Les films à ne pas manquer en novembre 2026

Quels sont les films à ne pas manquer en novembre ? Le Polyester vous propose sa sélection de longs métrages à découvrir en salles.



• Club Kid, Jordan Firstman (4 novembre)
L’histoire : Peter, organisateur de soirées branchées à New York, mène une existence aussi effrénée qu’insouciante, rythmée par les nuits festives et les excès. Sa vie bascule lorsqu’Arlo, le fils de 10 ans dont il ignorait l’existence, frappe à sa porte.
Pourquoi il faut le voir : Pour sa première réalisation (Grand Prix au dernier Festival de Deauville), Jordan Firstman parvient à marier un authentique récit queer à une comédie irrésistible et un poignant portrait familial. Une tornade qui saisit les enjeux intimes et le mouvement du monde avec maestria.



• Dieu est timide, Jocelyn Charles (4 novembre)
L’histoire : Lors d’un voyage en train, Ariel et Paul s’amusent à dessiner leurs plus grandes peurs lorsque Gilda, une étrange passagère, s’invite dans leurs confidences. Son expérience de la peur ne semble néanmoins pas aussi innocente que leurs dessins.
Pourquoi il faut le voir : Présenté dans l’anthologie de courts métrages Zones troubles, le film d’animation Dieu est timide (dévoilé à la Semaine de la Critique et nommé au César) compose une captivante exploration de la peur, visuellement très inspirée et d’une réjouissante imprévisibilité.



• L’Âge d’or, Bérenger Thouin (11 novembre)
L’histoire : La vie hors-norme de Jeanne Lavaur n’appartient qu’à elle-même. Elle traverse le XXème siècle et défie son destin, depuis son enfance dans la boucherie de ses parents jusqu’à son rêve de devenir comtesse. D’une guerre à l’autre, du Paris des années folles au Brésil, son chemin croise l’Histoire et embrasse le monde.
Pourquoi il faut le voir : Remarquable prouesse technique, L’Âge d’or est un récit fictif entrecoupé d’anciennes images d’actualités. Etonnamment homogène et accessible, le film est à la fois désuet et contemporain, entre la saga télévisée et l’œuvre conceptuelle. Sa plus éclatante qualité est d’être unique.



• Everytime, Sandra Wollner (11 novembre)
L’histoire : Jessie est une adolescente pleine de vie. Son seul problème est qu’elle partage sa chambre avec sa petite sœur. Ella, leur mère, est débordée mais attentive. Quand l’une des trois disparaît, toute la famille est bouleversée et cherche un coupable.
Pourquoi il faut le voir : Le talent narratif et formel de Sandra Wollner (lire notre entretien) donne une vibration sensorielle à toute chose dans ce film profondément bouleversant. L’un des meilleurs longs métrages de l’année, lauréat du Prix Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes.



• Les Braves, Lukas Dhont (18 novembre)
L’histoire : Le jeune soldat Pierre veut faire ses preuves sur le front pendant la Première Guerre mondiale. Derrière les lignes, il rencontre Francis, chargé de remonter le moral des troupes.
Pourquoi il faut le voir : Sur le champ de bataille, Lukas Dhont dépeint de manière convaincante une prison patriarcale qui n’épargne personne. Il ravive une histoire méconnue de la guerre et une mémoire politique dans ce drame qui a remporté le prix d’interprétation à Cannes.



• La Libertad doble, Lisandro Alonso (25 novembre)
L’histoire : Misael travaille seul. Muni de sa hache, il abat des arbres dans la forêt. Une responsabilité inattendue vient bouleverser sa vie, et le rythme de ses journées disparaît progressivement dans une nature où la raison humaine n’a plus de sens.
Pourquoi il faut le voir : 25 ans plus tard, le cinéaste argentin donne une suite inattendue à son premier long métrage, La Libertad. Posée en équilibre entre réel et imaginaire, cette immersion radicale dans le quotidien d’un garde forestier évoque autant les joies que les limites d’une vie isolée des autres. (critique bientôt en ligne)


• Retrouvez notre dossier sur les films à ne pas manquer en octobre.

Nicolas Bardot

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