Festival Chéries-Chéris | Critique : Lesbian Space Princess

Saira, princesse introvertie et fille des reines de la planète Clitopolis, se fait larguer par sa petite amie. Lorsqu’elle découvre que son ex a été enlevée par les Straight White Maliens, Saira part en mission inter-gay-lactique pour sauver Kiki des griffes des incels maléfiques.

Lesbian Space Princess
Australie, 2025
De Emma Hough Hobbs et Leela Varghese

Durée : 1h27

Sortie : –

Note :

LIVE, LAUGH, LESBIAN

Lesbian Space Princess : voilà tout un beau programme promis par le titre du film réalisé par Emma Hough Hobbs et Leela Varghese, originaires d’Australie et qui signent ici leur premier long métrage. Dévoilé en première mondiale au Panorama de la Berlinale, Lesbian Space Princess a remporté le Teddy Award du meilleur film de fiction – devenant ainsi le premier film d’animation à gagner la plus prestigieuse des récompenses queer.

Généreux crowd pleaser, Lesbian Space Princess peut s’adresser à un public potentiellement adolescent : les couleurs flashy et le design naïf ne sont pas spécifiquement propres à un film d’animation « pour adultes ». Le film est certes grand public, mais sans diluer tout ce qui peut faire la spécificité de ce spectacle profondément queer, absolument camp, brassant des références allant de The L Word à La Vie d’Adèle tout en pratiquant une discipline de base de toute personne queer qui se respecte : se foutre de la gueule des hétéros.

Si Lesbian Space Princess ne se retient jamais d’être queer, le film évite avec habileté un ton de fan service qui pourrait volontiers tourner à l’infantilisation digne d’un programme de Netflix. Le ton du long métrage est bon enfant, mais il sait aussi trouver un peu de sel dans sa faculté à être très malin dans son idiotie (a-t-on précisé que le film débute sur une planète qui s’appelle Clitopolis, notoirement dure à trouver ?). Le dénouement un peu précipité de de récit initiatique et sentimental n’est pas le point fort de Lesbian Space Princess mais le film donne suffisamment pour pardonner ses défauts.

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par Nicolas Bardot

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