Les films à ne pas manquer en mars

Quels sont les films à ne pas manquer en mars ? Le Polyester vous propose sa sélection de longs métrages à découvrir en salles.



• Pillion, Harry Lighton (4 mars)
L’histoire : Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, le séduisant et charismatique leader d’un club de motards. Ray l’introduit dans sa communauté et fait de lui son soumis.
Pourquoi il faut le voir : Primé au dernier Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard, ce premier film se distingue par un habile glissement de tonalités entre drame et comédie. Porté par un efficace sens du casting, Pillion est un récit d’apprentissage sentimental pas comme les autres qui évite plutôt bien les pièges de son sujet casse-gueule.



• Pédale rurale, Antoine Vasquez (4 mars)
L’histoire : Benoît vit en Dordogne, à quelques kilomètres du village où il a grandi. Il a construit son paradis à l’abri des regards, s’est émancipé à sa manière, seul, dans la nature, avec ses couleurs. Sur le chemin qu’il est parvenu à ouvrir, il reste des ronces qui continuent à le blesser.
Pourquoi il faut le voir : Dans cet attachant documentaire qui pose de bonnes questions, le Français Antoine Vazquez décentre les habituelles représentations queer urbaines. Derrière ce titre impertinent se cache un portrait sensible et politique, où le jardin secret n’est jamais très loin du monde et de ses mécanismes de domination homophobes.



• Le Testament d’Ann Lee, Mona Fastvold (11 mars)
L’histoire : La fascinante et incroyable histoire vraie d’Ann Lee, fondatrice du culte religieux connu sous le nom de Shakers. Cette prophétesse passionnée, qui prêchait l’égalité entre les genres et la justice sociale et était adorée par ses fidèles.
Pourquoi il faut le voir : Film hors normes, Le Testament d’Ann Lee est un drame historique et musical adapté d’une histoire vraie. Dévoilé à la Mostra de Venise, le long métrage s’offre le culot de répandre des points de suspension entre camp et gravité. Sa métaphore de doux fanatiques sûrs de leurs bonnes intentions au moment de conquérir un nouveau pays ne manque pas de modernité.



• Planètes, Momoko Seto (11 mars)
L’histoire : Quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce.
Pourquoi il faut le voir : Découvert lors de la dernière Semaine de la Critique, ce très ambitieux films d’animation déploie tout un monde séduisant. La brillante réalisatrice japonaise Momoko Seto (lire notre entretien) signe une odyssée muette où chaque scène devient notre propre terrain de découverte et d’émerveillement.



• Scarlet et l’éternité, Mamoru Hosoda (11 mars)
L’histoire : Scarlet, une princesse médiévale experte en combat à l’épée se lance dans une périlleuse quête pour venger la mort de son père. Son plan échoue et grièvement blessée elle se retrouve projetée dans un autre monde, le Pays des Morts.
Pourquoi il faut le voir : Sélectionné à la Mostra de Venise, Scarlet et l’éternité a pour singularité de se dérouler dans un univers particulièrement original, articulé entre drame historique en costumes à la cour du Danemark et survival post-apocalyptique. Le film est poussé par un souffle très spectaculaire, qui n’a pas peur d’une grandiose emphase ni d’en mettre plein la vue.



• Little Trouble Girls, Urška Djukić (11 mars)
L’histoire : Lucia, une jeune fille introvertie, rejoint la chorale de son école et se lie d’amitié avec Ana-Maria, populaire et séduisante. Confrontée à un environnement inconnu et à l’éveil de sa sexualité, Lucia commence à remettre en question ses croyances, perturbant l’harmonie du chœur.
Pourquoi il faut le voir : Auteur d’un brillant parcours en festivals depuis sa découverte l’an passé à la Berlinale, ce récit initiatique slovène se distingue par l’attention et le soin que sa jeune réalisatrice apporte à une écriture subtile et à une mise en image éclatante. A partir de motifs familiers, Little Trouble Girls emporte la mise grâce à son énergie visuelle. 



• La Gifle, Frédéric Hambalek (18 mars)
L’histoire : Julia et Tobias semblent être le couple parfait. Mais derrière les apparences, un trouble gronde. L’équilibre fragile entre les deux est brisé lorsque leur fille Marielle développe soudainement des capacités télépathiques, lui accordant le pouvoir de voir et d’entendre tout ce que ses parents font, jour et nuit.
Pourquoi il faut le voir : La Gifle était l’une des surprises de la compétition de la Berlinale l’an passé. Cette comédie mordante suggère quelque chose d’assez cinglant : et si les enfants n’étaient pas dupes des échecs de leurs parents, de leur échec à être parent ? Servi par ses solides interprètes, le long métrage de l’Allemand Frédéric Hambalek s’ouvre habilement aux interprétations.



• Las Corrientes, Milagros Mumenthaler (18 mars)
L’histoire : Lina, 34 ans est une styliste argentine au sommet de sa carrière. En Suisse pour recevoir un prix prestigieux, elle se jette sans raison apparente dans un fleuve. De retour à Buenos Aires, elle garde le silence sur cet épisode. Pourtant, de façon presque imperceptible, quelque chose en elle a changé.
Pourquoi il faut le voir : Dévoilé en compétition à San Sebastian, ce drame psychologique troublant signe le retour de la cinéaste suisse-argentine Milagros Mumenthaler, absente des écrans depuis 10 ans. La réalisatrice n’a rien perdu de son élégance et de son sens de l’énigme avec ce portrait qui ne manque ni de charme ni de personnalité.



• Une jeunesse indienne – Homebound, Neeraj Ghaywan (25 mars)
L’histoire : Dans un village du nord de l’Inde, deux amis d’enfance tentent de passer le concours de police d’État, un métier qui pourrait leur offrir la dignité qu’ils n’osent espérer. Alors qu’ils touchent du doigt leur rêve, le lien précieux qui les unit est menacé par leurs désillusions…
Pourquoi il faut le voir : Remarqué avec Masaan il y a une dizaine d’années, l’Indien Neeraj Ghaywan a fait son retour à Cannes 2025 avec ce nouveau long métrage. Une jeunesse indienne – Homebound est une chaleureuse et dynamique chronique d’une amitié qui appartient au versant le plus réaliste du cinéma indien contemporain, et dont le scénario évite intelligemment les clichés. (critique bientôt en ligne)

• Retrouvez notre dossier sur les films à ne pas manquer en février.

Nicolas Bardot & Gregory Coutaut

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