Quels sont les films à ne pas manquer en août ? Le Polyester vous propose sa sélection de longs métrages à découvrir en salles.

• Soudain, Ryusuke Hamaguchi (12 août)
L’histoire : Directrice d’un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d’y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l’écoute et la dignité des résidents. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire.
Pourquoi il faut le voir : Double prix d’interprétation au dernier Festival de Cannes, Soudain est un bouleversant miracle signé par un réalisateur dont la sensibilité ne s’est pas diluée en déplaçant ses intrigues du Japon à la France. Ryusuke Hamaguchi propose un stupéfiant voyage et explore tout ce qui constitue un être humain avec la profondeur qu’on lui connaît.

• Une aube nouvelle, Yoshitoshi Shinomiya (12 août)
L’histoire : L’usine de la famille Obinata, spécialisée dans les feux d’artifice, est sur le point d’être fermée administrativement. Autrefois nichée au cœur d’une forêt verdoyante, le site est désormais recouvert de panneaux solaires, et une route départementale doit bientôt traverser l’emplacement de l’usine. Depuis quatre ans, Keitaro s’est enfermé dans cette usine désaffectée, où il fabrique seul des feux d’artifice. Il est obsédé par le mystère du shuhari, un feu d’artifice fantôme censé représenter l’univers, que son père avait créé juste avant de disparaître. Avant la confiscation de l’usine, Keitaro est déterminé à lancer le shuhari de son père.
Pourquoi il faut le voir : Dévoilé en compétition à la Berlinale et primé au Festival d’Annecy, Une aube nouvelle est un flamboyant feu d’artifice dont la merveille formelle (travail sur les couleurs, dynamisme des décors, fulgurances poétiques) constitue l’un des spectacles les plus surprenants de l’année.

• Chicas tristes, Fernanda Tovar (12 août)
L’histoire : La Maestra et Paula, deux amies inséparables, sont les meilleures nageuses de leur équipe. Jusqu’à ce qu’un évènement traumatique, survenu au cours d’une soirée, les oblige à choisir entre garder le silence et prendre la parole, quitte à mettre leur amitié à rude épreuve…
Pourquoi il faut le voir : Porté par une écriture dynamique et un superbe emballage visuel, le chatoyant Chicas tristes est une réussite douce-amère et piquante, à la fois subtile et électrique, qui a remporté le Grand Prix de la section Génération de la Berlinale.

• L’Inconnue, Arthur Harari (26 août)
L’histoire : À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe mais personne ne le sait. Lors d’une fête, il repère une femme dans la foule et la suit… Quelques heures plus tard, David se réveille : il est dans le corps de l’inconnue.
Pourquoi il faut le voir : Sélectionné en compétition au dernier Festival de Cannes, L’Inconnue est une ambitieuse adaptation de bande dessinée qui traite avec acuité de la solitude. Le film peut compter sur Léa Séydoux qui livre ici l’une des meilleures performances de sa carrière, aux cotés de France de Bruno Dumont et La Bête de Bertrand Bonello.

• Memory Of Princess Mumbi, Damien Hauser (26 août)
L’histoire : En 2094, l’aspirant réalisateur Kuve filme un documentaire sur la Grande Guerre des années 2070, qui a effacé les technologies modernes et fait renaître les royaumes. S’attendant au désespoir à Umata, il y trouve des villageois vivant en paix. Il y rencontre l’actrice Mumbi, qui révèle la beauté des moments quotidiens. Le film se déroule à travers d’anciennes séquences tournées par Kuve dans les coulisses, montrant comment les gens trouvent un sens à un monde tragique et comment même les plus petits moments peuvent être d’une profonde beauté.
Pourquoi il faut le voir : Très remarqué en festivals depuis sa sélection à Giornate dans le cadre de la Mostra de Venise, Memory Of Princess Mumbi compte parmi les films les plus singuliers de l’année et se regarde avec appétit, comme si nous nous trouvions face au bric-à-brac d’un coffre à trésor cinématographique mal rangé mais rayonnant.
• Retrouvez notre dossier sur les films à ne pas manquer en juillet.
Nicolas Bardot
| Suivez Le Polyester sur Bluesky et Instagram ! |
