Festival de San Sebastian | Critique : Sants

Alors qu’elle fait face à la mort imminente de sa mère, Lali rejoint un gang spécialisé dans le vol d’artefacts religieux.

Sants
Espagne, 2026
De Mikel Gurrea

Durée : 1h43

Sortie : –

Note :

ALL SAINTS

Révélé il y a quatre ans au Festival de San Sebastian avec son premier long métrage Suro (sorti chez nous durant l’été 2023), l’Espagnol Mikel Gurrea fait son retour dans la compétition du festival avec son second long, intitulé Sants. Une jeune femme (Victoria Luengo, très en vue cette année à la fois chez Pedro Almodovar et Rodrigo Sorogoyen) s’occupe de sa mère très gravement malade et fait la rencontre d’un gang spécialisé dans le vol d’artefacts religieux. Les affaires nocturnes sont souvent nimbées de mystère dans Sants – voilà de quoi nourrir la tension de ce singulier récit.

Histoire religieuse de suppliciée, mention de fantômes de la putréfaction : les choses spirituelles pourraient occuper une large place dans Sants, mais les protagonistes n’ont pas beaucoup de difficultés à se défaire de l’idée du sacré. C’est une piste intéressante du long métrage : à l’heure où les églises vides ressemblent à des morgues, qu’est-ce que le sacré ? Où met-on celui-ci ? Les questionnements moraux de Sants ont du potentiel mais le film manque, à nos yeux un peu, de relief formel comme de ressource narrative.

Une longue séquence de vol dans la dernière partie du long métrage vient néanmoins récompenser les spectatrices et spectateurs les plus patient.es au bout de ce slowburner. Ces voleuses et voleurs constituent-iels une famille, une secte, un simple groupe de guignols ? Au fil du récit, Mikel Gurrea apporte un soin appréciable à redéfinir ce que chacune et chacun tient comme certain.

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par Nicolas Bardot

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