Critique : Sous tension

En Grèce, Costas est depuis peu agent de sécurité dans un hôpital public sous tension. Sa famille ayant de graves problèmes financiers, il se laisse entraîner dans une combine : monter de toute pièce un dossier pour faute médicale. Entre l’appât du gain et son intégrité, le choix est difficile…

Sous tension
Grèce, 2025
De Penny Panayotopoulou

Durée : 2h03

Sortie : 20/08/2025

Note :

SI J’AI TOUJOURS GARDÉ L’ESPOIR

A première vue, Sous tension semble pleinement appartenir à cette famille de drames hospitaliers de plus en plus familière où d’innocents travailleurs se retrouvent broyés par l’envie de bien faire et le manque de moyens humains. En manque d’argent suite au décès soudain de son frère, Costas fait en effet un dilemme moral : accepter ou non d’accuser de faute professionnelle une médecin de son hôpital. On croit avoir déjà vu ce film bien des fois et sans doute la traduction française du titre participe-t-elle à cette impression. Wishbone, le titre original se tourne davantage du coté de l’espoir que de l’angoisse, mais Os à vœux n’aurait certes sans doute pas fait un titre très heureux en français.

Sans chambouler vraiment le déroulé de ce drame très facile d’accès, la cinéaste grecque Penny Panagiotopoulou fait preuve d’un savoir faire délicat, traduit notamment par l’usage d’une lumière étonnamment chaleureuse, tout en proposant certains pas de côté. En dépit de son sens du réalisme (la racisme de la société grecque n’est pas éludé), Sous tension n’est pas à proprement parler un film social où un film à sujet. Sa réussite se trouve surtout dans le portrait nuancé qu’elle brosse de ce protagoniste sensible qui conserve un espoir entêté malgré le deuil et les menaces. La situation de Costas n’a rien de confortable, et pourtant c’est presque une certaine douceur qui flotte sur ce drame modeste et charmant.

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par Gregory Coutaut

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