Les films à ne pas manquer en novembre

Quels sont les films à ne pas manquer en novembre ? Le Polyester vous propose sa sélection de longs métrages à découvrir en salles.


X, Ti West (2 novembre)
L’histoire : Fin des années 70, une équipe de tournage investit une maison isolée du fin fond du Texas pour y réaliser un film X. À la tombée de la nuit, les propriétaires des lieux surprennent les cinéastes amateurs en plein acte. Le tournage vire brutalement au cauchemar.
Pourquoi il faut le voir : Le réalisateur des pépites The House of the Devil, The Innkeepers et The Sacrament revient à son genre de prédilection avec ce thriller horrifique généreux et diablement efficace, dans lequel brille Mia Goth.


Le Serment de Pamfir, Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk (2 novembre)
L’histoire : Dans une région rurale aux confins de l’Ukraine, Pamfir, véritable force de la nature, retrouve femme et enfant après de longs mois d’absence. Lorsque son fils se trouve mêlé à un incendie criminel, Pamfir se voit contraint de réparer le préjudice.
Pourquoi il faut le voir : Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs, Le Serment de Pamfir est un récit aussi mythologique que politique, porté par une ample mise en scène. Une découverte magnétique.


Comedy Queen, Sanna Lenken (2 novembre)
L’histoire : Dans la vie, il y a deux catégories de personnes : celles qui sont naturellement drôles et celles qui peuvent apprendre à le devenir… Sasha, 13 ans, appartient à la deuxième catégorie. Pour ne surtout pas ressembler à sa mère qui était toujours triste, elle décide de devenir une reine du stand-up et de faire à nouveau rire son père.
Pourquoi il faut le voir : Distingué à la Berlinale, Comedy Queen est une comédie tendre qui trouve souvent la bonne nuance, aidée en cela par l’interprétation remarquable de sa jeune actrice Sigrid Johnson aux faux airs de Mia Wasikowska.


Trois nuits par semaine, Florent Gouëlou (9 novembre)
L’histoire : Baptiste, 29 ans, est en couple avec Samia, quand il fait la rencontre de Cookie Kunty, une jeune drag queen de la nuit parisienne. Poussé par l’idée d’un projet photo avec elle, il s’immerge dans un univers dont il découvre tout, jusqu’à entamer une relation avec Quentin, le jeune homme derrière la drag queen.
Pourquoi il faut le voir : Dévoilé à la Mostra de Venise, Trois nuits par semaine est un premier film chaleureux, populaire et galvanisant, d’une profonde générosité, et qui trouve toujours le bon point de vue sur ses attachants personnages.


Pacifiction – Tourments sur les îles, Albert Serra (9 novembre)
L’histoire : Sur l’île de Tahiti, le Haut-Commissaire de la République De Roller, représentant de l’État Français, est un homme de calcul aux manières parfaites. Dans les réceptions officielles comme les établissements interlopes, il prend le pouls d’une population locale d’où la colère peut émerger à tout moment.
Pourquoi il faut le voir : Sélectionné en compétition à Cannes, l’éblouissant Pacifiction baigne dans une torpeur tropicale alcoolisée et une lenteur hypnotisante. Combien d’autres cinéastes peuvent se vanter de manipuler ainsi l’espace et le temps ?


• Juste une nuit, Ali Asgari (16 novembre)
L’histoire : Fereshteh doit cacher son bébé illégitime pendant une nuit à ses parents qui lui rendent une visite surprise. Son amie Atefeh l’aide. Elles se lancent dans une odyssée au cours de laquelle elles doivent soigneusement choisir qui sont leurs alliés.
Pourquoi il faut le voir : Dévoilé en début d’année à la Berlinale, Juste une nuit est un drame iranien solide et nerveux, porté par une construction vivante qui n’enferme pas ses protagonistes. (critique bientôt en ligne)


Holy Emy, Araceli Lemos (23 novembre)
L’histoire : Lorsque leur mère est contrainte de retourner aux Philippines, les sœurs Emy et Teresa mènent une vie tranquille au sein de leur communauté catholique soudée d’Athènes. Cependant, lorsque Teresa tombe enceinte, Emy est de plus en plus attirée par d’autres forces plus mystérieuses qui vivent en elle.
Pourquoi il faut le voir : Remarqué au Festival de Locarno, ce premier long métrage est un film inclassable entre récit d’apprentissage, fable fantastique et drame social sur l’intégration. L’une des découvertes de l’année.

• She Said, Maria Schrader (23 novembre)
L’histoire : Deux journalistes du New York Times ont mis en lumière un des scandales les plus importants de leur génération. À l’origine du mouvement #Metoo, leur investigation a brisé des décennies de silence autour du problème des agressions sexuelles dans le milieu du cinéma hollywoodien, changeant à jamais la société américaine et le monde de la culture.
Pourquoi il faut le voir : Film d’enquête classique mais solide, She Said est rendu particulièrement immersif par la participation directe (parfois dans leurs propres rôles) des personnes impliquées dans l’affaire Weinstein. (critique bientôt en ligne)


Inu-Oh, Masaaki Yuasa (23 novembre)
L’histoire : lnu-oh, créature maudite, est né avec une particularité physique. Sa vie de paria change lorsqu’il rencontre un joueur de Biwa aveugle. Ils créent un duo qui fascine les foules et deviennent les premières célébrités du Japon. Pour découvrir la vérité sur la malédiction d’Inu-oh, ils devront continuer à danser et chanter, au risque de déranger l’ordre établi.
Pourquoi il faut le voir : Surprenant de scène en scène, n’hésitant pas à mélanger les styles d’animation et habité par un riche imaginaire, Inu-Oh réhabilite ses héros oubliés avec une excitante vitalité.


Saint Omer, Alice Diop (23 novembre)
L’histoire : Rama, jeune romancière, assiste au procès de Laurence Coly à la cour d’assises de Saint-Omer. Cette dernière est accusée d’avoir tué sa fille de quinze mois en l’abandonnant à la marée montante sur une plage du nord de la France. Mais au cours du procès, la parole de l’accusée, l’écoute des témoignages font vaciller les certitudes de Rama.
Pourquoi il faut le voir : Doublement primé à la Mostra de Venise (Grand Prix et meilleur premier film de fiction) et plébiscité pour représenter la France aux Oscars, Saint Omer est à la hauteur de tous ces honneurs – c’est l’un des films les plus brillants de l’année.


Rimini, Ulrich Seidl (23 novembre)
L’histoire : Vieux crooner autrichien et gigolo occasionnel, Richie Bravo survit en poussant la chansonnette pour des retraités dans des hôtels miteux de Rimini, sur la côte Adriatique. Son monde commence à vaciller quand Tessa, sa fille désormais adulte, fait irruption dans sa vie et lui demande l’argent qu’il ne lui a jamais donné.
Pourquoi il faut le voir : Un nouveau portrait féroce (peut-être le plus accessible du cinéaste autrichien) qui parvient à être drôle, terrible et poignant à la fois. L’un des sommets de la dernière compétition de la Berlinale, avec l’une des performances de l’année : celle de l’incroyable Michael Thomas.


Days, Tsai Ming-Liang (30 novembre)
L’histoire : Accablé par la maladie et les traitements, Kang erre dans les rues de Bangkok pour conjurer sa solitude. Il rencontre Non qui, contre de l’argent, lui prodigue massages et réconfort.
Pourquoi il faut le voir : Le maître taïwanais Tsai Ming-Liang signe un nouveau bijou bouleversant avec ce film radical et câlin à la fois, présenté en compétition à la Berlinale. La sortie de Days accompagne une large rétrospective à Paris, au Centre Pompidou, du 25 novembre au 2 janvier.


• Fumer fait tousser, Quentin Dupieux (30 novembre)
L’histoire : Après un combat acharné contre une tortue démoniaque, cinq justiciers qu’on appelle les « TABAC FORCE », reçoivent l’ordre de partir en retraite pour renforcer la cohésion de leur groupe qui est en train de se dégrader.
Pourquoi il faut le voir : Cet hommage décalé aux super héros japonais des années 80 possède une structure en épisodes qui sied bien à l’imprévisibilité propre aux folies de Quentin Dupieux, qui dirige ici un impayable casting all-star. (critique à venir)


• She Will, Charlotte Colbert (30 novembre)
L’histoire : Veronica part en convalescence dans la campagne écossaise avec sa jeune infirmière, Desi, après avoir subie une double mastectomie. Les deux femmes développent un lien particulier, alors que des forces mystérieuses amènent Veronica à s’interroger sur ses traumatismes passés et comment les venger.
Pourquoi il faut le voir : Prix du meilleur premier film à Locarno, She Will est une parabole sur le cinéma en forme de chatoyant conte maléfique qui brouille généreusement les pistes en changeant de registres et de visages en cours de route. (critique à venir)


Dossier réalisé par Nicolas Bardot et Gregory Coutaut le 30 octobre 2022.

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