de musiques anachroniques (cold wave ou techno minimaliste) ou parce que les effets manuels (comme cette bien jolie brume) sont couplés d&rsquo;effets numériques contemporains. On retrouve ici bien sûr beaucoup d&rsquo;éléments du Wu Xia (chatoyants costumes, arts martiaux aux chorégraphies virevoltantes et même volantes) mais il est également question de science-fiction et de vaisseau spatial.</p><p>Absurde ? Seulement en apparence. Nelson Yeo dit avoir souhaité ici rendre hommage à un pan bien précis de sa cinéphilie : les productions hongkongaises du début des années 90 qu&rsquo;il découvrait enfant au vidéo club, des films dont l&rsquo;éclectisme de tons et de registres mérite effectivement d&rsquo;être vanté et pris au sérieux. Comme dans ce matériau d&rsquo;origine, la fantaisie est présente dans <strong>The House on the Moon</strong> (l&rsquo;héroïne est emprisonnée sur la lune car elle a « bu un truc qui ne fallait pas » sur terre, vraiment ?) mais l&rsquo;hommage est fait sans moquerie ni cynisme. Passé au filtre contemporain de Yeo, le grand mélange qui était à l&rsquo;œuvre dans ces productions d&rsquo;époque soufre peut-être d&rsquo;un tour de moulinet de trop. On pourrait formuler cela généreusement en disant que <strong>The House on the Moon</strong> possède la logique d&rsquo;un poème et enchaine les visions dans des décors étonnants plutôt qu&rsquo;il ne cherche à maintenir un récit limpide, et il y a bien sûr quelque chose d&rsquo;à la fois excitant et émouvant à voir mélangées avec amour des scènes évoquant tant <strong>Histoires de fantômes chinois</strong> que <strong>Les Cendres du temps</strong>, mais le début du récit, digne d&rsquo;un monologue improvisé par M1ss Jade So, est si ardu à suivre qu&rsquo;il demande un vrai saut de foi.</p><p>Avec ses apparences labyrinthiques,  <strong>The House on the Moon</strong> n&rsquo;est sans doute pas le film le plus facile d&rsquo;accès du cinéaste, mais il possède au moins un charme et un panache unique : celui d&rsquo;être complètement en décalage avec l&rsquo;air du temps. La patience requise est récompensée par la découverte progressive d&rsquo;un merveilleux grimoire visuel, où il est question de fontaine de jouvence fluo et de divinités capables de se transformer en livre volant. Voilà un film dont on sort avec l&rsquo;impression rare et précieuse d&rsquo;avoir fait un rêve ivre.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Festival de Locarno &#124; Critique : O jacaré</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 13:28:23 +0000</pubDate>
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									<p><strong>Reboleira, une banlieue de Lisbonne. Le butin d’un braquage a mystérieusement disparu. Dans la zone bouclée par la police, les rumeurs vont bon train et les spéculations s’enchaînent. Parmi les habitant et les habitantes, toute une galerie de personnages hauts en couleur rêvent de mettre la main sur le butin. Qui réussira à s’en emparer en premier ?</strong></p>								</div>
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									<p><b>O jacaré</b><br />Suisse/Portugal, 2026<br />De Basil Da Cunha</p><p>Durée : 1h35</p><p>Sortie : &#8211;</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/3-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>AUX VOLEURS</strong></h4><p>Un caïman s&rsquo;est échappé, c&rsquo;est les informations télévisées qui le disent, mais cette nouvelle absurde provoque bien moins la panique chez les personnages qu&rsquo;une opportunité de plus de s&rsquo;envoyer des insultes à la figure : <em>« ce caïman a une aussi grande bouche que toi, alors ferme la »</em> se balance-t-on sans même prendre le temps de réfléchir. Pas le temps de réagir non plus lorsqu&rsquo;un accident de voiture a lieu dans la rue et que le chauffard disparait illico (ne clignez pas des yeux pour ne pas rater le cameo éclair de Carloto Cotta), laissant derrière lui son épave et peut-être le butin d&rsquo;un braquage. Il n&rsquo;y a pas vraiment le temps de quoi que ce soit dans <strong>O jacaré</strong>, comédie sociale et film choral où règne le chaos.</p><p>Le cinéaste suisse et portugais Basil Da Cunha filme la communauté racisée qui vit à Reboleira, un quartier périphérique de Lisbonne bientôt voué à la destruction. Le cinéaste dit avoir souhaité offrir à ces habitants « une dernière danse avant sa disparition » et de fait, <strong>O jacaré</strong> a beau être peuplé de gros bras armés, de magouilleuses en tout genre et donc d&rsquo;un caïman en liberté, le résultat ressemble moins à un film noir classique qu&rsquo;à un carnaval. Les divers protagonistes s&rsquo;avèrent incapables de conserver bien longtemps la main sur le fric ou sur le dangereux animal, ou même de tirer sur autre chose qu&rsquo;une piscine gonflable, mais le cinéaste pose sur eux un regard suffisamment attendri et valorisant pour éviter tout folklorisme moqueur. Cette ronde d&rsquo;arnaques et de poursuites obéit à un fil narratif qui possède sa part de répétition et (paradoxalement) de prévisibilité, mais elle fait aussi preuve d&rsquo;une dose sympathique de mauvais esprit.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut</span></strong></p>								</div>
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		<title>Festival de Locarno &#124; Critique : I Rarely Wake Up Dreaming</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 13:15:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’amour d’Olya et Oleh, un jeune couple queer ukrainien, est mis à l’épreuve lorsque la transition de genre de l’un.e [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/critique-i-rarely-wake-up-dreaming/">Festival de Locarno | Critique : I Rarely Wake Up Dreaming</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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									<p><strong>L’amour d’Olya et Oleh, un jeune couple queer ukrainien, est mis à l’épreuve lorsque la transition de genre de l’un.e des deux se heurte à la vaste invasion russe. Alors que la guerre réduit et défie les frontières du masculin et du féminin, le couple se bat pour préserver ce qui l’unit et sa façon de se percevoir. Que signifie être un homme dans un pays qui se bat pour son identité et sa survie ?</strong></p>								</div>
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									<p><b>I Rarely Wake Up Dreaming</b><br />Allemagne/Ukraine, 2026<br />De Isabelle Stever</p><p>Durée : 1h40</p><p>Sortie : &#8211;</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/3-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>LA FEMME DU DÉSERTEUR</strong> </h4><p>Repéré à la Berlinale en 2022 avec leur premier film <strong>Grand Jeté</strong>, Le duo formé par la cinéaste allemande Isabelle Stever et la scénariste et critique ukrainienne Anna Melikova est aujourd&rsquo;hui en compétition au Festival de Locarno avec <strong>I Rarely Wake Up Dreaming</strong>. Contrairement à l&rsquo;autre long métrage ukrainien du festival, le conte fantastique <strong>Demony</strong>, ce nouveau film ne prend pas de chemin métaphorique pour parler de la guerre imposée par la Russie. Quoique. Après tout, le fil rouge du scénario consiste en un quasi parallèle entre l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine et le coming out trans d&rsquo;un des protagonistes.</p><p>Formulé ainsi, il y aurait de quoi craindre le mauvais goût. Les premières scènes d&rsquo;<strong>I Rarely Wake up Dreaming</strong> nous plonge d&rsquo;ailleurs dans une dispute conjugale aux dialogues particulièrement mélodramatiques et artificiels tels que <em>« Je suis entrée dans une relation contre mon gré »</em> ou <em>« Tu m&rsquo;a pourtant promis que tu resterais toujours la même personne »</em>. Cette séquence s&rsquo;avère heureusement être un flash-forward et le film redémarre rapidement sur des rails un peu plus facilement digestes. Nous sommes fin 2021, la télévision diffuse des discours de Zelensky appelant à l&rsquo;unité et à l&rsquo;espoir en l&rsquo;avenir. De l&rsquo;espoir, le couple de protagonistes amoureux en a à revendre. Oleh est un mec trans qui vient d&rsquo;avoir ses nouveaux papiers indiquant sa véritable identité de genre. Dans l&rsquo;euphorie du moment, il demande en mariage Olya, ravie de pouvoir rassurer ironiquement sa mère en lui disant qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus lesbienne et qu&rsquo;elle s&rsquo;est enfin trouvé un mari.</p><p>Puis la guerre éclate, et le couple envisage de quitter le pays. Or aucun homme de moins de 61 ans n&rsquo;a le droit de quitter le territoire, alors que faire ? Le meilleur passage du film réside dans une séquence répondant directement à cette question : une reconstitution immersive et brillamment mise en scène du chaos qui régnait dans les postes où des gardes frontières tentait de guider des foules de citoyens apeurés. Le face-à-face cinglant qui oppose une militaire zélée à Oleh, reniant sa nouvelle identité et se faisant en vain passer pour une femme, est sans doute le point d&rsquo;orgue d&rsquo;<strong>I Rarely Wake Up Dreaming</strong>.</p><p>Le reste du long métrage, situé dans une Ukraine désormais envahie, manque de relief en comparaison et retrouve en quelque sorte ses grands airs des débuts en posant mot pour mot des questions trop grandioses telles que <em>« ça veut dire quoi être un homme en temps de guerre ? « </em>. Coincé entre des générations aux actions différentes (vieux blasés ou jeunes naïfs actifs sur les réseaux sociaux), Oleh repousse le plus longtemps possible le moment d&rsquo;aller prendre les armes, et au moment où celui-ci regarde finalement la caméra dans les yeux depuis l&rsquo;intérieur des tranchées, on se demande quel regard le film pose sur sa destinée.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut</span></strong></p>								</div>
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		<title>Les 10 meilleurs courts métrages du Festival de Locarno 2026</title>
		<link>https://lepolyester.com/les-10-meilleurs-courts-metrages-du-festival-de-locarno-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 09:42:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de Locarno est l&#8217;un des rendez-vous annuels les plus excitants en ce qui concerne les courts métrages. La [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le Festival de Locarno est l&rsquo;un des rendez-vous annuels les plus excitants en ce qui concerne les courts métrages. <a href="https://lepolyester.com/category/festivals/locarno/">La 79e édition du festival suisse</a> s&rsquo;achève ce weekend et cette année encore, les différentes sections (nationale, internationale et <em>Corti d&rsquo;autore</em> pour les cinéastes ayant déjà signé des longs métrages) ont offert un panorama particulièrement éclectique et stimulant de la création contemporaine. En parallèle du <a href="https://lepolyester.com/le-palmares-du-festival-de-locarno-2026/">palmarès officiel</a> qui vient d&rsquo;être dévoilé, voici la liste des dix œuvres qui nous ont le plus enthousiasmé lors de cette édition, sur près de 45 courts vus.</strong></h4>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/A-Sweet-Day-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-73795" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/A-Sweet-Day-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/A-Sweet-Day-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/A-Sweet-Day-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/A-Sweet-Day.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>A Sweet Day</em> | Omid Abdollahi (Iran)</strong><br><em>L’histoire :</em> Après une longue séparation, une jeune femme obtient enfin une visite conjugale auprès de son mari incarcéré. Elle décide alors de revivre un moment romantique dans la rude ambiance apathique de la prison.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> On croit reconnaitre d&rsquo;avance ici toutes les qualités narratives familières du cinéma iranien, mais derrière le savoir-faire narratif et un sens du décor notable, deux surprises contradictoires viennent nous cueillir : d&rsquo;abord la sensualité qui habite la protagoniste puis un couperet cruel qui vient retransformer cette vignette carcérale en cinglant cauchemar kafkaïen.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/As-a-Cure-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-73796" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/As-a-Cure-1024x683.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/As-a-Cure-300x200.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/As-a-Cure-768x512.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/As-a-Cure.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">•<strong> <em>As A Cure</em> | Dorothea Sing Zhang (Chine)</strong><br><em>L’histoire :</em> Une jeune fille fouille le désert pour retrouver sa carte d’identité afin de s’inscrire à l’académie de l’Opéra de Pékin.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> Elégamment posé en équilibre sur un fil de funambule entre parabole philosophique et réalisme social, <strong>A Cure</strong> offre la vision vertigineuse d&rsquo;une enfant à moitié ensevelie, sentant le poids du monde sur ses épaules face à l&rsquo;immensité des dunes qui l&rsquo;attendent dans le désert du monde adulte.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Aurora-Borealis-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-73797" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Aurora-Borealis-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Aurora-Borealis-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Aurora-Borealis-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Aurora-Borealis.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>Aurora Borealis</em> | Valeriya Kim (Hongrie)</strong><br><em>L’histoire :</em> En suivant deux oursons polaires nés en captivité au parc animalier hongrois de Nyíregyháza, le film interroge le déracinement et la transmission de la nostalgie d’une terre natale jamais connue.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> D&rsquo;adorables oursons polaires barbotent dans un zoo, dans une cage dont la toile de fond reproduit un paysage de banquise, mais à quels yeux est véritablement destiné un tel artifice ? Peut-être elle-même déracinée, la réalisatrice se filme en train de regarder cet étrange et amer décalage horaire face à une terre natale inconnue, oubliée et fantasmée.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/The-Bovine-Comedy-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-73802" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/The-Bovine-Comedy-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/The-Bovine-Comedy-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/The-Bovine-Comedy-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/The-Bovine-Comedy.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>The Bovine Comedy</em> | Ratchapoom Boonbunchachoke (Thailande)</strong><br><em>L’histoire :</em> Dans un futur où les vaches ont presque disparu, Phop, un riche éleveur, possède le dernier taureau d’Asie du Sud-Est. Le vieil animal produisant peu de sperme, Phop compte sur la technique manuelle de Jon, un ouvrier pauvre. Phop se sent attiré par les mains de Jon.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> Le réalisateur de<strong> <a href="https://lepolyester.com/critique-a-useful-ghost/">Fantôme utile</a></strong> utilise à nouveau avec succès son mélange de sensualité tordue (un patron handicapé et louche engage un inséminateur de bœuf pour le masturber) et de futurisme pop, avec à la clé cette fois-ci une critique bien plus mordante et brutale du monde du travail et de l&rsquo;exploitation des travailleurs. Le film a remporté le prix principal de la section <em>Corti d&rsquo;autore</em>.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Las-damas-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-73798" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Las-damas-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Las-damas-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Las-damas-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Las-damas.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>Las Damas</em> | Camille Zéhenne (France)</strong><br><em>L’histoire :</em> Alba, en résidence à la Casa de Velázquez, peine à trouver sa place dans le monde et dans son corps. Elle découvre au cours de ses recherches la Dama de Elche, une statue à l’origine mystérieuse, qui l’obsède.<br><em>Pourquoi on l’aime : </em>Et si les leçons les plus utiles s&rsquo;apprenaient la nuit, en cachette? A moitié larguée parmi ses colocataires d&rsquo;une résidence d&rsquo;artistes, une jeune femme trouve la clé de son très sérieux travail de plasticienne en pratiquant une délicieuse école buissonnière onirique, queer et sexy où les frontières n&rsquo;existent plus. Cette étrange leçon d&rsquo;Histoire de l&rsquo;art a reçu une mention spéciale méritée.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="578" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Melk-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-73799" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Melk-1024x578.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Melk-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Melk-768x433.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Melk.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>Melk</em> | Filip Anthonissen (Belgique)</strong><br><em>L’histoire :</em> Après avoir tué le poisson préféré de sa mère, Charel s’enfuit de chez lui. Lorsqu’il revient, bien décidé à se racheter, c’est le chaos total.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> <strong>Melk</strong> est conte campagnard, candide et morbide à la fois, remixé par un traitement visuel fou situé quelques part entre anamorphoses malaisantes et <em>bad painting</em> hors-normes, entre cauchemar grotesque en enfantillages imprévisibles. L&rsquo;un des films les plus uniques et potentiellement clivants de cette édition, et le grand gagnant de la compétition internationale.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Obscura-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-73800" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Obscura-1024x576.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Obscura-300x169.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Obscura-768x432.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Obscura.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>Obscura</em> | Timoteus Anggawan Kusno (Indonésie)</strong><br><em>L’histoire :</em> Hantés par la nostalgie d’un lieu qu’ils n’ont jamais connu, les employés d’une galerie volent une toile Mooi Indië et roulent vers la mer. Le karaoké keroncong et des figures des archives coloniales font de leur fuite un rêve tissé de souvenirs de seconde main.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> Un vol de tableau qui ne ressemble pourtant pas du tout à un film policier, une recette de cuisine en ligne qui parle en réalité de tout autre chose, un karaoké dont les paroles traduisent un inconscient collectif&#8230; chaque vignette qui compose <strong>Obscura</strong> ressemble à un tableau absurde et burlesque tout en décalages, mais contient l&rsquo;émouvant fantôme d&rsquo;une Histoire coloniale oubliée.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Private-Property-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-73801" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Private-Property-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Private-Property-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Private-Property-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Private-Property.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>Private Property</em> | Deepak Rauniyar (Etats-Unis/Népal)</strong><br><em>L’histoire :</em> Une station-service américaine. Deux exclus – Maya, immigrée népalaise travaillant de nuit pour se bâtir un avenir, et Danny, vétéran noir sans domicile, en quête de chaleur et d’un abri – se disputent un petit espace. Maya saisit la loi, puis une arme, pour se faire une place.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> <strong>Private Property</strong> est un polar de poche qui place ses anti-héros racisés des deux côtés d&rsquo;une intervention policière dans une station service. Derrière une dramaturgie au suspens classique, le réalisateur de <strong>Pooja, Sir</strong> parvient à brosser le portrait poignant d&rsquo;une immigrante de bonne volonté qui se retrouve vite contaminée par la paranoïa sécuritaire américaine. Mention spéciale du prix <em>Pardo for Change</em>.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="717" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Together-1024x717.jpg" alt="" class="wp-image-73803" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Together-1024x717.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Together-300x210.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Together-768x538.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Together.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>Together </em>| NEOZOON (Allemagne)</strong><br><em>L’histoire :</em> Une exploration du désir humain de propriété, à travers archives et réseaux sociaux. En confrontant le vivre-ensemble à l’individualisme, le film se demande si le besoin de posséder vient d’une nécessité ou d’un récit eurocentrique et patriarcal.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> Un montage de bric et de broc qui a d&rsquo;abord l&rsquo;air d&rsquo;un zapping farfelu mais qui analyse avec beaucoup de sérieux et d&rsquo;ambition une question qu&rsquo;on ne s&rsquo;était jamais posé : au cours de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité, qui a eu l&rsquo;idée d&rsquo;inventer la propriété ? Cours de sociologie pop, subliminal et vertigineux, le résultat est à nos yeux le meilleur court de cette édition.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Zrugg-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-73804" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Zrugg-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Zrugg-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Zrugg-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/08/Zrugg.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">• <strong><em>Zrugg </em>| Lars Mulle (Suisse)</strong><br><em>L’histoire :</em> Après que le bétail d’un éleveur a été attaqué, un garde-chasse obsessionnel est envoyé sur place pour traquer et abattre le loup problématique.<br><em>Pourquoi on l’aime :</em> Censé mener une mystérieuse enquête en foret, un garde forestier solitaire est surtout hanté par une absence. La nature embrumée est autant un cocon qu&rsquo;un mausolée autour de ce protagoniste muet au cœur brisé, qui écoute le silence alentour et envoie dans le vide des sms demeurant sans réponse.</p>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Gregory Coutaut</strong></p>



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		<title>Festival de Locarno &#124; Critique : D&#8217;ici là</title>
		<link>https://lepolyester.com/critique-dici-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 09:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Locarno]]></category>
		<category><![CDATA[Toutes les critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les hauteurs d’une vallée des Vosges, Lucien cherche la paix dans une totale solitude, Aline affronte ses peurs intimes [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Dans les hauteurs d’une vallée des Vosges, Lucien cherche la paix dans une totale solitude, Aline affronte ses peurs intimes en traquant un loup, et la jeune Jade est aux prises avec sa nature profonde. Leurs destins résonnent au cœur du même territoire.</strong></p>								</div>
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									<p><b>D&rsquo;ici là</b><br />France, 2026<br />De Sarah Léonor</p><p>Durée : 1h45</p><p>Sortie : &#8211;</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/3-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>MA VRAIE NATURE</strong></h4><p>A qui appartient le territoire, et à quel point celui où l&rsquo;on vit et grandit nous définit-il ? La question traverse peut-être moins le cinéma français que celui d&rsquo;outre-Rhin (rien qu&rsquo;à Locarno cette année, elle imprégnait le superbe <a href="https://lepolyester.com/critique-tomorrow-a-long-time-ago/"><strong>Tomorrow a Long Time Ago</strong></a>). La réalisatrice française Sarah Léonor y répond non pas avec les vertigineux gouffres propres à l&rsquo;Ecole de Berlin (quoique) mais plutôt sous la forme d&rsquo;une charade ludique et entêtante à la fois. C&rsquo;est dans un coin de forêt des Vosges qu&rsquo;elle pose sa caméra pour raconter différents récits découpés en trois saisons (et non quatre comme l&rsquo;aurait voulu les clichés !) où se croisent une même galerie de personnages, tout en étant ici chez eux, mais à leur propre manière.</p><p>Il y a un sympathique ermite en rupture avec la société (Frank Beauvais), une mère aux prise avec la présence d&rsquo;un loup dans les environs (Dinara Droukarova) et une jeune femme racisée qui n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;autorisation pour se sentir à sa place (Louiza Aura, la Mimi Madamour des<strong> Reines du drame</strong>). <strong>D&rsquo;ici là</strong> ne ressemble jamais à un film à sketch pour autant, Sarah Léonor composant moins des récits riches en rebondissements que des vignettes placides faites de micro événements et gestes quotidiens.</p><p>Le relief du long métrage se trouve moins dans ce qui arrive ou non à ces personnages (il n&rsquo;arrive en réalité pas grand chose à proprement parler, et la durée s&rsquo;en ressent un petit peu) que dans la poésie que la cinéaste injecte entre les lignes. Cela parfois littéralement, à l&rsquo;images des haikus servant de transition entre les différents segments. Certaines idées ont quelque chose d&rsquo;un peu artificiel et forcé, telles ces chansons folk laissées dans leur agaçante intégralité, là où d&rsquo;autres font plus directement mouche, comme quand un loup regarde directement dans la caméra de façon saisissante. Hasard du calendrier : <strong>D&rsquo;ici là</strong> souffre possiblement d&rsquo;être découvert après <a href="https://lepolyester.com/critique-foret-ivre/"><strong>Forêt ivre</strong></a> de Manon Coubia (la révélation de la dernière Berlinale), avec qui il partage plus d&rsquo;un point commun. Mais après tout, les mystères du rapport à la nature méritent plus d&rsquo;un film.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/critique-dici-la/">Festival de Locarno | Critique : D&rsquo;ici là</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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