Rose est très proche de son frère aîné Sam, qu’elle adore. Lorsqu’une femme accuse Sam de viol, Rose est appelée à témoigner dans le cadre d’une enquête menée à son encontre.
The Good Sister
Allemagne, 2025
De Sarah Miro Fischer
Durée : 1h36
Sortie : 02/09/2026
Note : ![]()
À MA SOEUR
Rose est adulte, mais elle redevient presque une petite fille quand elle se trouve en présence de Sam. Grand frère idéal, celui-ci est heureux de pouvoir la porter quand elle est fatiguée, l’héberger quand elle se retrouve en galère, mais aussi de pouvoir clouer le bec aux remarques passives agressives de leur mère. Sam a une nouvelle fiancée, il s’entend bien avec les enfants de cette dernière. Trop banal pour ressembler à un héros idéal, Sam est juste un mec normal et épanoui. Or, Rose apprend un jour qu’une jeune fille vient de porter plainte contre Sam pour agression sexuelle.
The Good Sister est le premier long métrage de la réalisatrice allemande Sarah Miro Fischer et celle-ci fait preuve de tact au moment de poser des questions délicates, et d’intelligence dans sa manière d’éviter les réponses trop simples. Généreux en métaphores sans en faire trop (Rose va-t-elle se décider à réparer ce robinet qui fuit ?), le scénario privilégie aux scènes d’engueulades une observation du quotidien de l’héroïne plongée en plein doute, alors que le soleil rend l’été particulièrement agréable tout autour d’elle.
Tous les personnages de The Good Sister sont crédibles dans leur mélange nuancé de dignité et d’indignité. Cette manière qu’à Sarah Miro Fischer de donner à la fois raison et tort à tous rappelle en partie le brillant travail scénaristique de sa compatriote Eva Trobisch sur Comme si de rien n’était, qui faisait également le récit des conséquences d’une agression sexuelle. Située à l’opposé de la rigueur de l’Ecole de Berlin, la caméra de Fischer reste au plus près de ses acteurs. L’image manque en conséquence parfois d’ambition et de respiration, mais l’accessibilité de ce drame tout public et facile d’accès n’émousse pas la complexité de son sujet, et la scène centrale d’interrogatoire montre que la réalisatrice sait manier le minimalisme avec puissance le moment venu.
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par Gregory Coutaut
