Berlinale | Critique : Young Hearts

Elias, quatorze ans, se sent de plus en plus comme un étranger dans son village. Lorsqu’il rencontre Alexander, son nouveau voisin du même âge, Elias est confronté à sa sexualité naissante.

Young Hearts
Belgique, 2024
D’Anthony Schatteman

Durée : 1h37

Sortie : –

Note :

COEURS SIMPLES

Le premier amour, voilà le thème de la chanson avec laquelle s’ouvre Young Hearts. Cette chanson aux paroles gentiment désuettes est interprétée par le père d’Elias, chanteur local dont les twists à l’ancienne charment davantage le public âgé que le jeune protagoniste. Cette scène d’ouverture trouve son écho un peu plus loin dans le film. Dans cette deuxième séquence, c’est l’autre jeune protagoniste qui écoute une drag queen d’un certain âge (soit un type de figure parentale bien différente) lui chanter une version piano-voix du tube de Sandra Kim, J’aime la vie.

Il n’y a pas que les chansons qui soient pleines de sentiments et d’optimisme dans Young Hearts. C’est le film entier qui rayonne d’une insouciance têtue. Entre Elias et Alexander c’est le coup de foudre et c’est tout. C’est tout, dans le sens où le film suit avec une application prévisible la recette du film de premier amour, n’ayant pas peur de scènes très archétypales à base de promenades à vélo ensoleillées et de cueillette de cerises.  C’est tout, mais c’est déjà pas mal.

Certes, la facilité avec laquelle les jeunes personnages expriment leurs sentiment puis balayent la question du coming out ou du harcèlement feront hausser les deux sourcils à quiconque tient le réalisme en très haute estime, mais ce n’est pas à ces derniers que le film s’adresse avant tout. Young Hearts vient de faire sa première mondiale à la Berlinale dans la section Generation, qui a pour but de proposer des films pouvant s’adresser à un public de jeunes adolescents sans pour autant les infantiliser, et c’est effectivement à un public jeune qu’on a envie de la conseiller Young Hearts à notre tour. Après tout, il s’agit peut-être d’une bluette bien tendre, mais on aurait aimé avoir la possibilité d’en découvrir de telles lorsqu’on avait nous aussi quatorze ans.

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par Gregory Coutaut

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