Les films à ne pas manquer en octobre

Quels sont les films à ne pas manquer en octobre ? Le Polyester vous propose sa sélection de longs métrages à découvrir en salles.



• Un simple accident, Jafar Panahi (1er octobre)
L’histoire : Iran, de nos jours. Un homme croise par hasard celui qu’il croit être son ancien tortionnaire. Mais face à ce père de famille qui nie farouchement avoir été son bourreau, le doute s’installe.
Pourquoi il faut le voir : Palme d’or au dernier Festival de Cannes, Un simple accident est un film dont le scénario rend justice à la complexité de ses questions. Le moteur qui fait tourner Un simple accident, c’est la colère : c’est un drame subtil, porté par la rébellion et la douleur.



• Invention, Courtney Stephens (1er octobre)
L’histoire : Après la mort inattendue de son père conspirationniste, sa fille reçoit comme héritage le brevet d’une étrange machine médicale de guérison. C’est à travers la découverte de cette invention et de la rencontre avec celles et ceux qui connaissaient son père qu’elle va peu à peu faire son deuil.
Pourquoi il faut le voir : Drôle de mélange entre fiction et documentaire, Invention est un ovni loufoque qui possède le ton doux-amer des drames mumblecore fauchés. C’est un long métrage au fil duquel se dessine progressivement une touchante mélancolie.



• L’Invasion, Sergei Loznitsa (8 octobre)
L’histoire : 10 ans après la sortie de son film épique « Maïdan », Sergei Loznitsa poursuit ses chroniques ukrainiennes et réalise un documentaire sur la lutte de son pays contre l’invasion russe. Tourné sur une période de deux ans, le film dépeint la vie de la population civile partout en Ukraine et présente une déclaration unique et ultime de la résilience ukrainienne face à une invasion barbare.
Pourquoi il faut le voir : Dans ce documentaire sélectionné au Festival de Cannes, Sergei Loznitsa propose un ample témoignage du quotidien en temps de guerre en Ukraine, tristement rythmé par les successions de cercueils. La vie continue malgré tout, saisie par la remarquable mise en scène du cinéaste.



• Lumière pâle sur les collines, Kei Ishikawa (15 octobre)
L’histoire : Royaume-Uni, 1982. Une jeune anglo-japonaise entreprend d’écrire un livre sur la vie de sa mère, Etsuko, marquée par les années d’après-guerre à Nagasaki et hantée par le suicide de sa fille aînée. Etsuko commence le récit de ses souvenirs trente ans plus tôt, lors de sa première grossesse, quand elle se lia d’amitié avec la plus solitaire de ses voisines, Sachiko, une jeune veuve qui élevait seule sa fille. Au fil des discussions, l’écrivaine remarque une certaine discordance dans les souvenirs de sa mère… les fantômes de son passé semblent toujours là – silencieux, mais tenaces.
Pourquoi il faut le voir : Adapté du prix Nobel de littérature Kazuo Ishiguro, Lumière pâle sur les collines a été remarqué au dernier Festival de Cannes, dans la section Un Certain Regard. C’est un drame visuellement luxueux, dont le scénario malin a de la ressource. (critique bientôt en ligne)



• The Chronology of Water, Kristen Stewart (15 octobre)
L’histoire : Ayant grandi dans un environnement ravagé par la violence et l’alcool, Lidia, une jeune femme, peine à trouver sa voie. Elle parvient à fuir sa famille et entre à l’université, où elle trouve refuge dans la littérature. Peu à peu, les mots lui offrent une liberté inattendue…
Pourquoi il faut le voir : Pour son premier long métrage, dévoilé à Cannes dans la section Un Certain Regard et récemment primé au Festival de Deauville, Kristen Stewart livre une adaptation d’une puissante intransigeance du texte autobiographique signé Lidia Yuknavitch.



• La Petite dernière, Hafsia Herzi (22 octobre)
L’histoire : Fatima, 17 ans, est la petite dernière. Elle vit en banlieue avec ses sœurs, dans une famille joyeuse et aimante. Bonne élève, elle intègre une fac de philosophie à Paris et découvre un tout nouveau monde. Alors que débute sa vie de jeune femme, elle s’émancipe de sa famille et ses traditions. Fatima se met alors à questionner son identité. Comment concilier sa foi avec ses désirs naissants ?
Pourquoi il faut le voir : Prix d’interprétation au dernier Festival de Cannes pour son actrice Nadia Melliti, La Petite dernière est une adaptation réussie du texte de Fatima Daas. C’est un long métrage qui possède un charme attachant et qui, surtout, sait faire preuve de personnalité.



• L’Étranger, François Ozon (29 octobre)
L’histoire : Alger, 1938. Meursault, un jeune homme d’une trentaine d’années, modeste employé, enterre sa mère sans manifester la moindre émotion. Le lendemain, il entame une liaison avec Marie, une collègue de bureau. Puis il reprend sa vie de tous les jours. Mais son voisin, Raymond Sintès vient perturber son quotidien en l’entraînant dans des histoires louches jusqu’à un drame sur une plage, sous un soleil de plomb…
Pourquoi il faut le voir : Adaptation périlleuse de Camus par François Ozon, L’Etranger 2025 est à la fois une transposition fidèle mais aussi un film où s’exprime le regard de son réalisateur. En compétition à la Mostra de Venise, L’Etranger est un drame élégant dans lequel brille le savoir-faire de son auteur.



• On Falling, Laura Carreira (29 octobre)
L’histoire : Aurora, immigrée portugaise en Ecosse, est préparatrice de commandes dans un entrepôt où son temps est chronométré. Au bord de l’abîme de la paupérisation et de l’aliénation, elle se saisit de toutes les occasions pour ne pas tomber, parmi elles la présence bienveillante de son nouveau co-locataire polonais.
Pourquoi il faut le voir : En compétition l’an passé au Festival de San Sebastian et auteur d’un brillant parcours en festivals depuis, ce premier film portugais est l’une des révélations de l’année. C’est un récit politique puissant, rehaussé par son actrice Joana Santos. (critique bientôt en ligne)



• Ce que cette nature te dit, Hong Sangsoo (29 octobre)
L’histoire : Donghwa, un jeune poète de Séoul, conduit sa petite amie Junhee chez ses parents, aux alentours d’Icheon. Émerveillé par la beauté de leur maison nichée dans un jardin vallonné, il y rencontre son père qui l’invite à rester. Au cours d’une journée et d’une nuit, il fait la connaissance de toute la famille et la nature de chacun se révèle.
Pourquoi il faut le voir : Dévoilé en début d’année dans la compétition de la Berlinale, le brillant Ce que cette nature te dit traite avec férocité de rapports de classe, soit un thème relativement rare (inédit ?) dans le cinéma sensible de Hong Sangsoo.


• Retrouvez notre dossier sur les films à ne pas manquer en septembre.

Nicolas Bardot

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