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	<description>La fibre du cinéma d&#039;auteur</description>
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		<title>Festival de Cannes &#124; Critique : Quelques jours à Nagi</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2026 21:35:57 +0000</pubDate>
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									<p><strong>Yuri, architecte divorcée, rend visite à son ancienne belle-sœur Yoriko, sculptrice installée dans le village de Nagi. Ce séjour, d’abord envisagé comme une simple parenthèse, prend une tournure inattendue lorsque Yuri accepte de poser pour elle. Au fil des séances, les silences se peuplent de souvenirs, et un lien profond, longtemps enfoui, ressurgit entre les deux femmes. Loin de l’agitation de Tokyo, Yuri se laisse gagner par la douceur du quotidien rural et la vie des habitants. Les jours passent, comme si quelque chose, ici, l’invitait à rester.</strong></p>								</div>
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									<p><b>Quelques jours à Nagi</b><br />Japon, 2026<br />De Koji Fukada</p><p>Durée : 1h50</p><p>Sortie : 07/10/2026</p><p>Note : <img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-123" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/5-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>PRINTEMPS DANS UNE PETITE VILLE</strong></h4><p>Une femme est à vélo dans la campagne ensoleillée lorsqu&rsquo;elle se fait soudain arrêter par un inconnu qui, c&rsquo;est impossible, la reconnait et sait bien qui elle est. Cette scène, qui pourrait sortir tout droit d&rsquo;un film de Christian Petzold, ouvre <strong>Quelques jours à Nagi</strong> avec une douceur amusée qui ne masque pas entièrement le mystère de la situation. Pas de vertige existentiel à signaler ici (la raison de cette reconnaissance est vite dévoilée), mais il y a dans cette introduction un mélange de tons qui va imprégner tout le reste du film de sa fine harmonie.</p><p>La jeune femme en question vient rendre visite à son ancienne belle-sœur, et passer quelques jours de printemps à ses côtés, dans un village si petit que tout le monde s&rsquo;y connait et que l&rsquo;unique radio locale s&rsquo;occupe elle-même d&rsquo;annoncer les décès entre deux chansons. <strong>Quelques jours à Nagi</strong> semble être à la fois un film de vacances et un film de retour au foyer, et pourtant il ne se déroule ni comme l&rsquo;un ni comme l&rsquo;autre. Ce n&rsquo;est pas que les drames guettent ces deux femmes et les autres habitants qu&rsquo;elle côtoient. Sans jamais troquer sa grande élégance pour de l&rsquo;austérité, <strong>Quelques jours à Nagi</strong> fait partie de ces films où il n&rsquo;y a pas l&rsquo;air de se dérouler beaucoup de choses mais où tout se trame entre les lignes.</p><p>L&rsquo;une des femmes sculpte, l&rsquo;autre accepte de poser pour elle. Les jours passent pour les colocataires heureuses de se retrouver, et&#8230; c&rsquo;est à peu près tout, du moins pendant un bon moment. Leurs échanges sur les choses de la vie prennent une place certaine dans ce scénario bavard, et pourraient évoquer une version moins radicale de <a href="https://lepolyester.com/critique-sayonara/"><strong>Sayonara</strong></a>, le bijou fou de la filmographie de <a href="https://lepolyester.com/entretien-avec-koji-fukada/">Kōji Fukada</a>. Les feuilles de calendrier s&rsquo;envolent une à une et on se demanderait presque si <strong>Quelques jours à Nagi</strong> va quelque part ou s&rsquo;il possède une autre ambition que celle d&rsquo;être un drame un peu intellectuel et chic.</p><p>De la science fiction au thriller, l&rsquo;œuvre de Fukada a pourtant traversé bien des registres. Il y a au moins une constante qui la traverse : l&rsquo;impossibilité de maintenir collés pour de bon et normalement les pièces du puzzle familial. Cela peut être drôle comme dans le home invasion <a href="https://lepolyester.com/critique-hospitalite/"><strong>Hospitalité</strong></a>, angoissant comme dans <a href="https://lepolyester.com/critique-linfirmiere/"><strong>L&rsquo;Infirmière</strong></a>, ou bien mélodramatique comme dans ses œuvres plus récentes. Dans <strong>Quelques jours à Nagi</strong>, cela devient une leçon de désapprentissage, et celle si ne se dévoile que progressivement, à mesure d&rsquo;ailleurs que le travail sur la lumière se fait de plus en plus fantastique (dans tous les sens du terme).</p><p>Dans le quotidien de ce village, il est beaucoup questions de rituels, de dates-clés, de traditions à effectuer joyeusement. Malin, Fukada fait mine de nous envoyer cette carte postale champêtre pour en réalité nous dévoiler un catalogue de portes de sorties et d&rsquo;anti-morales. <strong>Quelques jours à Nagi</strong> fait partie des rares films japonais à parler concrètement d&rsquo;homosexualité, et que ce soit parmi les personnages queer ou hétéro, s&rsquo;il y a bien une chose à respecter fondamentalement, c&rsquo;est le droit de fuir sa famille. Fuir ses parents, ses amis, ses enfants. Recomposer sa famille selon ses propres règles, dans sa propre géographie, est une idée aussi noble à analyser qu&rsquo;un poème, aider quelqu&rsquo;un à le faire est à la fois la moindre et la plus belle des choses.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Festival de Cannes &#124; Critique : Un monde entre nous</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2026 21:20:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Hé — et si je te disais que j’étais un extraterrestre ? » Dans une petite ville japonaise, la trahison silencieuse [&#8230;]</p>
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									<p><strong><em>« Hé — et si je te disais que j’étais un extraterrestre ? »</em> Dans une petite ville japonaise, la trahison silencieuse d’un garçon ordinaire déclenche une chaîne d’événements qu’il passera le reste de sa vie à tenter d’oublier.</strong></p>								</div>
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									<p><b>Un monde entre nous</b><br />Japon, 2026<br />De Kohei Kadowaki</p><p>Durée : 1h57</p><p>Sortie : prochainement</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>NOS VIES MARTIENNES</strong></h4><p>Il n&rsquo;est pas question d&rsquo;extraterrestres dans <strong>We Are Aliens</strong> (qui sortira en France sous le titre <strong>Un monde entre nous</strong>). Du moins pas exactement. Les deux jeunes protagonistes se sentent certes si isolés dans leur propre école qu&rsquo;ils pourraient bien vivre sur une autre planète, et l&rsquo;un d&rsquo;entre eux a l&rsquo;air de tellement peu maitriser le tact et autres codes sociaux qu&rsquo;il pourrait bien venir d&rsquo;une autre galaxie. Premier long métrage du cinéaste japonais Kohei Kadowaki, <strong>Un monde entre nous</strong> raconte une histoire bien terrestre. Ce n&rsquo;est peut-être pas une histoire très agréable à entendre mais elle a bien lieu parmi nous.</p><p>Tsubasa et Gyotaro se rencontrent sur les bancs de l&rsquo;école. L&rsquo;un est timide, l&rsquo;autre un peu fou, ou peut-être beaucoup fou. Leurs solitudes s&#8217;emboitent mais donnent vite lieu à des étincelles. Malgré ses bonnes intentions, le caractère ingérable de l&rsquo;envahissant Gyotaro transforme chaque interaction en chaos et plonge progressivement le sage Tsubasa dans l&rsquo;angoisse et le ressentiment. Voilà un sujet rarement traité avec l&rsquo;attention ou le sérieux qu&rsquo;il mérite : la violence psychologique insoupçonnée qui peut exister dans les relations entre enfants, et l&rsquo;impact que celles-ci peuvent avoir sur ses derniers quand ils deviennent adultes.</p><p>Ni film pour jeune public ni séance de minuit éprouvante, <strong>Un monde entre nous</strong> est un drame sont la singularité nait de l&rsquo;alliance inattendue de ce récit rude avec une forme colorée et dynamique. Kadowaki, qui cite Sylvain Chomet en référence sans que cela saute vraiment aux yeux, utilise une rotoscopie au rendu étonnant. Les traits habituellement fins se font parfois brutaux, et les visages enfantins se retrouvent presque subliminalement déformés, les yeux cernés et protubérants comme des personnages de Junji Ito.</p><p>Un rayon de soleil qui vient balayer un foyer cosy, accompagné de notes de piano berçantes&#8230; <strong>Un monde entre nous</strong> a beau respecter certains codes narratifs qui font souvent relier l&rsquo;animation japonaise à quelque chose de doux et délicat, sa manière de se confronter si ce n&rsquo;est au malaise (le mot est sans doute trop fort) mais plutôt à l&rsquo;amertume évoquerait plutôt des référence coréenne à la <strong>King of Pigs</strong>. Le scénario fait parfois preuve d&rsquo;un manque de lisibilité mais il se déploie avec un souffle romanesque. A l&rsquo;écrit comme à l&rsquo;image, voilà un film qui possède sa propre patte.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Festival de Cannes &#124; Critique : Marie Madeleine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 21:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Jacmel, en Haïti, la mer, les églises et les esprits façonnent la vie. Marie Madeleine est une femme libre. [&#8230;]</p>
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									<p><strong>À Jacmel, en Haïti, la mer, les églises et les esprits façonnent la vie. Marie Madeleine est une femme libre. Elle vit de la prostitution et traverse les nuits sans se soumettre aux règles de ceux qui sauvent les âmes. Sa route croise celle de Joseph, un jeune évangéliste. Une relation se noue entre ces deux êtres que tout oppose. Alors que Joseph vacille dans sa foi, Marie Madeleine l’entraîne vers un monde dans lequel désir et quête de liberté ouvrent un espace où tout peut être réinventé.</strong></p>								</div>
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									<p><b>Marie Madeleine</b><br />Haïti, 2026<br />De Gessica Geneus</p><p>Durée : 1h44</p><p>Sortie : prochainement</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/3-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>SAINTE COLÈRE</strong></h4><p>C&rsquo;est au Festival de Cannes, à Un Certain Regard, que la réalisatrice haïtienne Gessica Geneus (<a href="https://lepolyester.com/entretien-avec-gessica-geneus/">lire notre entretien</a>) a été révélée sur la scène internationale avec <a href="https://lepolyester.com/festival-de-cannes-critique-freda/"><strong>Freda</strong></a>. Le film a ensuite effectué un remarquable parcours en festivals avant de sortir chez nous à l&rsquo;automne 2021. Et c&rsquo;est à Cannes que la cinéaste fait son retour, cette fois à Cannes Première, avec son nouveau film <strong>Marie Madeleine</strong>. Le long métrage s&rsquo;ouvre par un geste d&#8217;empathie : Joseph, jeune évangéliste, vient en aide à Marie Madeleine, prostituée. Gessica Geneus emploie des figures bibliques pour mieux les déplacer dans ce récit attaché aux personnes les plus marginalisées de la société.</p><p><em>Jésus le roi des rois</em>, <em>Vive le sang de Jésus</em>, <em>Cœur de Jésus</em> entre autres : la ville de Jacmel en Haïti semble recouverte par des messages religieux. La voix de radio Jésus est partout, comme si les individus étaient continuellement sous surveillance. Quelle place reste t-il pour celles et ceux qui ne se conforment pas à l&rsquo;autorité religieuse ? Le joli Joseph est un garçon sage et candide dont on devine assez vite la sensibilité, tandis que les pratiques de Marie Madeleine (aussi fière que l&rsquo;héroïne de <strong>Freda</strong>) ne sont évidemment pas du goût des hommes de Dieu. Lorsque l&rsquo;église et le bordel se font face dans <strong>Marie Madeleine</strong>, séparés par une rue, c&rsquo;est presque à un antagonisme de comédie qu&rsquo;on assiste.</p><p>Si Gessica Geneus dépeint la cruauté des faux prophètes, le film trouve un contrepoint visuel en mettant en valeur les chaleureuses couleurs des rues et des chambres dans ce dur quotidien. <em>« C&rsquo;est l&rsquo;église qui décide pour nous ? »</em> : cette interrogation outrée sur l&rsquo;ordre établi sonne comme une mise au défi. La cinéaste, qui interprète également le rôle-titre, examine la liberté possible mais entravée de ses protagonistes, soumis.es à l&rsquo;hypocrisie religieuse. Le film, à nos yeux, finit par manquer de relief d&rsquo;un point de vue narratif, mais son élégance formelle ainsi que son propos humaniste sont notables.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Nicolas Bardot<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Festival de Cannes &#124; Critique : L&#8217;Âge d&#8217;or</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2026 14:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La vie hors-norme de Jeanne Lavaur n’appartient qu’à elle-même. Elle traverse le XXème siècle et défie son destin, depuis son [&#8230;]</p>
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									<p><strong>La vie hors-norme de Jeanne Lavaur n’appartient qu’à elle-même. Elle traverse le XXème siècle et défie son destin, depuis son enfance dans la boucherie de ses parents jusqu’à son rêve de devenir comtesse. D’une guerre à l’autre, du Paris des années folles au Brésil, son chemin croise l’Histoire et embrasse le monde, aux côtés de Guillaume de Barante et de l’intrépide Céleste.</strong></p>								</div>
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									<p><b>L&rsquo;Âge d&rsquo;or</b><br />France, 2026<br />De Bérenger Thouin</p><p>Durée : 1h53</p><p>Sortie : prochainement</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>LE CLASSIQUE ET LE MODERNE</strong></h4><p>Un film mélangeant acteurs contemporains et images d&rsquo;archives d&rsquo;un autre siècle ? Des films documentaires d&rsquo;antan remontés pour en faire une fiction ? Un hommage à la fois méta et très concret à « l&rsquo;âge d&rsquo;or » de l&rsquo;origine du cinéma? Une ambition aussi folle évoque des œuvres uniques et hautement singulières telles que <strong>L&rsquo;Anglaise et le duc</strong> d&rsquo;Eric Rohmer ou <strong>The Green Fog</strong>, l&rsquo;improbable remake de <strong>Sueurs froides</strong> par Guy Maddin. Mettons sans délai les choses au clair : <strong>L&rsquo;Âge d&rsquo;or</strong> ne possède pas la même excentricité loufoque que ces films-là, et telle n&rsquo;est pas son intention de toute façon. Le sérieux du film le rapproche sans doute davantage de Pietro Marcello sur <strong>Martin Eden</strong>. Mais là encore, méfions-nous des comparaisons encombrantes.</p><p><strong>L&rsquo;Âge d&rsquo;or</strong> n&rsquo;est que le premier long métrage du cinéaste français Bérenger Thouin, et c&rsquo;est déjà une remarquable prouesse technique. Avant de détailler avec émerveillement ce tour de force de montage, évacuons ce qui nous a paru être le visage le moins novateur du film : son scénario. D&rsquo;amours impossibles en collaborations avec l&rsquo;ennemi, petite et grande histoire se mélangent suivant des bonds et des rebonds hautement romanesque. La vie de cette héroïne fictive n&rsquo;a pas que les apparences d&rsquo;une saga historique, elle a aussi les codes narratifs les plus archétypaux : voix off, grands violons, et l&rsquo;impression entêtante qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de grande surprise à attendre.</p><p>Il y a certes çà et là une dimension politique moderne bienvenue : dans le choix de la toujours charismatique Souheila Yacoub pour interpréter cette héroïne symbole d&rsquo;une France éternelle ou dans la place laissée à la dimension queer du récit. A propos de cette dernière, il faut néanmoins bien dire qu&rsquo;elle ne s&rsquo;avère en réalité guère plus subversive qu&rsquo;un plan sur des paires de jambes entrelacées dans un gloussement. Pris à part, isolé de l&rsquo;impressionnant travail de mise en scène, le scénario de <strong>L&rsquo;Âge d&rsquo;or</strong> rassemble à la fois les archétypes convenus des films historiques et des magnifiques-portraits-de-femmes. Il faut beaucoup d&rsquo;audace pour dépoussiérer des vieilles lunes comme celles-ci. Heureusement, le film en a.</p><p>Ce récit fictif est en effet entrecoupé d&rsquo;anciennes images d&rsquo;actualité piochées dans le fond Gaumont-Pathé. Bérenger Thouin apporte un soin méticuleux à l&rsquo;image pour brouiller la frontière entre fiction et doc, entre 20e et 21e siècle, entre acteurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et vraies personnes d&rsquo;avant-hier. Ainsi, la partie fiction a été tournée en noir et blanc avant d&rsquo;être colorisée, épousant ainsi la palette de ces reportages d&rsquo;une autre époque. On ne sait plus ce qui est le plus vertigineux : quand les différences entre les deux mondes se font indissociables et qu&rsquo;on ne parvient plus à trier les images, ou bien quand les couture sont au contraires visibles et où l&rsquo;effet de réel crève soudain l&rsquo;écran dans un surgissement ? Ces effets pourraient donner lieu aux prises de liberté les plus poétiques mais jusqu&rsquo;au bout, <strong>L&rsquo;Âge d&rsquo;or</strong> privilégie le réalisme historique. Etonnamment homogène et accessible, le film est à la fois désuet et contemporain, entre la saga télévisée et l&rsquo;œuvre conceptuelle. Souvent un peu trop terre-à-terre, mais à n&rsquo;en pas douter unique. Telle est sa plus éclatante qualité.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Festival de Cannes &#124; Critique : Gabin</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le Nord de la France, Gabin, le petit dernier de la famille Jourdel, est destiné à reprendre la boucherie [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Dans le Nord de la France, Gabin, le petit dernier de la famille Jourdel, est destiné à reprendre la boucherie de son père. Tiraillé entre loyauté familiale et envies d&rsquo;échappées, il a d’autres rêves : dresser une vache de concours, devenir éleveur canin, sauver la ferme de sa mère de la faillite. Gabin nous plonge dans la vie de ce jeune garçon, de ses 8 à 18 ans.</strong></p>								</div>
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									<p><b>Gabin</b><br />France, 2026<br />De Maxence Voiseux</p><p>Durée : 1h45</p><p>Sortie : 18/11/2026</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-121" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/3-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>TENDRES ANNÉES</strong></h4><p><em>« Pourquoi tu me regardes comme ça ? » : l</em>a première phrase de <strong>Gabin</strong> de manque pas de sel, à fortiori dans le cadre d&rsquo;un documentaire tellement centré sur son jeune protagoniste qu&rsquo;il prend pour seul titre son prénom. Lorsqu&rsquo;il prononce cette phrase, le jeune Gabin ne sait peut-être pas pourquoi le cinéaste Maxence Voiseux le filme avec autant d&rsquo;attention. Sait-il déjà que cette attention va durer des années, et que le tournage va s&rsquo;étaler sur la dizaine d&rsquo;années composant son adolescence ?</p><p>Gabin appartient en effet à cette famille de documentaires dit « au long court ». <strong>Boyhood</strong> est toujours cité en référence pour qualifier cette famille mais depuis cette fiction datant d&rsquo;il y a déjà douze ans, il y a eu de très nombreux documentaires utilisant une formule similaire, suffisamment pour qu&rsquo;il n&rsquo;y ait désormais plus une édition de festival de documentaires qui ne montre un nouvel exemple de cette recette bien identifiée. L&rsquo;alliance a priori contraire d&rsquo;un sujet familial intime et d&rsquo;une échelle temporelle vaste crée une sensation souvent forte, mais à laquelle il n&rsquo;est pas aisé d&rsquo;apporter beaucoup de variations. Avec son immersion sans commentaire et sans réels entretiens, on ne peut pas dire que <strong>Gabin</strong> vienne révolutionner cette formule désormais familière, mais il fait le job et parvient à éviter plusieurs pièges en cours de route.</p><p>Enfant de la campagne, Gabin n&rsquo;est regardé ni avec condescendance ni avec pittoresque. Il faut dire que Maxence Voiseux connait déjà bien la famille de Gabin, à qui il a déjà consacré plusieurs courts métrages documentaires (<strong>Des hommes et des bêtes</strong> et <strong>Les Héritiers</strong>). Pour un film sur un jeune homme décidant de suivre sa propre voie loin des désirs de ses parents, <strong>Gabin</strong> possède finalement très peu de scènes de conflit, et c&rsquo;est paradoxalement dans cet angle inattendu que le film trouve sa personnalité. C&rsquo;est au contraire un sentiment de douceur et de chaleureuse confiance entre membres d&rsquo;une même famille que Maxence Voiseux met ici en scène sans naïveté. S&rsquo;il manque sans doute de quelque chose de plus unique ou surprenant, le résultat s&rsquo;avère délicat et très facile d&rsquo;accès.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Gregory Coutaut<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Semaine de la Critique 2026 : focus sur la sélection courts métrages</title>
		<link>https://lepolyester.com/semaine-de-la-critique-2026-focus-sur-la-selection-courts-metrages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:06:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[Court métrage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle édition de la Semaine de la Critique débute ce mercredi et durera jusqu&#8217;au 21 mai. A cette occasion, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/semaine-de-la-critique-2026-focus-sur-la-selection-courts-metrages/">Semaine de la Critique 2026 : focus sur la sélection courts métrages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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<h4 class="wp-block-heading"><strong>La nouvelle édition de la Semaine de la Critique débute ce mercredi et durera jusqu&rsquo;au 21 mai. A cette occasion, nous vous proposons en preview un tour d&rsquo;horizon de la brillante sélection courts métrages. 10 courts en compétition, 3 autres en séance spéciale, et autant de récits éclectiques, audacieux et surprenants. </strong></h4>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zsuzsanna-Kreif-2-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-71505" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zsuzsanna-Kreif-2-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zsuzsanna-Kreif-2-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zsuzsanna-Kreif-2-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zsuzsanna-Kreif-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>Adgwa-Ata</em>, Zsuzsanna Kreif (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Enlevées par une tribu de la jungle pour subir une initiation brutale, trois adolescentes pénètrent dans une dimension divine où apprivoiser leurs animaux totems, des serpents géants, devient le seul moyen d&rsquo;accéder à l&rsquo;âge adulte.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Êtes-vous prêt<strong>•</strong>es à partir pour le plus lointain et mystérieux des voyages ? <strong>Adgwa-Ata</strong> de la Hongroise Zsuzsanna Kreif est une expérience immersive quelque part entre la fable féministe, le film de cannibales 70s et la science-fiction futuriste. Rempli d&rsquo;images fortes aux couleurs puissantes, ce court jouissif, vertigineux et au riche imaginaire promet d&rsquo;être l&rsquo;un des sommets de ce Festival de Cannes.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/a-quoi-revent-les-maknines-1024x461.jpeg" alt="" class="wp-image-71547" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/a-quoi-revent-les-maknines-1024x461.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/a-quoi-revent-les-maknines-300x135.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/a-quoi-revent-les-maknines-768x346.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/a-quoi-revent-les-maknines-1536x692.jpeg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/a-quoi-revent-les-maknines.jpeg 1787w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>À quoi rêvent les Maknines</em>, Sarra Ryma (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;<strong>À quoi rêvent les Maknines</strong> raconte l’errance existentielle de deux jeunes Algériens, qui s’apprêtent à tout quitter pour traverser la Méditerranée. Le temps d’une journée, le film invite à s’égarer avec ce couple atypique, à vivre leur solitude, à les accompagner dans leurs déambulations, à partager leurs passions et leurs peurs, et à souffrir de leurs au revoir.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Dans <strong>A quoi rêvent les Maknines</strong>, la Franco-Algérienne Sarra Ryma filme une joie voilée de tristesse&nbsp;–&nbsp;et réciproquement. La cinéaste dépeint de manière chaleureuse la tendre relation et les rêves de jeunes gens à <em>« Alger la sévère »</em> comme le dit un rappeur. C&rsquo;est un lien amour-haine sur l&rsquo;endroit d&rsquo;où l&rsquo;on vient qui est décrit dans cet attachant court, où de grands adolescents se sentent comme en cage.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zhenia-Kazankina-3-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-71498" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zhenia-Kazankina-3-1024x768.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zhenia-Kazankina-3-300x225.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zhenia-Kazankina-3-768x576.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Zhenia-Kazankina-3.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>City of Owls</em>, Zhenia Kazankina (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Le dernier soir avant son départ, Vera couche sa petite sœur. Afin de lui cacher la véritable raison de son départ, elle lui récite un conte pour s’endormir. C’est l&rsquo;histoire d’une ville engloutie par une nuit éternelle.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;C&rsquo;est une histoire pour s&rsquo;endormir&nbsp;–&nbsp;et pour rêver. D&rsquo;origine russe et désormais établie en Italie, Zhenia Kazankina compose un conte ensorcelant au profond pouvoir métaphorique sur un monde où la nuit est tombée pour toujours. Ce rayonnant film de nuit révèle une cinéaste dont la mise en scène est inspirée, poétique et envoûtante. <strong>City of Owls</strong> est un songe triste et merveilleux dont le scintillement a un pouvoir magique.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="617" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Arnas-Balciunas-5-1024x617.jpeg" alt="" class="wp-image-71412" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Arnas-Balciunas-5-1024x617.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Arnas-Balciunas-5-300x181.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Arnas-Balciunas-5-768x463.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Arnas-Balciunas-5-1536x926.jpeg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-Arnas-Balciunas-5.jpeg 1777w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>Class Photo</em>, Arnas Balčiūnas (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Alors qu’il retourne voir son ancienne école, laissée à l’abandon, Ignas croise un ancien camarade. Errant dans ces couloirs chargés de souvenirs contradictoires, ils tentent de saisir ce qui est sur le point de disparaître.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;La salle de classe est un catalyseur de souvenirs, a fortiori quand celle-ci se trouve dans une école abandonnée depuis des lustres. Ce lieu fantôme est mis en valeur par la remarquable mise en scène du talentueux Lituanien Arnas Balčiūnas, avec un usage dynamique du cadre et de la profondeur de champ. Sens dessus dessous, l&rsquo;école baignée de silence est comme une allégorie sensible de ce que ses enfants aujourd&rsquo;hui adultes sont devenus.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/i-think-you-should-be-here-1024x684.jpeg" alt="" class="wp-image-71549" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/i-think-you-should-be-here-1024x684.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/i-think-you-should-be-here-300x200.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/i-think-you-should-be-here-768x513.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/i-think-you-should-be-here.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>I Think You Should Be Here</em>, Anna-Marija Adomaitytė &amp; Élie Grappe (séance spéciale)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Non loin de Genève, sept jeunes filles, au seuil de l’âge adulte, se remémorent dans leur chambre les paroles et les danses TikTok qui ont façonné leur jeunesse. Entre mémoire intime et collective, elles déambulent de chambre en chambre et traversent en dansant cette dernière nuit hors du temps ; en quête de liens et d’identité, elles poussent leurs gestes jusqu’à l’épuisement.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Remarqué à la Semaine avec son long <strong>Olga</strong>, le Suisse Élie Grappe s&rsquo;associe à la danseuse lituanienne Anna-Marija Adomaitytė pour ce court hors normes. <strong>I Think You Should Be Here</strong> offre une perspective inédite sur le récit d&rsquo;apprentissage avec ses ados réalisant des chorés sur TikTok. La danse est un langage codé entre les filles, le temps passe, et la vidéo futile devient un lien secret, une connivence envoûtante. Puis vient cette question à la fois naïve et poignante : <em>« Si tu quittes TikTok, tu te souviendras de moi ? »</em>.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/love-story-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-71551" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/love-story-1024x576.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/love-story-300x169.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/love-story-768x432.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/love-story.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>Love Story</em>, Laïs Decaster (séance spéciale)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Un soir, mon amie Alyssa me fait une confidence : elle vient d’entamer une relation amoureuse mais l’histoire est déjà bancale ! Au fil des mois, je la retrouve pour écouter la suite de ses péripéties. Peu à peu, sa sœur et nos amies se joignent à nos conversations et donnent, tour à tour, leur avis sur la situation.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Fraichement nommée aux César pour son court métrage <strong>Car Wash</strong>, la Française Laïs Decaster signe une charmante comédie fauchée dans l&rsquo;esprit des premiers Sophie Letourneur. Ce documentaire de salon, ultra-minimaliste dans son dispositif mais qui s&rsquo;étale pourtant sur des mois avec de plus en plus de protagonistes, parle d&rsquo;amour, de couple, de cul. Mais entre les clopes et les bouteilles de rosé se dessinent en creux le sujet du film et son cœur battant : l&rsquo;amitié féminine. </p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="552" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/man-mi-1024x552.jpeg" alt="" class="wp-image-71553" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/man-mi-1024x552.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/man-mi-300x162.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/man-mi-768x414.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/man-mi-1536x828.jpeg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/man-mi.jpeg 1916w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>Man&rsquo;mi</em>, Aude N’Guessan Forget (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Le grondement d’une rivière et le cri d’un grand calao qui résonne dans une forêt tropicale… Flora, une petite fille métisse de six ans, se raconte une histoire. Soudain la voix de sa maman, Hortense, la ramène à la réalité. À leur réalité : une vie modeste, pleine de tendresse, de moments joyeux partagés avec les tantes baoulées. Pourtant, une ombre imperceptible plane sur leur bonheur… Les souffrances d’Hortense, atteinte d’une maladie génétique, s’immiscent insidieusement dans leur quotidien.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Au croisement de la légende immémoriale et du fait divers tragique, <strong>Man&rsquo;mi</strong> se distingue par son utilisation gracieuse du réalisme magique. Ce drame qui semble d&rsquo;abord sans drame dépeint finement les combats invisibles face au racisme systémique. La Française Aude N’Guessan Forget parvient avec délicatesse à se mettre à hauteur d&rsquo;enfant dans un film qui examine de manière glaçante le syndrome méditerranéen.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/nafron-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-71554" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/nafron-1024x768.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/nafron-300x225.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/nafron-768x576.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/nafron.jpg 1400w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>Nafron</em>, Daood Alabdulaa (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Dans un pays en plein éveil, une femme d’âge mûr déambule dans les rues de Damas, déchirées par la guerre. Quelques semaines à peine après la chute d’Assad, ayant comme perdu la mémoire, elle se cherche. Lorsque son chemin croise celui d’Amira, les deux femmes pourraient changer la vie l’une de l’autre, chacune trouvant chez l’autre les réponses qu’elle cherche.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Hanté et majestueux, <strong>Nafron </strong>du réalisateur d&rsquo;origine syrienne Daood Alabdulaa impressionne par la force de sa mise en scène. Alabdulaa filme la mémoire blessée de la ville (immeubles éventrés, cimetière géant, murs abimés) et dépeint son peuple&nbsp;–&nbsp;quelques silhouettes, quelques fantômes.   Son minimalisme inspiré (épure narrative, silence magnétique) possède un grand pouvoir suggestif dans ce stupéfiant décor post-apocalyptique.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/la-sentinelle-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-71555" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/la-sentinelle-1024x576.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/la-sentinelle-300x169.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/la-sentinelle-768x432.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/la-sentinelle.jpeg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>La Sentinelle</em>, Ali Cherri (séance spéciale)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;14 juillet, jour de fête nationale. Dans une caserne rythmée par les rituels militaires, le sergent Lafleur semble écrasé par le poids silencieux du devoir. Un médecin lui accorde une nuit de liberté, à condition de revenir avant l’aube. Commence alors une errance nocturne, au cœur d’un monde qui se dérobe peu à peu au réel. Une nuit suspendue entre destin et abandon.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Cinéaste et plasticien d&rsquo;origine libanaise, Ali Cherri s&rsquo;est déjà imposé comme une voix importante du cinéma contemporain avec des films tels que <strong>Le Barrage</strong> (Quinzaine 2022) et <strong>Le Guetteur</strong> (Rotterdam 2024). Les flamboyants artifices dans <strong>La Sentinelle</strong> viennent souligner de manière saisissante l&rsquo;état incertain dans lequel se trouve un soldat coupé du monde et de ses émotions. Un film au propos frappant, méticuleusement composé.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="620" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-romain-f-dubois-2-1024x620.jpeg" alt="" class="wp-image-71421" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-romain-f-dubois-2-1024x620.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-romain-f-dubois-2-300x182.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-romain-f-dubois-2-768x465.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-romain-f-dubois-2.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>Skinny bottines</em>, Romain F. Dubois (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Un pickpocket aux doigts de fée a une dernière journée pour rembourser son ex, dont il a trahi la confiance. Faute de complice, il se rabat sur son cousin Pinpin, que sa tante lui a confié jusqu&rsquo;au lendemain.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Cousin québécois contemporain des thrillers américains 70s de mauvais garçons, <strong>Skinny bottines</strong> du Canadien Romain F. Dubois est une comédie à l&rsquo;impressionnant rythme échevelé. Mais ses protagonistes paumés et profondément losers ne sont pas que des clowns : derrière le rire au galop apparaît une tension angoissée. Ces tonalités contrastées offrent au film un relief attachant, intranquille et hors des formules redoutées. </p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="617" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/vaterland-1024x617.jpg" alt="" class="wp-image-71557" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/vaterland-1024x617.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/vaterland-300x181.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/vaterland-768x463.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/vaterland.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>« Vaterland » or A Bule Named Yanto</em>, Berthold Wahjudi (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Quand Yanto, un jeune homme germano-indonésien d’une vingtaine d’années rend visite à sa petite sœur à Yogyakarta, il s’attend à de simples retrouvailles, jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’elle y trouve sa place bien plus facilement que lui. À mesure que jalousies et dissonances émergent entre frère et sœur, le séjour de Yantos devient une exploration douce-amère de l’identité métisse.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;<em>« Vous venez d&rsquo;où ? »</em>, demandent des flics racistes à Yanto dans un train. Mais en Allemagne où il a été élevé ou en Indonésie d&rsquo;où viennent ses parents, Yanto est toujours perçu comme venant d&rsquo;ailleurs. De micro-agressions racistes en délicats questionnements sur l&rsquo;identité, le Germano-Indonésien Berthold Wahjudi compose un portrait doux-amer où la solitude du protagoniste est nuancée par le regard chaleureux du cinéaste.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-anne-sophie-girault-5-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-71523" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-anne-sophie-girault-5-1024x576.jpeg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-anne-sophie-girault-5-300x169.jpeg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-anne-sophie-girault-5-768x432.jpeg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/entretien-anne-sophie-girault-5.jpeg 1344w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>•&nbsp;<em>Visite en terre irradiée</em>, Anne-Sophie Girault (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em>&nbsp;Sophie organise des visites touristiques dans la zone d’exclusion de la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. À la suite de la catastrophe survenue quelques années plus tôt, elle propose aux curieux du monde entier de revêtir une combinaison, de se munir d’un masque et d’un dosimètre et de parcourir en gyropode ces terres irradiées où travaillent les décontaminateurs. Un tour mené par une guide du cru qui n’a plus grand chose à perdre et beaucoup à gagner.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em>&nbsp;Réalisé à partir d&rsquo;une technique d&rsquo;animation très singulière, <strong>Visite en terre irradiée</strong> est une drôle de fable écologiste qui mêle avec culot terreur du désastre nucléaire et rire insouciant. Le parti-pris visuel de la Française Anne-Sophie Girault donne une vibration particulière à la mise en scène de l&rsquo;invisible et son dépouillement guide le regard avec intelligence. Ce court d&rsquo;animation est un film visuellement unique et au ton surprenant.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="585" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/what-do-you-seek-in-the-dark-1024x585.jpg" alt="" class="wp-image-71558" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/what-do-you-seek-in-the-dark-1024x585.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/what-do-you-seek-in-the-dark-300x171.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/what-do-you-seek-in-the-dark-768x439.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/05/what-do-you-seek-in-the-dark.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>• <em>What Do You Seek in the Dark ?</em>, Tossaphon Riantong (compétition)</strong><br><em>L’histoire :</em> Un jeune homme décide de se rendre dans un vieux cinéma connu pour être un lieu de rencontres gay. Mais alors qu’il tente de se défaire de sa solitude et de son désir, le cinéma semble prendre vie, le regardant, le tentant et le fixant dans le noir.<br><em>Pourquoi il faut le voir :</em> La salle de cinéma filmée comme un lieu de cruising – le lieu de cruising filmé comme une salle de cinéma : l&rsquo;un et l&rsquo;autre se regardent en miroir dans ce beau film au temps arrêté, quelque part entre <strong>Serbis </strong>de Brillante Mendoza, <strong>Démons </strong>de Lamberto Bava et <strong>Goodbye Dragon Inn</strong> de Tsai Ming-liang. Le Thaïlandais Tossaphon Riantongsigne une séduisante rêverie sur celles et ceux qui s&rsquo;immergent délicieusement dans le noir pour s&rsquo;y aimer.</p>



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<p class="has-text-align-right"><strong>Nicolas Bardot</strong></p>



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		<title>Critique : ChaO</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2026 02:59:47 +0000</pubDate>
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									<p><strong>Dans un monde où humains et sirènes coexistent, Stephan, un employé de bureau ordinaire fait la rencontre de Chao, une princesse du royaume des sirènes. Après une demande en mariage à son insu, Stephan n&rsquo;a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive et doit partager sa vie avec cette fille adorable mais imprévisible. L’amour sincère que Chao a pour lui le pousse à tout remettre en question. Commence alors une romance inattendue et touchante entre deux êtres que tout oppose.</strong></p>								</div>
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									<p><b>ChaO</b><br />Japon, 2025<br />De Yasuhiro Aoki</p><p>Durée : 1h30</p><p>Sortie : 13/05/2026</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>PÊCHE MIRACULEUSE</strong></h4><p>Dans la plupart des contes, les jeunes filles en détresse tombent volontiers en pamoison pour leur valeureux sauveur. <strong>ChaO</strong>, réalisé par le Japonais Yasuhiro Aoki, est un conte – mais pas n’importe quel conte. Celui-ci renverse les codes familiers : c’est cette fois un jeune homme, Stephan, qui est sauvé par une héroïne – une sirène à la place d’un chevalier. Mais sous une certaine lumière, ladite sirène ressemble juste… à un poisson. Jovial et kawaï, mais un poisson quand même. Lorsque ce sauvetage implique que Stephan et la princesse ChaO vont devoir se marier, le film tourne à la réjouissante comédie non-sensique.</p><p><strong>ChaO</strong> s’appuie sur un univers exotique et séduisant, un Shanghai de fantaisie où les décors se montrent particulièrement riches. C’est l’une des pattes du Studio 4°C (<strong>Mind Game</strong>, <strong>Amer béton</strong>, <strong>Les Enfants de la mer</strong>) qui a produit le film, comme ce design anguleux qui caractérise nombre de personnages. Les designs ont du relief dans ce film essentiellement dessiné à la main, où le refus de la ligne nette donne une grisante vibration à l’ensemble. Autre idée efficace et source de rires : les différentes échelles de personnages, où l’apparence physique vient traduire l’énergie qui les traverse – à chaque personnage, son énergie.</p><p>Si <strong>ChaO</strong> parvient à se distinguer, le long métrage obéit également à certaines règles essoufflées comme la traditionnelle course-poursuite de dénouement de film. Mais cette fable d’apprentissage sait très habilement s’y prendre d’un point de vue narratif : <strong>ChaO</strong> est très mouvementé mais toujours maîtrisé, et ne tombe pas dans le piège de l’agitation. Cette comédie fantastique et très cute propose un spectacle aussi généreux que chatoyant. Lauréat du prix du jury lors du dernier Festival du Film d’Animation d’Annecy, <strong>ChaO</strong> signale Yasuhiro Aoki, qui signe ici son premier long métrage, comme un créateur à suivre.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Nicolas Bardot<br /></span></strong></p>								</div>
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		<title>Critique : Élise sous emprise</title>
		<link>https://lepolyester.com/critique-elise-sous-emprise/</link>
		
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		<pubDate>Tue, 12 May 2026 01:59:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rien ne va plus dans la vie d’Élise : engluée dans une relation toxique avec Léopold, elle se retrouve propulsée [&#8230;]</p>
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									<p><strong>Rien ne va plus dans la vie d’Élise : engluée dans une relation toxique avec Léopold, elle se retrouve propulsée à la tête d’une troupe de théâtre, suite à la mort soudaine du metteur en scène dont elle était l’assistante. Submergée par des crises de panique, Élise vacille. Mais peut-être est-ce dans cette confusion qu’elle parviendra à se libérer de ses emprises et à reprendre le contrôle de sa propre vie ?</strong></p>								</div>
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									<p><b>Elise sous emprise</b><br />France, 2025<br />De Marie Rémond</p><p>Durée : 1h26</p><p>Sortie : 13/05/2026</p><p>Note : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-122" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/4-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>MOURIR SUR SCÈNE</strong></h4><p>Dans un cercle de parole, une âme blessée se confie sur son mal : <em>« les gens, ils ne le voient pas forcément »</em>. En un cut de comédie, on découvre Élise, l&rsquo;héroïne éponyme du long métrage, avec un gros bandage autour de la tête. Avec Élise, les gens <em>le</em> voient forcément : Élise est névrosée, Élise a plein de problèmes. <strong>Élise sous emprise</strong> est le premier long métrage de Marie Rémond, qu&rsquo;on a pu voir en tant qu&rsquo;actrice dans <strong>Jeune femme</strong>, <strong>Le Consentement</strong> ou <strong>Les Fantômes</strong> mais qui a peut-être davantage été repérée au théâtre où elle a reçu le Molière de la révélation féminine en 2015. Elle interprète aussi ici le rôle principal.</p><p>Élise, justement, travaille dans le monde du théâtre. Elle est l&rsquo;assistante d&rsquo;un metteur en scène chevronné, aux formules plus pédantes les unes que les autres. Rémond porte un regard plutôt mordant sur la scène, remplie de personnes qui savent tout, ont un point de vue sur tout. Et quand on bégaie en réponse à la moindre question comme la fragile Elise ? Comment vivre sur la scène du théâtre ou celle de la vie quand tout est labyrinthe, quand tout rapport social génère de l&rsquo;angoisse, quand on regarde le monde comme derrière la buée d&rsquo;un casque ? Le monde n&rsquo;est simple pour personne mais surtout pas pour l&rsquo;héroïne du film dont la phobie n&rsquo;est pas les araignées géantes ou les serpents exotiques mais&#8230; les transports en commun – ce qui peut être fâcheux quand on est comme elle une citadine.</p><p>Marie Rémond signe une comédie malaise dont le métronome peut aller parfois plus franchement vers la comédie, mais qui n&rsquo;a pas peur régulièrement de pencher vraiment vers le malaise. Voilà qui donne du relief à ce film humble, qui ne prétend pas réinventer la roue en termes de mise en scène ou d&rsquo;écriture. Mais la petite musique cassée de Marie Rémond est efficace ; elle sait écrire avec justesse les blessures quotidiennes comme le mal au travail (même si c&rsquo;est une passion comme le théâtre) ou le sentiment permanent d&rsquo;imposture. Élise est un être fragile, soit la proie préférée des connard toxiques et des professionnels du <em>gaslighting</em>. Derrière le rire il y a de la violence dans les rapports, mais aussi beaucoup de tendresse dans le regard de la cinéaste. <em>« Pas si simple de comprendre réellement ce pour quoi on est fait »</em> dit le personnage singulier incarné par Gustave Kervern, une note d&rsquo;intention peut-être un peu littérale mais c&rsquo;est le point de vue chaleureux du long métrage qui compte avant tout.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky</a> et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Nicolas Bardot<br /></span></strong></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/critique-elise-sous-emprise/">Critique : Élise sous emprise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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		<title>Les compétitions du Transilvania Film Festival 2026</title>
		<link>https://lepolyester.com/les-competitions-du-transilvania-film-festival-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 09:31:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Transilvania Film Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 25e édition du Transilvania Film Festival aura lieu du 12 au 21 juin à Cluj-Napoca, en Roumanie. Le festival [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/les-competitions-du-transilvania-film-festival-2026/">Les compétitions du Transilvania Film Festival 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La 25e édition du Transilvania Film Festival aura lieu du 12 au 21 juin à Cluj-Napoca, en Roumanie. Le festival est à suivre tous les ans sur Le Polyester. <a href="https://lepolyester.com/transilvania-film-festival-2026-premiers-films-annonces/">Après une première salve d&rsquo;avant premières</a>, ce sont les deux compétitions (fictions et documentaires) qui ont été dévoilées.</p>



<p>Parmi les 12 longs métrages qui figurent dans la compétition fictions, citons <a href="https://lepolyester.com/critique-butterfly/"><strong>Butterfly</strong></a> de la Norvégienne Itonje Søimer Guttormsen, <strong>Titanic Ocean</strong> de la Grecque Konstantina Kotzamani (qui fera sa première à Un Certain Regard dans quelques jours) ou encore <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-truly-naked/">Truly Naked</a></strong> de la Britannique Muriel d’Ansembourg (<a href="https://lepolyester.com/entretien-avec-muriel-dansembourg/">lire notre entretien</a>), actuellement en salles.</p>



<p>Du côté de la compétition documentaires figurent entre autres <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-variations-on-a-theme/">Variations on a Theme</a></strong> de Jason Jacobs et Devon Delmar (couronné en début d&rsquo;année à Rotterdam), <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-memory/">Memory</a> </strong>de Vladlena Sandu ou encore <strong><a href="https://lepolyester.com/critique-far-from-maine/">Far From Maine</a></strong> de Ben Cohen. Découvrez les films retenus ci-dessous.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="467" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/butterfly-1024x467.jpg" alt="" class="wp-image-68049" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/butterfly-1024x467.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/butterfly-300x137.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/butterfly-768x350.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/butterfly-1536x700.jpg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/butterfly.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Butterfly</em></figcaption></figure>



<p><strong>Feels Like Home</strong>, Gábor Holtai (Hongrie)<br><strong>Un jour avec mon père</strong>, Akinola Davies jr (Royaume-Uni)<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-butterfly/">Butterfly</a></strong>, Itonje Søimer Guttormsen (Norvège)<br><strong>Sicko</strong>, Aitore Zholdaskali (Kazakhstan)<br><strong>Le Roi Soleil</strong>, Vincent Maël Cardona (France)<br><strong>Lionel</strong>, Carlos Saiz (Espagne)<br><strong>The Night is Fading Away</strong>, Ezequiel Salinas &amp; Ramiro Sonzini (Argentine)<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-a-useful-ghost/">Fantôme utile</a></strong>, Ratchapoom Boonbunchachoke (France)<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-truly-naked/">Truly Naked</a></strong>, Muriel d’Ansembourg (Pays-Bas)<br><strong>Our Father</strong>, Goran Stankovic (Serbie)<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-hangar-rojo/">The Red Hangar</a></strong>, Juan Pablo Sallato (Chili)<br><strong>Titanic Ocean</strong>, Konstantina Kotzamani (Grèce)</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="467" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/VariationsOnaTheme-1024x467.jpg" alt="" class="wp-image-68029" srcset="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/VariationsOnaTheme-1024x467.jpg 1024w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/VariationsOnaTheme-300x137.jpg 300w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/VariationsOnaTheme-768x350.jpg 768w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/VariationsOnaTheme-1536x700.jpg 1536w, https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2026/01/VariationsOnaTheme.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Variations on a Theme</em></figcaption></figure>



<p><strong>We Were Left Alone</strong>, Adrián Canoura (Espagne)<br><strong>Au-delà de Katmandou</strong>, Alexander Murphy (France)<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-memory/">Memory</a></strong>, Vladlena Sandu (France)<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-variations-on-a-theme/">Variations on a Theme</a></strong>, Jason Jacobs, Devon Delmar (Afrique du Sud)<br><strong>Bouchra</strong>, Orian Yani Barki, Meriem Bennani (États-Unis)<br><strong>Motel Paraiso</strong>, Jose Eduardo Castilla Ponce (Mexique)<br><strong><a href="https://lepolyester.com/critique-far-from-maine/">Far From Maine</a></strong>, Roy Cohen (France)<br><strong>The Seoul Guardians</strong>, Kim Jong-woo, Kim Shin-wan, Cho Chul-young (Corée du Sud)<br><strong>Le Sang et la boue</strong>, Jean-Gabriel Leynaud (France)<br><strong>Hex</strong>, Maja Holand (Norvège)</p>



<p>Le reste de la sélection sera dévoilé prochainement.</p>



<p><a href="https://tiff.ro/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le site officiel</a></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Nicolas Bardot</strong></p>



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		<title>A voir en ligne &#124; Critique : Mother&#8217;s Baby</title>
		<link>https://lepolyester.com/critique-mothers-baby/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 18:16:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Festival du Film Fantastique de Neuchâtel]]></category>
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		<category><![CDATA[Toutes les critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Julia, 40 ans, chef d’orchestre à succès, et son compagnon Georg se languissent d’un enfant lorsque le Dr Vilfort, spécialiste [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepolyester.com/critique-mothers-baby/">A voir en ligne | Critique : Mother&rsquo;s Baby</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepolyester.com">Le Polyester</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="60545" class="elementor elementor-60545">
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									<p><strong>Julia, 40 ans, chef d’orchestre à succès, et son compagnon Georg se languissent d’un enfant lorsque le Dr Vilfort, spécialiste de la fertilité dans une clinique privée, leur offre de l’espoir avec une procédure expérimentale. Julia tombe enceinte après un traitement réussi à la clinique. Cependant, l’accouchement ne se passe pas comme prévu et le bébé est immédiatement emmené pour un traitement supplémentaire, laissant Julia et son mari dans l’ignorance de ce qui s’est passé.</strong></p>								</div>
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									<p><b>Mother&rsquo;s Baby</b><br />Autriche, 2025<br />De Johanna Moder</p><p>Durée : 1h47</p><p>Sortie : 11/05/2026 (sur <em>Sooner</em>)</p><p>Note : <img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-123" src="https://lepolyester.com/wp-content/uploads/2018/07/5-6.png" alt="" width="100" height="14" /></p>								</div>
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									<h4><strong>ALLÔ BÉBÉ ICI MAMAN</strong></h4><p>Julia et Georg sont dans une attraction à sensations dans une fête foraine &#8211; s’y envoyer en l’air est aussi excitant qu’effrayant. Le couple expérimente les mêmes sentiments sur la terre ferme, alors que Julia s’apprête à mettre au monde leur bébé tant attendu. La réalisatrice autrichienne Johanna Moder n’a pas peur des archétypes dans ce film aux ingrédients classiques sur la maternité (ainsi que sur tout l’imaginaire paranoïaque et menaçant qui y est lié, dans la vie comme au cinéma).</p><p>Qu’avez-vous fait à mon bébé ? L’étincelle du doute chez Julia devient un gouffre lorsque celle-ci soupçonne que, définitivement, quelque chose cloche. Dans le cinéma fantastique ou horrifique, on loue souvent la maestria d’une mise en scène ou les surprises d’un scénario malin, mais l’une des clefs du succès est l’interprétation. On croit au trouble de Mia Farrow car Mia Farrow y croit. On croit à l’horreur dont est témoin Ellen Burstyn car Ellen Burstyn y croit aussi. De la même manière, l’Allemande Marie Leuenberger, au jeu dénué d’artifices, nous fait croire à ses doutes car elle y croit elle-même dur comme fer.</p><p>De manière surprenante et avec une ironie certaine, Johanna Moder et son coscénariste Arne Kohlweyer parviennent à nous convaincre que quelque chose ne va pas en faisant répéter à leurs personnages <em>« tout va bien »</em> comme un mantra. <em>Tout va bien</em> devient la phrase la plus angoissante du film et voilà un excitant pari scénaristique : créer de la tension et de l’inquiétude alors que rien d’explicitement anxiogène n’arrive à l’écran (à part, excusez du peu, le fait d’être mère). Les péripéties sont quasi absentes, il règne un profond silence &#8211; c’est précisément dans la retenue dramatique et dans le silence que Moder laisse rentrer toutes les questions et angoisses.</p><p>Si être mère éveille 1001 doutes chez Julia, la première concernée, le sujet est un non-sujet pour la quasi-intégralité de son entourage. C’est là que <strong>Mother’s Baby</strong> se raccroche à un drame tout ce qu’il y a de plus réaliste : tout le monde a son mot à dire, tout le monde a un droit de regard, et Julia peut, avec condescendance, être évoquée à la troisième personne même en sa présence. Plus qu’un thriller médical, <strong>Mother’s Baby</strong> est aussi un drame féministe sur le gaslighting.</p><p>Tôt dans le film, l’accouchement est filmé à l’aide d’un travelling circulaire. C’est étourdissant, mais c’est aussi un cercle formé sur son sujet, qui ne devrait laisser aucun doute. Johanna Moder fissure ce cercle parfait avec habileté &#8211; mais aussi avec générosité. Le dénouement spectaculaire qui pioche dans des sous-genres moins respectés ne sera peut-être pas au goût de tout le monde &#8211; tant mieux : c’est là l’un des délices d’un film qui, programmatique sur le papier, parvient finalement à nous emmener avec efficacité là où il le désire.</p><p>| Suivez Le Polyester sur <a href="https://bsky.app/profile/lepolyester.bsky.social">Bluesky </a>et <a href="https://www.instagram.com/le_polyester/">Instagram !</a> |</p>								</div>
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									<p style="text-align: right;"><strong><span class="author">par Nicolas Bardot<br /></span></strong></p>								</div>
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