Coup d’envoi de notre dossier bilan de l’année ciné 2025 ! Pour commencer, place au sang neuf : voici 10 premiers longs métrages sortis cette année en France et qui ont particulièrement retenu notre attention.

• A feu doux | Sarah Friedland (Etats-Unis)
A feu doux est l’une des très belles découvertes de l’été dernier, dans laquelle l’Américaine Sarah Friedland fait preuve d’une grande subtilité, qu’il s’agisse de l’épure de son écriture ou de la délicatesse de sa mise en scène. Un film qui laisse une place précieuse à l’introspection, à la fois pour sa protagoniste et pour le public.
Notre critique de A feu doux

• Des preuves d’amour | Alice Douard (France)
Dévoilé hors compétition à la Semaine de la Critique, Des preuves d’amour est une comédie queer féroce qui sait faire preuve de cœur le moment venu. Le premier long métrage de la Française Alice Douard est une invitation joyeuse et tendre à redéfinir la famille, porté notamment par l’interprétation de l’excellent Ella Rumpf.
Notre critique de Des Preuves d’amour

• L’Engloutie | Louise Hémon (France)
La rencontre entre le nouveau et l’ancien monde selon Louise Hémon possède bien de facettes différentes, et travaille une délicieuse imprévisibilité tranquille derrière de sages apparences. A la croisée de la comédie, de la fable philosophique et de la folk horror, L’Engloutie est l’une des révélations de l’année.
Notre critique de L’Engloutie

• On Falling | Laura Carreira (Royaume-Uni)
Les nuances étonnantes avec laquelle Laura Carreira dépeint sa protagoniste parviennent à rendre On Falling aussi poignant qu’incisif. On Falling n’est pas seulement l’une des meilleurs découvertes de l’année, c’est ce à quoi le cinéma social devrait justement ressembler s’il était aussi exigeant en termes de cinéma qu’en termes de dénonciation sociale.
Notre critique de On Falling

• On vous croit | Charlotte Devillers & Arnaud Dufeys (Belgique)
Remarqué à la Berlinale et auteur depuis d’un brillant parcours en festivals, On vous croit est un drame d’une tension intense et un passionnant film sur l’écoute. Le film des Belges Charlotte Devillers & Arnaud Dufeys (lire notre entretien) ne dure qu’une heure et des poussières, mais celle-ci est incroyablement vivante et dynamique.
Notre critique de On vous croit
Notre entretien avec Charlotte Devillers & Arnaud Dufeys

• Le Rendez-vous de l’été | Valentine Cadic (France)
Entre Éric Rohmer et Jacques Rozier, Le Rendez-vous de l’été évoque toute une famille tendre du cinéma français. Valentine Cadic superpose rire et tristesse avec un talent prometteur dans l’une des révélations de la dernière Berlinale. Cette héroïne unique en son genre crée une imprévisibilité qui offre un relief inattendu au long métrage.
Notre critique de Le Rendez-vous de l’été

• Some Rain Must Fall | Qiu Yang (Chine)
Dans ce long métrage primé l’an passé à la Berlinale 2024, le Chinois Qiu Yang fait preuve d’un talent qui crève les yeux pour installer une captivante tension. La mise en scène du cinéaste est très inspirée : il n’y a pas un plan de Some Rain Must Fall qui soit filmé platement. Le cinéaste parvient à composer de manière originale le puissant portrait d’un personnage, où l’inexprimé et le non-dit hantent l’image.
Notre critique de Some Rain Must Fall

• La Source | Meryam Joobeur (Tunisie)
Remarqué dans la compétition de la Berlinale 2024, La Source est un drame familial qui prend la forme d’un conte fantastique. Pour son premier long métrage, la réalisatrice canado-tunisienne Meryam Joobeur (lire notre entretien) signe un film visuellement très généreux, situé dans un espace trouble entre réalisme et magie.
Notre critique de La Source
Notre entretien avec Meryam Joobeur

• Toxic | Saulė Bliuvaitė (Lituanie)
Léopard d’or au Festival de Locarno, ce premier film de la Lituanienne Saulé Bliuvaité (lire notre entretien) est l’une des grandes révélations de l’année. A travers des cadres puissamment composés et un ton d’une brutale honnêteté, la cinéaste signe un récit d’apprentissage où les jeunes héroïnes se heurtent à un monde où les règles sont conçues pour qu’elles perdent.
Notre critique de Toxic
Notre entretien avec Saulė Bliuvaitė

• The Ugly Stepsister | Emilie Blichfeldt (Norvège)
Inspiré de Cendrillon (mais une Cendrillon à l’heure de The Substance), The Ugly Stepsister est un récit d’apprentissage acidulé mais aussi une farce féroce. Grâce à un ton gonflé, une direction artistique soignée et une remarquable photo, ce long métrage signé par la Norvégienne Emilie Blichfeldt est une drôle d’expérience.
Notre critique de The Ugly Stepsister
Nicolas Bardot & Gregory Coutaut
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